CHARLES
« Prince de Lidilenstein. »
Jeter dans la rue au mois de novembre, par le iroid, par .la bise, par la neige, des malades et des mourants, sous un prétexte religieux, cela ne s'était pas encore vu. Que la gloire en demeure tout entière à la maison de Habsbourg I
Mais ces décrets, ees mesures législatives, ces exécutions, ces violences partielles, ne faisaient que mettre en goût le pieux monarque et lui semblaient d'une lenteur désespérante. « Nous n'avançons guère, » lui disaient sans doute les jésuites. Pour expédier la besogne, on envoya dans les marchéi^ les plus importants des liommes travestis, des agents provocateurs, qui se mêlaient à la foule, cherchaient querelle aux paysans, excitaient du tumulte. A postés près de là, les troupes impéxiales se ruaient alors sur la multitude, frappaient sans relâche, massacraient tous les indigènes qu'elles estimaient avoir plus de douze ans. Omne jiujnlardur a duodecim annis^ porte l'avis formulé par les jésuites. Que Ton se représente ces hideuses scènes : des cultivateurs, des bourgeois sans armes, surpris par une milice féroce, au milieu de transactions pacifiques ; les hommes, les femmes, les adolescents égorges ; les marchandises répandues sur la terre et couvertes de sang i les cris d'épouvante, les fuyards, les malédictions et la vaine résistance des plus braves; le désespoir des mères, le râle des mourants, puis un silence funèbre, une place vide et morne, les cadavres jonchant le sol, les dernières victimes se dé> battant dans les crispations de l'agonie I
CHAPIÏBE IV
RéS1STAÏ«CE PARTlbUE DES POPULATIONS; FERDINAKO II COMPLÈTE L ASSERVISSEXEM DE L AUTRICHB.
Une seule tentative de résistance populaire eut lieu, et ce fut en Autriche que les opprimés coururent aux ermes.
La partie supérieure de la province avait été donnée en gage à Maximilicn de Bavière, pour les frais de sa cam* pagne contre la Bohême. Le dur électeur confia le gouvernement de ce district à un homme aussi roide et aussi im- . pitoyable que lui-même, le comte Adam llorherstori". I.a noblesse avait abandonné le pays, et le jour de Pâques de Tannée 1626 était fixé comme le moment où les dernières traces de l'hérésie devaient avoir disparu. Les paysans, presque tous lutbériens, résolurent de combattre avec désespoir pour obtenir la liberté de conscience. Réunis au nombre de quatre-vingt mille hommes, ils prirent pour général Ëtienne Fadinger, chapelier de son état, qui joignait à beaucoup de finesse une grande fermeté. Avec ce chef plébéien commandait un personnage mystérieux, un étudiant, mort depuis sur le champ de bataille et dont Thistoire n'a jamais pu découvrir le nom. Le roi de Danemark envoya
DU GOUVERNEMENT AUTRICUIEN. 59
aux insurgés un ambassadeur. Venise, Bethlen Gabor, prince de Transylvanie, et le comte de Mansfeld se mirent en cornmunicatioii avec eux par de secrets émissaires. L'Ëurope tournait les yeux vers ces champions de la justice.
Fadinger avait habillé de noir, pour exprimer le deuil national, un régiment d'élite qui marchait à la tète des cohortes populaires. Herberstorf s'avança contre eux, pei^ suadé qu'il triompherait sans peme de ces bandes rustiques ; mais elles le mirent deux fois en déroule. Les paysans avaient écrit sur leurs bannières : « De son joug, de sa tyrannie, de ses extorsions, délivre-nous, Seigneur ! Donnenous un courage intrépide, car il y va de notre âme et de nos biens, de notre corps et de notre sang ! Il le faut! il le faut! » Les vainqueurs s'emparèrent de Wells, de Kremsmunster» de Gmûnden, de Yœklabruck ; leur nombre allait croissant de jour en jour. Tilly essaya vainement d'arrêter leurs progrès; Freisladl, Enns tombèrent entre leurs mains, et ils campèrent bientôt sous les murs de Lintz.
