CHAPITRE
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Ayant ainsi énervé, paralysé la population de ses États
héréditaires, Ferdinand put s'occuper à loisir de manœuvres politiques et d'ambitieux projets. L'archiduciié d Autriche, la Bohême, la Hongrie, la couronne impériale, excitaient et entretenaient sa couToilise. Mais Rodolphe H était maître de ces territoires, possédait l'autorité suprême ; et Mathias, son frère, devait recueillir son héritage. Dans les sombres visions qui tourmentaient son esprit, Rodolphe semblait iroir parfois, comme entre deux nuages, les rayons d'une lumière supérieure. La grande et souveraine doctrine de la tolérance, qui sera un jour le principe dominant de la civilisation en toute matière, illuminait par intervalle sa démence capricieuse. Il inquiétait peu les novateurs, laissait leurs opinions gagner du terrain. Gomme on l'a vu, les Hongrois obtinrent de lui, eu IGOG, la liberté des cultes; les habitants de la Bohême la lui arrachèrent par leurs menaces, le 20 août 1609. Mathias, qui, à force d'intrigues, s'était M céder la province d'Autriche, n'avait obtenu des Étals le serment d'obrissance qu'api ès leur avoir accordé le même avantage et garanti aux