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CHAPITRE XXIX

LE CONCORDAT AUTRICHIEN JUSTIFIÉ AUX DÉPENS DE LA FRANCE; l'histoire DES BOURBONS RACONTÉE PAR UN DliPLOMATE VIENNOIS.

C'est surtout aux dépens de la France, par des arguments tirés de notre histoire civile et religieuse, que le gouvernement autrichien ou ses admirateurs essaient de justifier le concordat, en louent la sagesse et en démontrent l'opportunité. S'ils font les raisonnements les plus naïfs, ils y mèfent, avouons-le, des considérations très -ingénieuses. Rien d'absurde comme de dédaigner ses antagonistes, quand ils se présentent tout armés dans le champ clos. Nous analyserons donc les brochures publiées sous les auspices du gouvernement impérial ; nous en signalerons le fort et le faible, les pensées vraies, les illusions et les faux principes.

Quelle est la cause fondamentale delà grande révolution française, des révolutions supplémentaires de 1830 et de 1848? demande un des auteurs, ancien diplomate retiré du service (1). Et il entre de plain-

(1) Dos autreichûche Concordat und der RiUer Bunsen, von Hnem diplomaten

pied dans la philosophie de l'histoire pour répondre à cette question. Louis XIV, dit-il, a évidemment préparé la chute de sa dynastie et les bouleversements de notre époque, .en enlevant toute force, toute indépendance aux classes et aux corporations qui avaient jusqu'alors exercé des droits, possédé des privilèges. La royauté est ainsi devenue un monstrueux pouvoir, sans limites et sans contrôle, que sa disproportion même devait culbuter, comme une tète trop lourde fait tomber un corps grêle et chétif.

Ses mesures despotiques atteignirent principalement trois classes et une secte religieuse, la noblesse, le clergé, les parlements, les calvinistes. Nous ne nous occuperons pour l'heure que de sa conduite envers l'Église orthodoxe.

Depuis le concile de Constance, plusieurs juristes français avaient soutenu que la couronne était indépendante du Saint-Siège, et que les ecclésiastiques devaient, en toute circonstance^ obéir au souverain. Pendant les premières années du règne de Louis XIV, certains personnages qui convoitaient la fayeur du prince et acquirent effectivement ses bonnes grâces, développèrent, fortifièrent cette doctrine. Le prince s'en empara, et un édit, promulgué le 18 avril 1673, lui donna une valeur légale.

Charlemagne avait ordonné que tous les évêchés, que tous les monastères de l'empire se choisiraient un prévôt, un défenseur laïque, nonuné habituellement vidame. En des temps de guerres et de désordres continuels, ces tuteurs armés obtinrent de leurs pupilles ou leur extorquèrent les plus importantes pré-

rogatives. Elles tentèrent l'ambition royale, et le prince se substitua insensiblement aux vidâmes dans les domaines de la couronne; l'ancien usage fut néanmoins respecté dans les fiefs. Par le rescrit de 1673, Louis XIV allait plus loin, se déclarait le protecteur de toutes les églises, de toutes les abbayes françaises, s'attribuant le droit de toucher les revenus des sièges vacants et de nommer aux bénéfices, dépendant de leur collation, jusqu'à ce que les nouveaux dignitaires eussent non-seulement prêté leur serment de fidélité, mais l'eussent fait enregistrer par la cour 'des comptes. Cette adroite mesure lui soumettait le clergé de France, le constituait primat de l'Église gallicane.