Là, ils eurent le malheur de perdre leur général. Comme il faisait le tour de la ville avec son régiment de sombres gardes, le 28 juin 1626, un boulet lui fracassa la jambe et tua son cheval. Il mourut le 8 juillet, à Ebersberg. Les paysans lui donnèrent mi noble pour successeur, Wiellingei* von der Au. Il essuya deux défaites, mais peu importantes, puisque les troupes impériales ne dégagèrent Lintz qu*à la fin du mois d'août, quoique les Bavarois l'eussent ravitaillée, eussent même rompu la chaîne que les assiégeants avaient fendue en travers du Danube.
Des commissaires autrichiens conclurent un armistice avec eux dans la ville d'Enns. Mais Maximilien ne voulut pas en tenir compte : il lança sur les luthériens le duc de Ifolstein et le générai Lindlo. Tous deux ftirent complète* ment battus, perdirent leurs canons et leurs bagages ; le
duc se sauva même en chemise. Le colonel Lœbl essuya une déroule non moins sanglante près de AVeils.
Maximilien furieux \Gulut mettre un terme à ces échecs : il fit assaillir les paysans par le comte de Pappenheim, général d'une audace, d'une ruse et d'une célérité extraordinaires. Cet habile capitaine employa la tactique la plus raffinée pour surprendre la vigilance des paysans. Par des marches nocturnes, par de longs détours, il rejoignit les Autrichiens à Lintz et attaqua les dissidents à EfTerding. C'était le 9 novembre. Les campagnards montrcient une vaillance héroïque. Pappenheim lui-même raconte dans une lettre qu'il n'avait jamais vu semblable furie. Chantant des psaumes, invoquant le Seigneur, poussant des cris terribles, ils se précipitaient sur les cavaliers, les tiraient à bas de leurs montures, les frappaient avec des massues, des épieux, des masses d'armes. Embusqués dans les ravins, dans les bouquets d'arbres, dans les buissons, derrière les haies et les murs, d'autres montagnards entretenaient un feu roulant, qui décimait les bataillons papistes. Plusieurs fois les troupes orthodoxes reculèrent. Pappenheim avait besoin d'efforts inouïs pour rétablir le combat. Il fut blessé luimême, ainsi que presque tous les généraux. Mais, enfin, le sort, l'aveugle sort, se déclara pour la mauvaise cause, et les défenseurs du libre examen furent terrassés. Le 13 novembre, l'armée impériale reprit Gmûnden; le i9 et le 50, elle remporta deux autres victoires. Quelques jours après, Pappenheim enveloppait l'agreste milice, pénétrait de vive force dans ses retranchements, et massacrait avec une pieuse rage les cultiva leurs poussés à bout par une impitoyable tyrannie. On s'empressa d'occuper militairement la province, admirable pays que la nature semblait avoir créé pour le bonheur de l'homme, et qu'un gouvernement stupide a frappé de malédiction.
Diyiiizea
DU GOUY£RxN£M£NT AUTRICUIEN. 61
Faits prisonniers pendant ]a bataille, les chefs des vaincus, et notamment leur général Wiellinger, furent conduits àLîntz, où on les sépara en deux troupes. L'une périt sur l'échaiaud, le 26 mars; Taulre, le 25 avril 1627. Toujours du sang, toujours le carnage, la torture et la mort 1 Quelle dévo^n, quelle charité chrétienne, quelle douceur évangélique !
Pappenheim avait lui-môme une si haute idée de son pénible triomphe, qu'il suspendit son épée dans Téglise de Gmûnden, la consacrant à ce Dieu qu'on a grossièrement
nommé le Dieu des batailles. Une plaque de marbre, avec une longue inscription, témoigne encore de sa joie et de son orgueil.
