‹ Histoire tintamarresque de Napoléon IIIChapitre 59 sur 104 · LE MARIAGE DE NAPOLÉON III · texte numérisé non relu

LE MARIAGE DE NAPOLÉON III

Louis-Napoléon éprouva bientôt le désir d’avoir une compagne, — et naturellement un héritier.

Mais, où la trouver?... Là était le difficile.

Outre que le prétendu n’était ni beau, ni appétissant ; outre que son regard éteint et vitreux, son teint plombé et sa lèvre déjà baveuse 11e promettaient guère à la jeune fille qu’il choisirait que des jouissances non cotées à la bourse de Cythère, il possédait une réputation à 11e se faire ouvrir par M. de Foy que le registre des sous-maîtresses avariées, des jeunes filles rousses un peu compromises, et des figurantes sur le retour.

Mais, comme l’on n’a jamais conscience de ses infirmités, l’Empereur visait plus liant.

Pendant quelque temps, il promena son œil louche sur les diverses familles régnantes de l’Europe qui pouvaient avoir des filles à établir.

Des ouvertures discrètes furent faites à droite et à gauche par quelques amis dévoués, transformés pour les besoins du service en agents matrimoniaux.

Le faubourg Saint-Antoine, dans son langage pittoresque, les désignait sous le nom de : Voyageurs pour humeurs froides.

On ne peut guère penser au fils de la reine Hortense, cherchant une princesse pour femme, sans se rappeler la célèbre annonce des Petites Affiches du Tintamarre :

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