Cf. notes 13 et
M. Guyot, fils d'un mauvais procureur du Parlement, était un homme sans génie, sans esprit, sans savoir, sans mérite et sans talents. Organisé pour être sot, on peut dire qu'il personnifia la sottise. » Parvint à une fortune au-dessus de son état à force de manœuvres et de bassesses, grâce surtout à la protection du président de Grosbois, qui, étant créancier du procureur Guyot pour une somme de 6.000 francs, protégea son fils pour la recouvrer. Il ie fit recevoir avocat, obtint pour lui une place d'agrégé à l'Université de Dijon et une place d’académicien. Mais M. Guyotne réussit ni au Palais, ni à l'Académie. En dernier lieu le crédit de son protecteur lui valut la place de procureur général au Conseil de Corse. Bon débarras pour l'Académie !.
63 (132) Article 47 des Lettres patentes :
« Les statuts et délibérations qu'il conviendra de faire à l'avenir pour le bien et le gouvernement de l'Académie seront faits par les directeurs, par les deux plus anciens académiciens honoraires et par le plus ancien pensionnaire de chaque classe, à la pluralité des voix, et seront exécutés sans qu'il soit besoin de nouvelles lettres. » Ce statut a été le salut et la ressource de l'Académie; elle en a l’obligation à M. Lantin.
64 (133) Article 43 :
« Dans le cas où 1l deviendrait nécessaire d'établir d'autres officiers que le secrétaire, 1ls seront choisis suivant l'emploi dans le nombre des académiciens el nommés conjointement par les directeurs et par les académiciens. »
{. Cf, Hist, Secr., p. 79. Louis Guyot (1725-86), associé de l'Académie de D. en 1747, agrégé à l'Université 1751, procureur-général au Conseil supérieur de Corse 1769-82 (Mercure dij., p. 53). A. + TITRES E H. N.R.: 1771 (Milsand). Discours à l'Académie sur le bonheur, le pardon des injures, la modestie, les avantages de l’adversité: éloge de Charles Fevret (Galerie bourg., L, p. 492-3). Cf. Notice biographique sur Louis Guyot. Dijon, Rabutot, 1868, in-8,