‹ Histoire universelleChapitre 128 sur 332 · LIVRE SECOND, GHAP. III · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND, GHAP. III

n'y ait quelques ordonnances particulières en chacun lieu, selon que la commodité le requerra.

33. Cependant nous excluons toutes inventions humaines et toutes loix qu'on voudroit introduire, sous ombre du service de Dieu, par lesquelles on voudroit lier les consciences; mais seulement recevons ce qui fait et est propre pour nourrir concorde et tenir chacun depuis le premier jusques au dernier en obéissance, en quoi nous avons à suivre ce que nostre Seigneur Jésus Christ a déclaré quant à l'excommunication, laquelle nous approuvons et confessons estre nécessaire avec toutes ses apartenances.

34. Nous croyons que les sacremens sont adjoustés à la parole pour plus ample confirmation, afin de nous estre gages et marreaux1 de la grâce de Dieu, et par ce moyen aider et soulager nostre foi à cause de l'infirmité et rudesse qui est en nous, et qui sont tellement signes extérieurs que Dieu besongne par iceux en la vertu de son esprit, afin de ne nous y rien signifier en vain. ïoutesfois nous tenons que toute leur substance et vérité est en Jésus Christ, et si on les en sépare ce n'est plus qu'ombrage et fumée.

35. Nous en confessons seulement deux communs à toute l'Église, desquels le premier qui est le baptesme nous est donné pour tesmoignage d'adoption, par ce que là nous sommes entez au corps de Christ, afin d'être lavés et nettoyés par son sang, et puis renouvelés en saincteté de vie par son esprit. Nous tenons aussi, combien que nous ne soyons baptisez qu'une fois, que le profit, qui nous est là signifié,

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