‹ Histoire secrète du gouvernement autrichienChapitre 8 sur 33 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

TEMTATIVE POUB 8UB1UCUER l'aLLEMAGN£ DU ^ORD £T DE l'oUËST.

IVAUENSISIK.

Mais ce n'étail pas assez pourMaximiUen et pour Ferdinand d'avoir répandu le catholicisme sur leurs Etats comme un

fléau destructeur, ils voulaient prouiener le même souffle de mort, entasser les mêmes ruines, causer les mêmes souffrances et arracher, par les tortures, les mêmes abju rations dans toute l'Allemagne. Les farouches convertisseurs avaient oublié le doux et paie visage du Christ an jardin des Oliviers, au sommet du Calvaire : c était Tespht d intolérance qui les animait. Leur zèle agressif les mettait en contravention avec les loi» de l'empire, votées par la diète d'Augsbourg et sanctionnées par Charles-Ouint ; mais les champions du siège apostolique ny regardent pas d près!

Pendant que la Bohême, la Moravie et l'Autriche subissaient les fureurs d une impitoyable réaction, la ligue catholique, inspirée, commandée par Maximilien de Bavière, anéantissait les dernières forces des protestants, mettait en fuite leurs généraux. Son plus habile capitaine, le célèbre Tilly, battait la même année (1622) le duc de Brunswick

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sur le Mein et le margrave de Baden sur le Neckar ; il occupait le Palatinat, domaine héréditaire de Tambitieux et incapable Frédéric V. Ne pouvant plus lui tenir tête, Blans- . feld errait çà et là, puis prenait le chemin de la Hollande* pour y scnir la Reforme coiilre 1 Espagne. L'heure semblait veuue où Tempire germanique allait eolia se reposer de ses longs troubles, voir fleurir ses campagnes sous les haleines printanières d'une paix générale. Mais les princes catho» liques avaient d'autres desseins. L'empereur voulait rendre au clergé orthodoxe les possessions éj^scopales du Nord et de rOuest, sécuiarisées^depuis longtemps par les luthériens, voulait faire prévaloir dans toute l'Allemagne sa volonté souveraine et les doctrines des jésuites. Tilly reçut donc l'ordre de ne point quitter sa position, d'où il menaçait les États réformés. Le duc de Brunswick, ayant alors repris les normes, essuya une nouvelle défaite à StadUoo, dans la province de Munster. La cause du hbre examen semblait délinitivemeot perdue en Allemagne, et les. noires milices deRomeappréliient- déjà leurs bannières, pour envahir au son monotone du plaiif-diant le territoire des hérétiques.

Les princes luthériens s émurent de leur périlleuse situation : ils jugèrent insensé d'attendre immobiles l'orage qui grondait au loin. Ayant demandé le rappel de Tilly et ne pouvant l'obtenir, ils se préparèrent au combat. Pour chef de l'union protestante, ils choisirent le roi de Danemark, souverain allemand paar ton duché de Holstein. Christian accepta la direction de la lutte, promit d'importants secours; l'Angleterre, la Hollande devaient prêter mainforte aux luthériens, la France leur envoyer des subsides. Les nuages s'éfmissksaient à l'horiion, ki guerre était inévitaUe.

Jusque-là, cependant, la Ligue ciitholique avait seule tenu

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