Var. de l'édit. de 1616 : « aux peuples, apprirent aux
peuples aussi à cercher »
3. Jacques Hamilton, comte d'Aran, fils aîné du régent d'Ecosse, appartenait au parti anglican. Il s'enfuit de France au commencement du règne de François II pour intriguer en Ecosse contre Marie Stuart (La Planche, édit. Mennechet, p. 36).
4. Secousse appelle ce personnage Hercule de Saint-Aignandes-Marets, et l'identifie avec un capitaine de ce nom, qui, pen-
accusé de quelques mauvois conseils donnés au Roi de Navarre et de quelques escrits licentieux. De f'aict, toute la France estoit pleine de libelles et d'apologies, tout cela imprimé sans privilège, les uns traittans de l'ancienne institution du royaume, des loix que les Rois admettent et souffrent sur eux-mesmes, des successions, des administrations des Rois mineurs et des régences durant leur minorité; les autres traittoient des remèdes, de la tenue libre des Estats, comme aussi à qui appartenoit la curatelle du Roi. Quelques uns, plus experts et hardis, pressoient pour taire mourir les princes favorisans le schisme ; les autres attaquoient les Lorrains de leur tyrannie, la domination des estrangers et d'une femme. Tout résonnoit d'invectives, de responses et de répliques * ; ce qui partageoit les
dant la guerre civile, fut fait prisonnier dans le château de Rochefort en Anjou et supplicié à Angers (Mémoires de Condé, 1. 1, p. 335, note). De Thou l'appelle Coiffard, bailli de Saint- Agnan, et dit que l'on avait trouvé chez lui des écrits injurieux pour la reine mère et les princes lorrains (liv. XXIII). Mais les ambassadeurs étrangers insinuent qu'il était le frère, probablement le frère naturel, du comte d'Aran (Lettre de Ghantonay, du 8 mars; recueil conservé aux archives de Bruxelles, f. 48 v°. — Lettre de Throckmorton , du 7 mars; Forbes, t. I, p. 352. — Lettre de Ghantonay à Philippe II, du 19 mars; Arch. nat., K. 1493, n° 42). 1. D'Aubigné fait ici allusion aux nombreux pamphlets qui parurent à cette époque au sujet de la majorité du roi. Le président La Place analyse avec détail une de ces pièces hostiles aux Guises (Estât de religion et république, édit. Buchon, p. 28 et suiv.). Les Guises y répondirent par la plume de Jean du Tillet, greffier du parlement de Paris (Discours pour la majorité du roy, in-4°, fort rare, réimprimé dans le Traité de la majorité des rois de Dupuy, p. 317). Il en parut bien d'autres. Voir les Mémoires de Condé, t. I, p. 330 et 433 et suiv., et le Père Lelong, n° 72372 et suiv. Le plus célèbre est YEpistre au tigre de la France, de François Hotman. Voyez plus loin.