‹ Histoire universelle (volume 3)Chapitre 28 sur 224 · livre · texte numérisé non relu

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5. A peine Y Histoire universelle avait-elle paru qu'elle fut attaquée et condamnée « par la brève sentence du lieutenant civil ». Voir Œuvres d'A. d'Aubigné, t. I, p. 201, lettre à M. le chancelier de Sillery.

sée ce qu'il a signé de ses mains serviles et, prenant à cœur ce proscrit plein de justice, aura à contrecœur l'injuste proscription.

XIII. J'ay abandonné en leurs patries, honneurs, vie et biens, pour faire vivre ce qui donnera le jour et la liberté à la vérité prisonnière et à moy, plein de la résolution d'Héliodore, qui ayma mieux sauver le livre que l'évesché, et certe ce que ce personnage fît pour une spécieuse et docte vanité, nous le devons bien mieux à une précieuse, utile et sincère vérité.

XIV. Ne me blasmez donc plus de vouer ma race au martyre, pourveu que, luy ayant tenu la teste entre les tournoyantes presses et aultres torments exquis, par lesquels on la veut estoufer, à l'exemple de ce que fit la demoiselle juifve et ses petits, aprez avoir veu, comme elle, deschirer le fruit de mon ventre, comme elle aussy je rende aux miens fidelle deffence, accompagnée de témoignage constant de leur pureté, jusques au dernier fumeau de la mort.

Quand la vérité met le poignard à la gorge, il fault bayser sa main blanche, quoyque tachée de notre sang1.

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