Ch.-l. d'arr. de la Gironde, sur la Gironde
3. Arvert, presqu'île de la Basse-Saintonge, située entre la rive gauche de la Seudre et l'Océan.
à la pointe du jour avec cinquante chevaux et deux compagnies de gens de pied, mesnage les aproches de sa troupe en la séparant et faisant filer par les chemins plus couvers, si bien que tout succéda comme vous verrez.
C'est que lui cinquiesme, s'estant mis devant, trouve le peuple sortant d'un presche fait extraordinairement ; il prend le périll pour soi, se jette dans le corps de garde; estant reconu et La Ghesnaye averti, cestui-ci crie aux siens qu'ils levassent le premier pont et cela se faisoit sans Moulines, un des cinq, qui, portant le pistolet à la teste de celui qui estoit en faction, fit avancer ce qui accouroit du fauxbourg, où il y a voit une compagnie qui se joignit aux deux sur leur arrivée. La porte du château bien bloquée, le gouverneur se trouve si mal accompagné qu'il se vint humilier à Soubize, lui demande congé, comme estant malade, de retourner au château, espérant y faire entrer ses partisans de la ville; mais y voiant mesler compagnie, qui ne lui estoit pas agréable, ce fut à lui à quitter. Soubize ordonna à ce gouvernement le baron de Saint-Seurin, mais comme son lieutenant, qui lui fut une dure qualité et dont avint ce que vous verrez après1.