‹ Histoire universelle (volume 2)Chapitre 60 sur 316 · Nicolas de Harlay, s. de Sancy, mort le 17 octobre · texte numérisé non relu

Nicolas de Harlay, s. de Sancy, mort le 17 octobre

tache, du Perron et puis avec le docteur Ghauveau et le jacobin Berrangé .

Tout cela passa jusques à l'arche vesque1 de Bourges, que tous ensemble prornettoyent d'eslire par toute la France primat et chef d'ordre et non d'authorité. Ils ajoignent encores à eux deux autres, qui se repentoyent. Puis après, le roi Henri III meurt là-dessus, et ceux-ci maintenus plus ouvertement, les réformez de toutes les parts de la France courent en mesme temps à la royauté. Ils y viennent estaler leur service et cercher les bonnes grâces de ceux qui manioyent l'Estat, et, comme ils sentoyent par effect qu'il n'y avoit pour eux que des paroles et qu'on observoit en leur endroit les articles secrets que le roi avoit promis à son entrée, entre lesquels les estats et les plus grands bienfaits leur estoyent défendus; ceux-là, pour gagner les bonnes grâces du ministre de l'Estat, qu'ils trouvoyent roidis au zèle catholique, se moquoyent des grandes différences de religion, louoyent les accordeurs, oyoyent les prescheurs, détestoyent l'authorité de leurs ministres et celle de leur discipline, confessoyent que leur religion estoit trop nue de cérémonies, qu'il l'en faloit revestir et que la splendeur et la richesse animoyent les dévotions.

Voilà le roi à la messe; nouvelle qui fut moins estrange, comme préveuë par plusieurs, et entr'autres par la Roche-Chandieu2, qui depuis languit jusques à la mort de desplaisir. Mais encor, pour faire avaler plus doucement cette nouveauté, il n'y avoit province

1. Renaud II de Beaune de Seinblançay, archevêque de Bourges de 1580 à 1602.

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