Tumulte d'Amboise, mars 1560. Voyez le t. I, p
églises réformées à défendre cette action, qui estoit politique. En laquelle le premier prince1 du sang et le premier officier2 de la justice du royaume estoyent les principaux en intérests et authorité, sans faire profession de réformation.
Soit3 encores bien pesé que nous avons eu plus d'édicts de pacification que de guerres, à cause que le premier, asçavoir l'édict de janvier, ne fut point acquis par armes, mais fut le fruict du colloque de Poissy ; si bien que la première prise des armes fut pour défendre le premier édict. Les seconds troubles eurent pour amorce le second édict violé ; les troisiesmes, le troisiesme; et ainsi consécutivement jusques au dernier; si bien que toutes les guerres, n'estans de nostre costé que deffenses contre la rupture de la paix, tous les édicts de paix n'ont esté que réparations à la rupture et confirmations du premier ; le tout pour deffendre l'authorité royale comme vrais François. Et cette authorité a parfait la justice, principalement lors qu'elle a esté conjoincte à la deffensive et à sa nécessité. Il reste de dire que ce premier édict est le seul qui a cette marque de loi fondamentale, qui a esté proposé, débatu, arresté en une solennelle, libre et pleine assemblée d'Estats4. Et est notable que, après la requeste présentée par l'amiral5 principal officier de la