V. notes ## et
M. Lance. — Histoire secrèle, 3
qui y étaient traités! quel plaisir il prend à écrire que «les progrès de cette société furent le germe de l’émulation qui excita l’Académie à vouloir l’imiter » ! Et du jour où Malherbe vint, où Ruffey entra à l'Académie, comme il sait faire valoir les services qu'il lui rendit, ses vues patriotiques, son zèle et son désintéressement !
« L'Académie de Dijon lui doit sa naissance et sa réforme : il l'a tirée du néant où l'ignorance l'avait plongée et où elle serait éternellement demeurée sans lui. Les difficultés qu'il a éprouvées tant au dedans qu'au dehors de l'Académie auraient rebuté une âme moins ferme et un esprit moins patriotique; elles sont la preuve qu'il était seul capable d'exécuter ce glorieux pro- Jet. lp
Nul doute que dans ses relations avec ses confrères 1l ne leur fit sentir de même le poids de ses bienfaits. Si, comme le disent les moralistes, la reconnaissance est pénible même à l'égard de qui ne la sollicite point, à plus forte raison doit-elle peser à ceux de qui on l'exige avec une tyrannique âpreté. On lira dans l'Histoire Secrète le récit détaillé des « conjurations » qui se tramèrent contre lui; on verra comment il déjoua les desseins perfides de Michault et de sa cabale ?. En quels termes assez éclatants célébrer cette grande victoire? Rulley n'hésite pas : la conjuration de Catilina, qui a fourni à Crébillon le sujet d'une tragédie et au président de Brosses celui de savants commentaires, lui paraît seule comparable à celle dont « la force de son courage et son esprit » ont triomphé, et, sans sourciller, il éerit :
«M. de Rulfey sauva l'Académie de Dijon comme Cicéron avait sauvé Rome en découvrant la conjuration de Catilina ?. »
Sa fatuité n'a vraiment d’égale que le mépris que lui inspirent directeurs et pensionnaires : ceux-là indifférents ou hostiles au progrès de l’Acadénue, superstitieusement attachés à la lettre
de ses statuts, avares Jusqu'à lui refuser le confort le plus néces-
|. V. note 44.