Deux évêques, ceux d' Alet et de Pamiers, résistèrent seuls à ces prétentions et les déclarerait injustes. Ils furent sinon bannis de leur siège, au moins dépouillés de leurs fonctions. Les prélats en appelèrent à leurs métropolitains, l'archevêque de Narbonne et l'archevêque de Toulouse* Leurs supérieurs les condamnèrent, aimant mieux obtenir l'approbation du roi que celle de la cour apostolique. Les deux opposants réclamèrent alors l'intervention du pape Innocent XI, qui déploya dans cette occasion une fermeté digne de Grégoire VIL II adressa au monarque les plus vives remontrances, et excommunia Tarchevêque de Toulouse, trop docile envers le prince, les grands-vicaires de Pamiers établis par le métropolitain, et tous les prêtres qui tiendraient leurs bénéfices de ces grands-vicaires. Pour dompter les résistances, Louis XIV assembla le concile national de 1682. Sous la présidence de Bossuet, il constitua démocratique-

ment FÈglise de France à l'égard du pape, mais la soumit au pouvoir temporel. Nous avons résumé plus haut les principes de sa fameuse déclaration, charte révolutionnaire du clergé gallican.

Cette charte ne renfermait en apparence que quatre articles, mais un cinquième s'y trouvait sousentendu. Le synode mettait l'autorité des concilesaudessus de l'autorité pontificale, établissait le suffrage universel dans les questions de dogme. Il n'enseignait pas comment devaient être composées ces réunions générales de l'Église , s'attribuait à luimême les droits d'un concile œcuménique, et décidait les problèmes en conséquence. Les assemblées de nos prélats, à partir de ce moment, se substituaient aux assemblées universelles, qui avaient jusqu'alors débattu les articles fondamentaux de la doctrine catholique. Or, l'ÉgUse gallicane étant régie, dominée par le pouvoir temporel, Louis XTV, d'une manière subtile et indirecte, usurpait l'autorité spirituelle, devenait en même temps, comme Henri VIII et le czar, chef de la religion et chef de l'État (4).

Cet empiétement a produit tous les malheurs de la France et, par suite, le bouleversement de l'Europe, à en croire les interprètes de l'Autriche. Louis XIV ayant abaissé toutes les classes supérieures, triomphé de tous les obstacles, réduit en servitude la noblesse, le clergé, les parlements, dompté, annulé l'opposition religieuse et politique du calvinisme, fut pris de la démence inhérente au pouvoir absolu. Voilà, certes,

(1) Das (Mtreichische Concordat, von einem diplomaten ausser Dienst, p. 12.

une expression étrange dans la bouche d'un diplomate viennois ; mais le gouverûement autrichien a toujours la prétention d# ïiô point exercer une autorité despotique. Le roi de France donc^ livré à luiui^me, commit les excès les plus pernicieux, les fautes les plus graves, et entraîna les Bourbons dans la voie funeste où il s'était précipité. En quoi consistent ces ^ erreurs et ces abus ?

Louis XIV et ses héritiers purent, suivant leur bon plaisir: 4^ déclarer la guerre; 2** disposer des biens et du sang du peuple; 3** changer les lois; 4" abaisser les grands, élever les petits; 5* ne consulter que leurs passions dans la vie privée, licence des plus préjudiciables. Eux seuls étaient libres , les autres Français avaiàii perdu toute indépendance, étaient à demi esdaves.On connaît le règne des favorites, le 'libertinage officiel, pour ainsi dire, engendrés par la ^nguMère prétention d'abaisser devant le trône les lois souveraines et imprescriptibles de la morale.

Mais cet arbre d'iniquité, poursuit le diplomate anonyme, n'avait pas porté encore tous ses fruits, que déjà fes hommes les plus sagaces, les plus éclairée, les jrius honorables, manifestaient une we inquiétude. « La France est pourrie de la tête aux pieds, disait le maréchal Catinat ; elle sera mise sens dessus dessous. » Des prêtres éminents, comme Massiilon, Fléehier, Bourdaloue, partageaient cette opinion et l'exprimaient hautement jusque dans la chapeHe de Versailles. Peut-être la domination illégale du pouvoir temporel et le malaise qui en était la suite, leur inspiraient-ils ces lugubres pressentiments.

