Chapitre IV
Abrégé du dire des catholiques.
Voilà1 les thèses sur lesquelles la France, l'Allemagne, l'Italie, quelque part d'Espagne, l'Angleterre et les pays septentrionnaux en mesme temps résonnèrent de disputes, soit publiques, soit particulières, par lesquelles les catholiques maintenoyent leur Église pour estre seule, saincte, universelle et apostolique, par l'ancienneté, la succession, par l'estendue et par l'authorité que ces trois premiers points lui attribuent. Pour le premier, ils prennent le fondement de l'Église sur saint Pierre, auquel Jésus Christ a donné les clefs du royaume des cieux, la charge de paistre les brebis, la puissance de lier et deslier. A ce premier point ils joignent le second, qui est la succession personnelle de tous les papes jusqu'à ce temps, sans intermission quelconque. Pour le troisiesme, ils monstrent l'estendue de tant de
1. Ce chapitre débute ainsi dans l'édition de 1616 : « L'Italie, l'Allemagne, la France et l'Angleterre et presque toutes les parts de l'Europe se virent en même temps résonner de disputes et privées, par lesquelles »