‹ Histoire tintamarresque de Napoléon IIIChapitre 70 sur 104 · BONIMENT · texte numérisé non relu

BONIMENT

Depuis longtemps l’agriculture française était tributaire de l’Amérique pour cet excellent engrais.

Les fondateurs de la Société anonyme du guano indigène ont résolu de remédier à cet état de choses, par l’élevage sur une grande échelle et dans de grandes cages des serins, qui sont si nombreux dans nos climats.

EiiO

HISTOIRE TINTAMARRESQUE DE NArOLEON III

Les prévisons les plus modestes permettent d’espérer les résultats suivants.

D’après Buffon, dont on ne récusera pas la compétence, un serin de mœurs convenables peut donner bon an, mal an, un litre de guano.

La société ayant dans ses cages en moyenne trois millions de serins, le produit annuel, à raison de 1 kilog 500 grammes par litre de guano, sera donc de 4,500,000 kilog.

Ce qui donne à 25 centimes le kilo un produit do 1,125,000 francs.

C’est à dire que le dividende, dès la première année, atteindra le capital versé.

Les frais d’administration seront largement couverts par la vent la progéniture des serins.

on souscrit :

Aux Bureaux du Tintamarre.

Page 1