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La révolution de 89 justifia leurs craintes. Le système politique des Bourbons produisit peu à peu ses conséquences rationnelles. Ib avaient détruit les pouvoirs les plus respectables : ils furent renversés à leur tour, et ne trouvèrent ni aide ni consolations au jour du malheur.

r Pour ne parler que de l'Église orthodoxe, où Tépiscopat, où le clergé monastique et séculier puisent-ils leur force? Dans la rigidité des mœurs, dans la connaissance approfondie de l'Écriture sainte et des traditions cathoHques, dans une foi vive et inébranlable. Mais ces qualités leur eussent fait prendre le parti du souverain pontife, blâmer les mœurs de la cour, leur eussent enlevé la souplesse que cherchait en eux la royauté. Le gouvernement choisissait donc de préférence, nommait donc aux sièges vacants les hommes les moins dignes de les remplir, les ecclésiastiques ambitieux qui montraient une docilité vile et une finessa mondaine. Les abbés du dix-huitième siècle ont laissé un triste renom. Le méprisable Dubois , l'ancien laquais, le débauché sans vergogne, ne futil point élevé à la prélature, admis, par l'influence de la cour, dans la suprême assemblée des cardinaux?

La force, le menîonge, l'hypocrisie peuvent beaucoup en ce monde, mais ils ne peuvent donner de la considération, de l'influence à un corps sans prestige et sans mœurs, fut-il revêtu du caractère sacerdotal et entouré Mes pompes de la religion. La servitude, si habilement qu'on la déguise, engendre le mépris. Les maximes gallicanes avaient abaissé, humilié l'ÉgUse de France. Elle perdit tout son ascendant et

porte encore la marque de ses fers. Depuis 89, Tautorité a plusieurs fois voulu la prendre pour appui ; mais c'était un roseau battu des vents, qui a fléchi sous la main des rois et n'a pu secourir leur faiblesse.

Les princes et les nobles dissolus, que fréquentait le clergé, l'avilissaient par la contagion de l'exemple, par le prosélytisme de la débauche et par la complicité morale qu'ils lui imposaient. Créatures du souverain et de l'aristocratie, pouvaient-ils tonner contre les vices du siècle, prêcher les lois austères du Décalogue et montrer le zèle d'une âme vraiment* chrétienne? Non, certes: ils faisaient preuve d'une indulgence coupable, étendaient leur manteau sur l'iniquité, la protégeaient de leur connivence impie. Sans doute il existait encore des prêtres vertueux et honorables ; mais s'ils voulaient censurer les mœurs, blâmer les fautes de leurs paroissiens, ces derniers ne pouvaient-ils leur répondre : — Eh quoi ! vous vous arrêtez à nos délits véniels, quand vous tolérez les plus graves désordres, la corruption la plus scandaleuse dans le palais du roi, dans les châteaux de la noblesse et parmi vos propres collègues ! Adressez vous d'abord aux grands du monde; réprimandez, humiHez les superbes, et ne tpurmentez point les colombes, puisque vous épargnea.les vautours. — Que ces récriminations fussent exprimées dans le langage ordinaire ou dans les livres, ou retenues par la prudence au fond des cœurs, elles n'en dépouillaient pas moins la chaire de son autorité, les ministres de

leur inflnence : leurs discours étaient de vains propos qui frappaient les murailles des églises, mais ne touchaient point les auditeurs.

Louis XIV' avait semé le vent, ses petits-fils recueillirent la tempête. Le clergé du dix-huitième siècle exécuta sans doute ponctuellement le précepte de rÉvangile : — Rendez à César ce qui appartient à César. — Il fit tout ce qu'il put pour soutenir le trône chancelant. Fidèle au roi, mais infidèle au souverain arbitre qui juge les puissances de la terre, il excita la haine en même temps que. le mépris. Sa servilité à l'égard de là cour, sa dureté envers les classes laborieuses, son avarice, son libertinage, le rendirent complètement impopulaire. Il donnait prise de toutes parts à la censure, à l'indignation. En subjuguant la milice spirituelle, en la pervertissant et la discréditant, le gallicanisme avait préparé le voltairiànisme. Par la brèche qu'il avait ouverte, la philosophie donna l'assaut à la religion. Voilà les seuls effets que pouvait produire cette doctrine pernicieuse.

