‹ Histoire sommaire du commerceChapitre 24 sur 69 · LES INVASIONS DKS BARBARES · texte numérisé non relu

LES INVASIONS DKS BARBARES

sol français, on peut citer : Saint-Honorat (archipel de Lérins), Saint- Victor (Marseille), Saint-Trophime et Montmajour (Arles), Ligugé et Sainte-Radegonde (Poitiers), Saint-Martial (Limoges), Saint-Martin (Tours), Saint-Denis et Saint-Germain des Prés (Paris), Sainl- Médard (Soissons), et Jumièges, et Saint-Omer, et Saint- Claude du Jura et Abbeville, Remiremonl, la Charitésur- Loire, la Chaise-Dieu (maison de Dieu) en Auvergne, etc.

A plusieurs reprises, le clergé régulier se réforma luimême et réforma TEglise, sauva la société. Saint Benoît, du mont Cassin, enseigna que le travail est aussi noble, aussi agréable à Dieu que la prière. Il recommanda à ses disciples la pratique de l'agriculture et des arts; il en fît des missionnaires laboureurs. Sa doctrine fut introduite en France par saint Maur (542). Au huitième siècle, saint Benoît d'Aniane l'appliqua avec succès à l'Ile-Barbe, près de Lyon.

Partout les Bénédictins se mirent à Tœuvre avec enthousiasme. On put les voir défricher les landes, remplacer les pâturages par des cultures, manier le rabot et la lime, fabriquer des meubles, des poteries, des ouvrages de ferronnerie, copier des manuscrits, enluminer des bibles et des missels, ouvrir des écoles, accomplir des travaux formidables, des travaux de Bénédictins.

A Tabri de leurs couvents vinrent se grouper les populations. Plusieurs villes sont nées ainsi.

De tels services rendus en France, en Grande-Bretagne, en Germanie, expliquent et justifient l'autorité dont TEglise tout entière devait disposer dans les âges suivants.

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