‹ Histoire universelle (volume 3)Chapitre 15 sur 224 · Voir ci-dessous, p · texte numérisé non relu

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3. Sur d'Aubigné historien, voir H. Hauser, les Sources de l'histoire de France, xvie siècle, t. II, p. 74, et Baguenault de Puchessp, t. X de l'éd. de Ruble, p. i-v.

xviii INTRODUCTION.

donnée dans ses lettres. Ainsi écrivant, en 1622, à deux correspondants, le baron de Spitz et M. de Graffrier, il leur ann< > i j çait entre autres nouvelles venues de Fra nce la dérou te de 400 Royaux auprès de Montélimar, sur la foi d'une lettre et d'un mémoire transmis par deux ministres1. Il a dû reconnaître plus tard que cette victoire protestante était controuvée, car il n'y en a pas trace dans son Histoire. De même il annonçait, en 1022, à Messieurs de Berne, un massacre de femmes et d'enfants commis à Bédarieux par les Royaux2. Il ne fait nulle mention de ces atrocités prétendues dans les divers passages de son Histoire qui traitent des opérations à Bédarieux. Il a donc corrigé ses premières informations par d'autres qu'il tenait pour plus sûres.

Qu'il ait eu à cœur de se montrer impartial, c'est ce qui ressort de ses jugements sur le connétable deLuynes3, par exemple, ou encore sur Ghâtillon4 : « J'aimerais mieux être son apologue que son accusateur », déclare-t-il, mais ni les obligations qu'il a envers certains protestants, ni le zèle de la cause ne prévalent sur sa conscience. « Quand la vérité vous met le poignard à la gorge, écrit-il fièrement de sa propre main au début du récit, il faut baiser sa main blanche, quoique tachée de notre sang0. »

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