‹ Histoire universelleChapitre 14 sur 332 · LIVRE PREMIER, CHAP. II · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER, CHAP. II

guerres, desquelles il m'est nécessaire de toucher légèrement les causes, sans sortir des bornes de l'abrégé et des promesses faictes à mon lecteur ; meslant les coureurs de mon discours dans la retraitte de Sleidan, autheur auquel je renvoyé tous ceux qui voudront cercher plus expressément l'origine des matières proposées en ce livre, autheur qui n'a esté assez leu ni assez estimé en ce siècle, duquel les labeurs sentent un esprit général, duquel les passions ne s'employent que contre le vice, duquel la diligence ne s'attache à aucune chose indigne, et de qui la grandeur ne mesprise rien de convenable à l'instruction : loix de l'histoire, qui m'ont donné goust de lui, m'ont dégoiisté de plusieurs autres1 pour les avoir enfraintes, et que je prens pour reigles à observer selon mon possible. J'adresse donc à Sleidan les lecteurs plus curieux, principalement pour ce qui dépend des empires d'Allemagne et de Constantinople, les deux roues principales de nostre univers.

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