‹ Histoire universelle (volume 3)Chapitre 12 sur 224 · Voir ci-dessous, p · texte numérisé non relu

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INTRODUCTION. xiii

cette chronique ' . Or, il savait de quelle utilité peut être un tableau de ce genre pour un historien. Le grand mérite de La Popelinière, a-t-il déclaré2, c'est qu'il a pu écrire son livre sur les guerres de religion sans avoir devant les yeux un corps d'histoire qui le relevast aux deffauts. D'Aubigné, pendant qu'il poussait ses recherches sur des faits particuliers, gardait prudemment sur son pupitre le « corps d'histoire » que lui offrait le Mercure françois et il s'en aidait chaque fois que les mémoires particuliers ou autres documents lui faisaient défaut. Ainsi, pour les opérations au pays de Foix (chap. xxv), une bonne partie des faits et, comme il le confesse lui-même, toute rénumération des gentilshommes qui tinrent tête à Léran, au siège de Varilles, est empruntée au Mercure françois.

Il semble d'ailleurs que, par ce nom de Mercures, il ait entendu non seulement le Mercure françois, mais d'autres ouvrages analogues, peut-être Y Histoire de la rébellion, par Claude Malingre, publiée à Paris en 1623. C'est du moins ce que l'on peut inférer d'un reproche qu'il adresse dans le chapitre xxvi aux Mercures et qui ne s'applique pas, en fait, au Mercure françois3.

A cette histoire officielle, ou du moins approuvée par le gouvernement et par tous ceux qui traitaient les protestants de rebelles, il s'est proposé d'en substituer une autre, établie sur des documents authentiques : les « très exprez et grands mémoires », qui lui ont été envoyés par les capitaines et maréchaux de camp des deux partis. Quels sont ces mémoires?

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