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RIVALITÉ D» L'ANGLETBRRB ET DE LÀ HOLLANDE

le ministre de la bienfaisance. Ce modeste prêtre devint une sorte de personnage officiel, puisque la reine-régente Tadmit dans son conseil. 11 a plus fait pour Thumanité que bien des héros illustres. On lui doit l'institution admirable des Petites sœurs des Pauvres, celle des Pères de la Merci, en faveur des prisonniers et des esclaves chrétiens ; celle des Enfants-Trouvés.

Saint Vincent de Paul organisa des asiles de nuit, où les malheureux trouvaient à souper, à coucher, et, le lendemain matin, deux sols pour continuer leur route. 11 imagina, bien avant nos philanthropes modernes, les fourneaux économiques, Vassistance par le travail, etc.

Imparfaits, ces remèdes ne pouvaient être que des palliatifs. L'Etat ne saurait subsister longtemps rien qu'avec le secours de la charité, si large, si généreuse qu'on puisse la supposer. Mazarin, Colbert après Mazarin, devaient' chercher d'autres moyens qui accroîtraient la puissance productive de la France, la mettraient en mesure de suffire à ses besoins croissants, la débarrasseraient des exigences du commerce étranger.

Avant d'étudier ces moyens, il est bon de jeter un coup d'œil sur les deux pays qui se disputaient, au dix-septième siècle, la prééminence économique : l'Angleterre et la Hollande.

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