La province subjugée par son habile tactique et par son
audace conserve de lui le plus terrible souvenir. Les paysans croient que c'était le diable en personne. Un vieux chant populaire, imprimé il y a vii^t-cinq ans, déplore le malheur de ses victimes et semble, après deux siècles, invoquer sa pitié. Ces strophes mélancoliques rappellent aux montagnards des jours de détresse, qu'a suivis une longue oppression ; tandis que les pauvres villageois vont à la messe écouter une fastidieuse homâie, elles évoquent autour d'eux les ombres des martyrs, elles leur montrent le sentier qui mène au temple catholique tout rougi du sang de leurs aïeux.
La victoire de Pappenheim sembla autoriser de nouvelles
persécutions. Le 21 juillet d627, jour consacré à saint Ignace de Loyola, un décret impérial expulsa de Bohême et d'Autriche tous les dissidents. Tel était l'aveugle fanatisme du prince, qu'il disait à son entourage d'un air convaincu : « Je m'étonne que les réformés me détestent ; ils ne voient donc point que je les persécute par affection, uniquement pour assurer leur bonheur étemel? » Légitimant ainsi sa
62 HISTOIRE bECUtli::
cruauté, Ferdinand ne ménageait personne et répandait tous les fléaux sur les populations qu'un hasard malheureux lui
avait soumises. Dans sa nouvelle ordonnance, il accordait un répit de six mois aux protestants des hautes classes, pour se faire instruire des dogmes catholiques et abjurer leur croyance entre les mains des commissaires patentés. Si, après ce laps de temps, ils ne voulaient point renier leur foi, ils étaient tenus de vendre leurs biens à des orthodoxes et de quitter le pays, où ils ne pouvaient plus rentrer sans avoir d'abord changé de communion. L'édit bannissait même les veuves, môme les femmes protestantes mariées à des catholiques; les premières devaient laisser dans leur patrie ou y renvoyer leurs enfants mineurs, faute de quoi on saisissait toutes leurs possessions actudles, on confisquait d avance tous leurs héritages futurs.
Un grand nombre d'enfants nobles, et même de jeunes gens, déjeunes filles nubiles, furent donc enlevés, jetés au fond des monastères, pour y être convertis par les jésuites. On arrachait l'administration de leurs domaines à leurs tuteurs, et on les confiait à d'avides bigots, qui s'y engraissaient par charité. Ces drmts de surveillance lucrative eor citèrent les débats les plus scandaleux entre de célèbres personnages, qui se disputaient les dépouilles des opprimés, entre les princes de licbtenstein et de Wallenslein, entre Nachot et Slawata, par exemple. Les incalculables malheurs que devaient produire ces persécutions domestiques sont faciles à deviner. Tous les liens de la nature se trouvaient rompus, tous les principes de la famille audadeusement violés. De jeunes personnes délicates, timides, parées de leurs '^ngt ans et des grâces que l'éducation ajoute à la nature, étaient abandonnées sans surveillance aux plus hypocrites, aux plus sensuels des hommes ; ni les larmes, ni les prières, ni la fuite ne pouvaient détourner
d'eUes les outrages, et les issassins de lears parents subjuguaient leur faiblesse.
