Marteau, méreau
s'cstend à la vie et à la mort, afin que nous ayons une signature permanente que Jésus Christ nous fera tousjours justice et sanctification. Or, combien que ce soit un sacrement de foi et de pénitence, néantmoins pource que Dieu reçoit en son Église les petis enfans avec leurs pères, nous disons par l'authorité de Jésus Christ que les petis enfans engendrés des fidèles doivent estre baptisez.
36. Nous confessons que la S. Cène, qui est le second sacrement, nous est tesmoignage de l'unité que nous avons avec Jésus Christ, d'autant qu'il n'est pas seulement une fois mort et ressuscité pour nous, mais aussi nous repaist et nourrit vrayement de sa chair et de son sang à ce que nous soyons un avec lui, et que sa vie nous soit commune. Or, combien qu'il soit au ciel jusques à ce qu'il viene pour juger tout le monde, touteffois nous croyons que, par la vertu secrette et incompréhensible de son esprit, il nous nourrit et vivifie de la substance de son corps et de son sang. Nous tenons bien que cela se fait spirituellement, non pas pour mettre au lieu de l'effect et de la vérité imagination ne pensée, mais d'autant que ce mystère surmonte en sa hautesse la mesure de nostre sens et tout ordre de nature, bref, pource qu'il est céleste, il ne peut estre apréhendé que par foi.
37. Nous croyons, ainsi qu'il a esté dit, que tant en la Cène qu'au baptesme, Dieu nous donne réellement et par effect ce qu'il y figure, et pourtant nous conjoignons avec les signes la vraye possession et jouissance de ce qui nous est là présenté, et par ainsi tous ceux qui apportent à la table sacrée de Christ une foi comme un vaisseau reçoivent vrayement ce que les