‹ Histoire universelle (volume 2)Chapitre 246 sur 316 · La fin de l'en-tète manque à L'édit. de · texte numérisé non relu

La fin de l'en-tète manque à L'édit. de

3. Les pièces du procès de Biron sont conservées, en original

ayant monstre au roi les riches présens de la roine Élizabeth, lui raconta le procès du comte d'Essex1, que nous vous ferons voir en son lieu, et, sans en faire son profit, vint travailler à ses menées; cependant que le roi polissoit son royaume par édits nouveaux et faisoit travailler à une seconde et dernière conférence pour faire que Madame2 changeast de religion ; à quoi il employa un soin merveilleux, des grandes promesses et des menaces sur la fin. Le pape en escrivit et au roi et à elle. Les Jésuites déclarèrent au duc de Bar3 sa damnation pour avoir acointance avec une hérétique (ainsi nommoyent-ils cette princesse) qui n'eut rien pour parer à tout cela que les pleurs et la fermeté. Enfin, elle se fit laisser en paix, mais elle acquit la colère du roi pour avoir dit à ceux qui la pressoyent par l'exemple du frère, que cet exemple lui estoit loi en tout ce qui ne touchoit point l'honneur de Dieu, qu'elle savoit les bornes de l'obéissance et qu'enfin la loi salique n'avoit pas fait les partages de la constance en leur maison, touchant en passant l'exemple de Antoine de Bourbon et de Jeanne d'Albret4.

Le roi d'Espagne avoit d'autres exercices, armant de tous costez pour l'Afrique en apparence. La nouvelle qui s'en espandit partout, comme aussi de la

ou en copie, dans les vol. 308 de la coll. Dupuy et 188 de la coll. Brienne. Le récit du procès par La Guesle a été publié à la fin du tome I des Mémoires de Canaye, 1635, in-fol. Voy. p. 370, n. 4.

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