Jean Rodrigue de Velasco
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tirer un papier de dessous le chevet de son Uet, qui fut levé par Rayer et oootenoit ce qui s'ensuit :
€ Nous, dom Philippe, par la grâce de Dieu roi de Gastille^ ayans par Tespace de quarante ans gouverné deux royaumes, le soixante de mon aage, je les remets et résigne à mon Dieu, à qui ils sont, et mon âme en ses très benoistes mains, afin que sa divine Majesté face d'elle ce qui lui plaira. Et veux qu'après qu'elle sera sortie de ce corps il soit embaumé et vestu en habit royal et mis dedans le cercueil de bronze qui est ici, et, après l'y avoir tenu le temps acoustumé, que l'on le mène au sépulcre de cette façon. Que le guidon de l'archevesque marche devant, puis la croix, les moines et le clergé, après Vadelantado\ vestu en deuil, avec l'estandart royal traînant en terre. Le duc de Nazara portera la couronne en un grand bassin couvert d'un voile. Le marquis d'Âlila pwtera l'espée, et mon corps sera porté par huict de mes serviteurs en chef, habillez de ducdl, leurs torches allumées. L'archevesque marchera après les grands, et nostre héritier universel derrière, avec son dueil, allant à l'église. Que mon corps soit mis en un tombeau qui se fera. Et, après que le service sera dit par le prélat, on me mettra en la cave, qui sera la dernière maison que j'aurai pour jamais. Gela fait, vostre roi, troisiesme de mon nom, s'en ira à Madrid, à Saint-Hiérosme, où se fera ma neufvaine, et mon fils avec sa soeur, durant ce temps, s'enfermeront aux Gordeliers. Et vous prie, prince, outre ce que je vous ai autresfois dit, que vous
1. Àdelantado, maître des cérémonies. Cette expression, d'après le dictionnaire d'Oudin, s'applique à plusieurs dignités administratives.