Les luinisires de r£giise oDQcielle ne se coniraignaieni pas davantage. Le nouveau doyen catholique de Bœmischbrod persuadait à ses paroissiennes que leurs complaisances pour lui seraient Ja meilleure preuve de leur piété, car il était le représentant de Dieu sur la terre. Mais le séducteur fut bientôt séduit : comme on l'avait fait venir de Pologne, la femme d'un boulanger, charmante créature d'ailleurs, lui proposa de fuir ensemble et de gagner son pays. Elle s'babilia en homme et les deux amants s'évadèrent. Le chevalier Capun ayant adressé des reproches au curé de Badcow sur ses mœurs licencieuses, l'indigne prêtre en fut si exaspéré qu'il assembla une troupe de vauriens, pénétra de nuit dans le cliàteau du seigneur, le roua de coups, le laissa pour mort, puis alla briser les fœètres de quelques bourgeois qui l'avaient aussi désapprouvé. Quant aux jeunes garçons, la langue française ne permet pas d'exprimer les traitements qu'on leur faisait subir. Lorsque les jésuites eurent chassé les pasteurs protestants des diverses communi<ms, ils se partagèrent toutes leurs cures ; mais, leur personnel ne leur suffisaiit pas à beaucoup près pour les remplir, chaque membre de l'ordre se trouvait diargé de sept ou huit paroisses. Il ûQlut donc appeler des auxiliaires; on les tira de Pologne, où les prêtres catholiques étaient tombés dans une profonde dégradation et avaient contracté les plus odieuses habitudes, lis corrompirent effrontément la jeunesse des campagnes*.
D'autres désordres mettaient en relief la vertu, le désintéressement du clergé orthodoxe. Comme ou demandait aux
* Meist kamen unwissende Moencbe aus l'olen und die alien'erruchtestcn Mens^ dien, die iusonderheit in der Piederastie in Bœihinen fipoche macktcn. iloBum : TaêdhatMi fSr wterUnUiehe GettMékie: Jahrgang 1836.
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réformés des témoignages écrits de leur zélé pour le callib-
licisme^lcs prôlrcs ultramontains exploitèrent sans vergogne leur répugnance et leur terreur. Us vendirent des billets de confession le prix qu'ils voulurent. Un ecclésiastique de Neustadt, Laurent Nîzbursky, gagna par cette manœuvre line si grande quantité d'or qu'il put en remplir un tonneau. On jugea le scandale trop violent : il fut arrêté avec plus de cent bourgeois, qui Tavaient enrichi malgré eux. Tous fùrent condamnés à mort. Les laïques évitèrent la hadie en abjurant les doctrines de la Réforme ; mais le simoniaque eut la tête tranchée, le 7 avril 1651, sur la place du Ring.
Bans toute la monarchie autrichieiine, il ne resta que trente familles deFancienné noblesse : les unes n'avaient pas abandonné la foi catholique, les autres y étaient revenues à propos. Ainsi les Lichtenstein avaient renié les droits de l'intelligence humaine en 1600. La province d'Autriche n'en conserva que treize. Les patriciens émigrèrent dans le Nord de l'Allemagne, dans toute l'Europe. Beaucoup se mirent au senice de la France, de la Suède, du Danemark, du Brunswick, de la Hesse, de la Hollande, de la Transylvanie, de la Pologne, et même du Sultan. Phisieurs moururent sur la terre étrangère dans le dénûment et l'abandon.
Pendant qu'il dépouillait toute la vieille aristocratie nationalci Ferdinand mettait à la place une aristocratie nouvelle et lui donnait les biens des persécutés. Un troupeau d'hommes serviles, de laquais féroces, envahit les domaines, les châteaux des anciennes races. Italiens, Hongrois, Polonais, Espagnols, Wallons, Croates, se précipitaient à la curée. Un tourbillon de diplômes tomba sur le pays. L'âéve des jésuites créa trente princes du Saint-Empire, soixantedix comtes, cent barons, d'après la liste qu'on trouve dans le Status r^minis Ferdinan^j publié par les Ëlzeviers. Mais il s'en faut bien que cette liste soit complète, suivant la re-
marque du docteur Yebse. U y mafique des personnages im* portants et célèbres, comme les princes de Lichtenstmn éi
d'Eggenberg, les comtes de Gallas, de Colloredo, de Maradas, les mcui ti icrs de Wallenstein, LessUe et Butler, le feldmaréchal Illo, Slawata^ Hartinitz, Br^er et une foule d'autres. Quatorze comtes, parmi lesquels on distingue Illo, Tilly, rappcnheim, obtinrent le droit d'ajouter à leur titre la pompeuse épitliète d'illustrissime. Ce fut alors qu'on vit sortir de Foiiibre la famille la Tour et Taxis.
