V. Histoire Secrète, p. 39-40, et Notes 2 el
2, Parce que, disait Pouflier, « le progrès en a été confié à l’Académie Française de Paris, dont l'excellence rendrait inutile le travail des autres sur de pareilles matières ». V. dans Milsand (Notes el documents.) le testament de Pouffier (p. 179-200).
l'Académie d’autres collaborations précieuses. Les directeurs ne le consultèrent même pas. Ils ne se soucièrent pas davantage du concours du P. Oudin, le savant annotateur de la Bibliothèque latine des écrivains de la Société de Jésus, l'éditeur des sentences de Publius Syrus. Ils ne songèrent à s’adjoindre ni les Charles de Brosses, ni les Fevret de Fontette, mi les Richard de Ruffey, dont les talents déjà formés eussent fait honneur à l'Académie !. Sans doute leur jalousie mesquine craignit pour leur autorité le voisinage de ces lumières.
Les premiers honoraires furent, outre Buffon, un conseiller bizarre et atrabilaire qui s'était quelque peu, jadis, occupé de mathématiques ?, le fils d'un des directeurs, auteur d’un Supplément au glossaire du Roman de la Rose ?, un chantre de la cathédrale #, un prêtre de Notre-Dame ?, et un avocat de Montbard naguère mis à la Bastille sous le prétexte d'avoir connu la conspiration de Cellamare 6. Quant aux pensionnaires ou associés de la classe de Morale, ils s’appelaient Michault, Cocquard, Fromageot, Bernard Piron, l'abbé Joly, l'abbé Jurain : encore quatre de ceux-ci donnèrent-ils leur démission moins de deux mois après la première séance ! Ce fut la première crise par laquelle passa l’Académie de Dijon, et l’occasion en fut justement un des malencontreux statuts élaborés par le fondateur.
Sur les 2.000 livres de rente qu'il avait allouées à l’Académie, six prix devaient être, annuellement, décernés après concours, les pensionnaires seuls concourant et les prix étant adjugés par les directeurs et les honoraires. C'était, comme l'écrit Ruffey, rédure des académiciens à la condition d’écoliers ! Aussi, à la séance du 3 mars 1741, lorsque Lantin, premier directeur,
proposa aux pensionnaires un sujet de composition, ils se révol-
1. Le voyage du président de Brosses en Italie est de 1739-40. I] avait 31 ans en 1740, Fevret de Fontette en avait 30, Ruffey 34. Loppin de Montmort.
Lantin de Damerey.
L'abbé Fabarel.
Le chanoine Derepas.
Taphinon,