Les novateurs du siècle dernier souhaitaient évidemment, dès le premier jour, culbuter Tancieu ordre de choses ; mais ils se gardaient de manifester ouvertement leurs intentions : le pouvoir politique était trop vigoureux, trop bien armé ; les lettres de cachet et la Bastille inspiraient la prudence. N'osant canonner de front la royauté, les philosophes l'attaquèrent par des théories abstraites, comme Rousseau, ou la prirent de flanc, comme les voltairiens. Le catholicisme était un des remparts de la place : on pouvait donc pénétrer dans la citadelle en ruinant ce boule-

vard déjà entamé. Le corps sacerdotal, rompu au joug, dépouillé de ses droits antiques, n'avait plus as&ez de consistance, de force intrinsèque, pour le défendra avec succès. Un grand nombre de prêtres d'ailleurs avaient adopté les opinions nouvelles et tendaient la main aux assiégeants. La troupe philosophique se précipita sur ce point vulnérable : elle emporta un dea bastions de la monarchie, sans que la royauté fût prise d'inquiétude •

Tant qu'ils n'eurent pas assuré leur triomphe, les novateurs employèrent le gallicanisme ainsi qu'une batterie provisoire : cette doctrine ne leur suffisait pas, sans doute, mais c'était un à-compte. C'était aussi une bonne tactique de la mettre en avant, pour leurrer, flatter, duper le souverain , qui l'aimait comme une fille des Bourbons. Les principes de l'Église française pénétrèrent donc partout à la suitQ du voltairianisme, formant, pour ^iûsi dire, partie de ses bagages. Bruxelles, Berlin et Vienne furent lenrs conquêtes les plus importantes. Nous avons vu comment Joseph II leur ouvrit son empire et leur donna force légale. Ils le mirent en position de réformer des abus criants, des injustices séculaires. La noblesse,^par exemple, s'était approprié tous les bénéfices ecclésiastiques , et les regardait comme un supplément à ses domaines. Ils servaient de fiefs aux cadets de l'aristocratie. Nul ne pouvait obtenir une dignité pastorale, s*il ne témoignait de quatorze quartiers. Les enfants au maillot étaient pourvus de prélatures considérables : on les élevait en qualité de chanoines, d'évêques, d'archevêques, d'électeurs mi-

très du saint-empire. La roture se trouvait bannie des hautes fonctions, le mérite ne comptait pour rien, Josepli II changea un ordre de choses contraire aux lois de l'Évangile et rétablit dans le sacerdoce l'égalité chrétienne. Mais que de fureurs éveilla cette réforme salutaire 1 que de malédictions lui valut cet acte de justice !

Maintenant encore, les amis de Rome, les politiques autrichiens, l'accusent d'avoir corrompu, énervé les ministres de l'ÉgUse impériale, comme les Bourbons ceux de l'Église française. « Il est incontestable, dit Tun d'eux, qu'au moment où la révolution de 1 848 a bouleversé l'Allemagne , le clergé inférieur, en Autriche, avait peu de zèle, suivait peu exactement la discipline et trahissait une grande tiédeur, à part quelques exceptions glorieuses ; les prélats, de leur côté, montraient une foi languissante, et se conduisaient bien moins comme des serviteurs de Dieu que comme des fonctionnaires publics. Aussi le clergé autrichien n'a-t-il eu, pendant l'orage, qu'une action très- faible sur le peuple, et bien inférieure à celle qu'il exerçait en des temps plus heureux. »

D'où venait la somnolence générale qui assoupissait les évêques dans leurs fastueuses demeures, les curés dans leurs presbytères? Pourquoi les langues de feu ne descendaient-elles point sur leur front? Pourquoi la trompette de saint Jérôme rie les éveillaitelle pas tout à coup? Le système gallican les avait frappés d'une sorte de paralysie morale et intellectuelle. Ce n'étaient plus les pasteurs libres d'une communauté religieuse, les interprètes du ciel, les

ministres de ses volontés : ils faisaient partie intégrante de la bureaucratie, dépendaient de l'État et figuraient au nombre de ses employés.

