‹ Histoire universelle (volume 3)Chapitre 14 sur 224 · INTRODUCTION. XVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XVII

ment des maréchaux de camp, j'ai eu cestui-ci de Vignoles, qui ne se peut tenir d'en dire ce mot : ceux-ci se sont trouvés de la race de ces vieux huguenots, qui autrefois ont si bien défendu leurs places1. » Il confesse donc, dans son Histoire même, que Vignoles a été une de ses sources.

A-t-il eu d'autres mémoires entre les mains? Il le laisse entendre dans la phrase de sa lettre à de Loménie que nous avons citée plus haut2, mais il ne les désigne nulle part et aucun indice ne nous a permis de les découvrir.

Qualités et défauts de l'historien.

D'Aubigné a maintes fois protesté de son zèle à rechercher la vérité. Mais il n'a jamais donné la moindre indication sur les règles qu'il suivait dans l'examen des documents et témoignages. Quand on se représente ce qu'était l'histoire entre les mains des écrivains de la fin du xvie siècle, on ne s'étonne pas de ce silence. A défaut de méthode critique, du moins a-t-il eu le souci de connaître et de dire la vérité3. Nous avons vu qu'il avait de lui-même demandé à la Cour des commissaires pour redresser les erreurs qui avaient pu se glisser dans les trois premiers tomes de son Histoire. De la bonne foi qu'il a apportée dans le récit de la guerre de 1621-1622, on peut donner pour preuve qu'il a modifié, pour certains faits, la version, avantageuse au parti protestant, qu'il en avait d'abord

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