Le capitaine Bussy fut tué dans ce combat
Frédeville se saisit d'une tour, où il fut pris à discrétion et sauvé1.
Randan, possédant la plus grande partie de l'Auvergne, ne parloit plus que d'employer son artillerie à parachever le reste, et ainsi, s'estant fortifié et laissé passer le plus fascheux de l'hyver, au mesme temps et jour de la bataille d'Yvri2, se mit en la campagne avec près de quatre mille hommes de pied et six cents bonnes salades, la pluspart gentilshommes, pour venir délivrer Yssoire, que les comtes de Gurton3, Restignac4 et Ghaseron avoyent investie. Je suis bien marri que je n'ai pu recouvrer mémoires pour vous donner, avec toutes particularitez, un notable combat, lequel je vous promets à l'autre édition, s'il ne tient qu'à faire un voyage au pays ; peut-estre que ceux qui ont part à cette gloire ou leurs enfans s'efforceront d'aider mon honorable désir. Ce que je puis maintenant, c'est que Chaseron, quelque charge qu'il eust du roi, fut longtemps sans oser mettre le nez à la campagne, et n'eust jamais pu faire son gros sans mille cinq cents hommes de pied, qui lui vindrent des bords des Sévènes. Et puis, ayant commencé un corps, les fréquentes nouvelles des prospéritez du roi donnèrent moyen aux comtes de Gurton et de Restignac de se joindre avec huict vingts salades. Estans tous ensemble, ils se trouvèrent environ quatre mille hommes de pied