Cette noblesse du lendemain Ait complètement dèvonèe ft la maison de Habsbourg et aux jésuites. Elle fonda en Autriche, avec l'active coopération de l'ordre espagnol, un régime moitié militaire, moitié clérical. Le goupillcm et le sabre ont, depuis cette époque, remplacé le sceptre et la main de justice dans le palais impérial de Vienne. Formée d'éléments divers, sans liens 'avec le passé, sans traditions domestiques, sans caractère national^ cette aristocratie n'a jamais pu étire utile à la civilisation. Les parvenus de race étrangère n'aiment point le peuple chez lequel ils s'engraissent et se pavanent.
Si cruel pour les autres, Ferdinand était plein de sollicitude pour lui-même. H trtomblait à l'apparence du moindre danger. Tout son règne ne fut qu'une longue guerre, et pourtant il ne sut jamais tenir une épée. Une seule fois, pendant la lutte de Rodolphe II contre les Ottomans, il se laissa induire è paraître déviant les troupés impériales, cam» pées sous les murs de Kanischa, en Hongrie. Mais si grande était son émotion, qu il voulut, avant de partir, faire son testament et invoquer l'aide de IHeu. Paré avec un luxe inoui,le fùtur empereur quitta ensuite la ville de Graetz. LorsquMl approcha du camp, on y amenait un troupeau de bœufs et de cochons, qui soulevaient une épaisse poussière. Ferdinand, crut que c'était un escadron de spahis en ma-
66 HISTOIRE 8ECRÈTK
raude : il fut saisi d'une terreur panique, et son épouvante, gagna le. corps d'armée qui le suivait. Tous ces braves, pre^ nant la fuite, piquèrent des deux, malgré les efforts du
comte de Trautmannsdorf pour rassurer le prince, traversèrent la Uongrie, la Slyric, franchirent la Mur et ne revinrent i eux que sur l'autre bord^ Ce fut la seule campagne de Ferdinand. Depuis lors son courage ne s'exerça que dans les bois, contre les bôtes inoffensives; comme Falstafl transperçant les morts, le funèbre empereur tuait des aniinatix timides pour se persuader qu'il avait un cteur de
héros.
Fier de s'entendre appeler par les jésuites cathoUcx fidei acerrimus defemor (le défenseur le plus ardent de la foi catholique)^ Tempereur voulut fonder un monu^ nienl qui rappelât aux générations futures sa victoire sur l'hérésie. Le Heu désigné pour la nouvelle église fut là montagne Blanche, où un seul combat malheureux avait décidé du sort de la Bohême. L'archevêque de Prague en posa la première pierre^ devant la famille impériale, le 25avriH628.
« Quoi qu'il arrive, disaient Ferdinand II et Maximilien de Bavière, nous, avons combattu pour Dieu, préféré les choses éternelles auxfChoses passagères, la justiceàtlniquité, le posîtiPà rineertaln. Avec l'aide du Créateur, nous n'avons^ rien fait qui ne mérite ropprobalion, car il n'y a plus d iiérétiques sur le sol de nos États, et notre croyance est délivrée de toute souillure. »— Voilà comment ces aveugles fanatiques s'applaudissaient' d'avoir inauguré une Saint- Barthélémy bien autrement cruelle que la première, une Saint-Barthélemy qui durati^enle ans! Vingt millions d'hommes égorgés, martyrisés ou proscrits, des familles innombrables plongées
' Velue, Gesclticàte des œHrei^sclien. tiofs, eic.^ t ill, p. 134.
DU GOUV£Ri\ËM£i\T AUTRICHIEN. 67
dans la misère et le désespoir, le commerce ruiné, les champs incultes, l'affreuse dépravation des mœurs, tant de maux, tant de larmes, tant de sang étaient comptés pour rien. Ne croirait-oa pas Yoir le sourire d'un monomane devant les <»davres de ses victimes?