Le pacte conclu le 48 août doit les relever de leur déchéance, faire cesser les maux produits par les doctrines de l'Église gallicane, Église à peine catholique, suivant les Autrichiens. Le pape et l'empereur ne cachent nullement qu'ils opposent leur traité, comme une digue suprême, aux flots de la démocratie, aux empiétements de la révolution. Toutes les tempêtes viendront échouer contre ce môle inébrajilable, et le gouvernement pourra se mettre en panne, dormir dans un calme éternel. L'autorité absolue n'a , aucune force véritable, ou du moins n'est pas amarrée à une ancré assez solide, quand elle repose entre les mains d'un seul. Il faut que des corps vigoureusement constitués l'environnent, la soutiennent et l'éclairent. Nul ne remplira mieux cette mission que {e clergé ; il pénètre partout, il se mêle à tout. Il sera l'appui du trône, le conseiller de Tempereur, surveillera et guidera le^ classes populaires.

Voilà quelles considérations Historiques les diplomates autrichiens allèguent en faveur du concordat ; tel est le point de vue auquel se place le gouvernement impérial. On ne peut méconnaître dans ce système l'ouvrage d'un esprit distingué ; mais il pèche par omission, plusieurs chiffres manquent au calcul.

Il est injuste d'abord, et conséquemment déraisonnable, de prétendre que les Bourbons, que les maximes de l'Église gallicane, aient seuls affaibli le clergé

catholique dans toute l'Europe* Son relâchement^ moral et sa décadence politique avaient commencé bien avant Louis XIV, Wiclef , Jean Huss et leurs nombreux prédécesseurs, qui ont fourni à Ullmann la matière de deux volumes, suffiraient pour attester que dès le quinzième, dès le quatorzième siècle, le monument pontifical se lézardait. Luther, Calvin, Henri VUl en abattirent des ailes tout entières. La France fut bien près d'échapper au Saint-Siège. Dans •les pays même où la cour de Rome conserva son autorité, elle ne la conserva pas intégralement. Elle avait perdu de son prestige, de son influence sur les populations. Louis XIV, Louis XV, persécutaient, martyri- . saient les protestants, mais n'avaient plus la foi enthousiaste du moyen âge, la chasteté, l'abnégation et les autres vertus chrétiennes. Au lieu de prendre particontre le chef de TÉglise, Bossuet, trois cents ans plus tôt, se serait déclaré pour lui, eût employé à le soutenir toute son érudition et toute son éloquence. Le temps est un fleuve rapide, qui entraîne l'humanité sur ses flots : les uns le descendentavec joie, avec impatience ; les autres essayent de le remonter, mais ils glissent à leur insu et ne font que ralentir leur mouvement progressif. Les électeurs mitres du saint-empire avaient suivi le cours des siècles, lorsqu'ils adoptèrent les principes del'Éghse gallicane; Joseph II en hâtait la marche; le clergé autrichien se laissait emporter, quand la révolution de 4848 le surprit au milieu de sa nonchalance. L'opinion publique gouverne le monde : elle seule donne de la force aux institutions, elle seule les renverse d'une manière définitive,

Or, les diplomates ultramontains avouent, sur les bords du Danube, qu'elle s'est déclarée contre le pacte nouveau. Plusieurs même doutent qu'il soit pleinement exécutable. S'il pèche par la base, pourrat-il être d'un grand secours à l'autorité temporelle? RafiFermira-t-il le gouvernement impérial, ou celui-ci se compromettra-t-il, épuisera-t-il ses forces pour le soutenir? Les politiques autrichiens se font tant d'illusions, qu'ils semblent toujours perdus dans un rêve. Le concordat leur inspire les plus naïves espérances. Elles nous fourniront le sujet d'un troisième chapitre. Ayant reproduit avec fidélité les meilleurs arguments du système, il est juste que nous en montrions les erreurs et les faiblesses.

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