V. note
3. Ode sur le camp de la Saône commandé par M: le duc de Lévy (1727 in-#).
4. Éloge funèbre de M. de la Monnoye, traduit du latin du P. Oudin (en vers français), 1728, in-8. Ode sur la naissance de M&' le Dauphin (1729, in-#),
France !. Vers médiocres, et qui ne lui vaudront qu'une petite place, bien modeste, dans la Bibliothèque des Auteurs de Bourgogne ?, mais qui du moins témoignent de son goût pour les Lettres %, et qui nous expliquent l'empressement qu'il mit
rechercher l'amitié de Voltaire. Nous savons par lui-même quand ils firent connaissance : ce fut en 1754, à Colmar, quand Voltaire s'en revenait de Prusse ‘; ajoutons qu'ils se retrouvèrent quelques jours après aux eaux de Plombières (Voltaire y était accompagné de ses nièces, M"° Denis et M" de Fontaine) et que Ruffey charmé en rapporta dans ses bagages une «Histoire lyrique des eaux de Plombières », où le récit alternait avec des vers et des chansons ?. Deux visites qu’il fit à Voltaire, l’une en 1758 aux Délices 5, avec M"° de Rulfey, l’autre en 1761 à Ferney, avec le premier président Fyot de la Marche 7, achevèrent d'établir entre eux cette « liaison » et cette « correspondance réciproque » qu'il avait rêvée. Si les lettres du président de Ruffey sont perdues, sauf une, nous possédons, fort heureusement, plusieurs de
celles de Voltaire *. Aimables comme leur auteur savait l'être,
Anltiochus, poème héroïque (1729), Ode sur la Beauté (1730), Stances sur la Fièvre (1731), Épithalame de Me de la Briffe (fille du gouverneur de Bourgogne) et de M. le comte de Morges (1732).
2. «Il s'est fait connaître dans la république des Lettres par plusieurs amusements qui ont mérité l'estime des connaisseurs » (éd. 1745, p. 204-2).
3. Le président de Brosses, dans une lettre à Voltaire (1758), parle de lui comme d’un « fort galant homme, plein de connaissances, aimant les vers avec passion, même les siens... » (Corresp. de Voltaire et du président de Brosses, p. par Foisset, 1835 et 1858, p. 29).
4. V. note 70. Cf. lettre de V. à R., du 7 janvier 1755 (éd. Moland, Paris, 1877-83. Corresp. 1, p. 306). On trouvera plus loin {note 70) les vers adressés cette même année par V. à R. dans le Mercure de décembre.