‹ Histoire universelle (volume 2)Chapitre 84 sur 316 · Chapitre XVI · texte numérisé non relu

Chapitre XVI

Divers combats arrivez sur le temps que le duc de Mayene composa es deux années que nous traittons à présent.

Au commencement de Tannée 1595, ce qui restoit de villes à la Ligue faisoyent la guerre comme par acquit. La plus forte garnison qui fust vers Paris estoit celle de Soissons, où commandoit Poncenat. Pour les arrester, on fortifia la garnison de Grespi en Valois1, où estoyent les compagnies de Mouci2, Gadancour, de Douville et de Baine. Ceux-là estoyent tous les jours à veuë de Soissons. A la mi-février, Poncenat eut envie de leur donner une serrade, fit embusquer avant jour deux cents salades dans une grand'sence3, nommée la Folie, et un peu plus d'harquebusiers dans le bois qui est tout contre, tout cela à demie lieue de Crespi. Il arriva que, Douville s'en voulant retourner avec trente salades en sa garnison de Veilli et estant venu frapper droit à l'embuscade, les premiers, peu patiens, au lieu de le laisser passer, l'attaquèrent en front et toute la troupe le pressa jusques dedans le fauxbourg de Crespi. L'alarme mit la garnison à cheval. Lors Bellefont et Conan commencèrent leur retraite au bois de Tiler, où ils avoyent laissé leurs harquebusiers. Mais quelques chevaux frais les ayant meslez avant qu'estre au bois, Gadancourt, qui menoit les coureurs, perça tellement les liguez que l'embuscade

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