Ibid
2. Lettre d'un s. de Teilles à La Popelinière du 30 juin 1581 (Orig.; coll. Dupuy, vol. 744, f. 246).
3. Ordre de La Noue à La Popelinière de s'emparer des revenus du château de Lisle (Orig. daté du 2 juillet 1575, s. L; coll. Dupuy, vol. 744, f. 233).
•4. Autographe; coll. Dupuy, vol. 744, f. 268.
5. Lettre de La Popelinière du 12 août 1581 (Orig.; ibid., f. 233).
6. Lettre de La Popelinière (autog. sans date ni adresse; coll. Dupuy, vol. 744, f. 263). Le prince de Condé commandait alors en maître à Saint-Jean-d'Angély.
7. Lettre de Ségur-Pardaillan à La Popelinière, écrite de Nérac le 28 sept. 1581 (Orig.; coll. Dupuy, vol. 744, f. 249).
8. Lettre de Simon Goulard à La Popelinière, datée du 13 novembre 1582 et de Saint-Gervais (Orig.; ibid., f. 250).
de Navarre en Poitou1. Enfin, assailli d'injonctions au nom de la discipline par les plus ardents de son parti, La Popelinière se résigna, le V2 février 1585, à subir la censure prononcée contre lui et promit de publier une rétractation 2. Cet acte d'obéissance fut accepté avec éloges par le roi de Navarre, et Segur-Pardaillan, au nom de son maître, lui adressa une lettre de félicitation3.
L' Histoire universelle du président de Thou.
(Vid. sup., p. 6, note 3.)
Il ne nous appartient pas de raconter ici la vie de Jacques- Auguste de Thou. L'importance que d'Aubigné attribue justement à ce grand historien, son modèle et son guide, nous autorise seulement à signaler quelques documents nouveaux sur son œuvre.
De Thou était président à mortier au parlement de Paris 4 quand il publia, en 4604, les vingt-quatre premiers livres de son Histoire universelle*. L'ouvrage fut accueilli avec éloges par un grand nombre de princes et de savants, au jugement desquels Fauteur se hâta de le soumettre, notamment par Jacques II, roi d'Angleterre, Frédéric, électeur palatin, les cardinaux de Joyeuse, Séraphin, Sforza, Borromée, du Perron, d'Ossat, les ambassadeurs Charles de Harlay et Philippe de
1. Cette lettre, datée du 1er avril (1583), a été publiée d'après l'autographe par M. Lalanne [Mémoires de d'Aubigné, p. 457) et par MM. Réaume et Gaussade, t. I, p. 580.
2. Acte dressé à Saint-Jean-d'Angély à la date du 12 février 1585 (Copie du temps signée de La Popelinière; coll. Dupuy, vol. 744, f. 254). La rétractation n'a jamais été publiée.
3. Lettre originale du 16 février 1585, datée de Saint-Jeand'Angély (coll. Dupuy, vol. 744, f. 260).
i. Les lettres patentes du roi qui lui accordent la survivance de cette charge sont datées du 22 mars 1586 (Orig.; coll. Dupuy, vol. 746, f. 80).
5. Paris, 1604, in-folio, en latin. Cette première partie embrasse la période de 1544 à 1560.
Fresne-Canaye, les présidents Achille de Harlay et du Vair, le conseiller Gillot, les savants Joseph Scaliger, Juste Lipse, Marc Welser, Pierre Pithou, Nicolas Rapin, Nicolas Peiresc, les historiographes Scévole et Louis de Sainte-Marthe1. Plusieurs correspondants lui soumirent leurs critiques, qui sont pour la plupart des corrections de détails, des rectifications plus ou moins autorisées. Nous en signalerons quelques-unes : huit lettres de Daniel Heinsius (coll. Dupuy, vol. \ 9) ; un mémoire de Charles de Lecluse, naturaliste belge (ibid., vol. 409, f. \2) ; un mémoire de Scaliger (ibid., f. 4 8) ; un autre de Gaspard Laurent, professeur genevois (ibid., f. 23); un autre de Oswald Gabelhofer, docteur en médecine et historiographe du duc de Wurtemberg (ibid., f. 33) ; un autre de Pierre Denaisius, jurisconsulte allemand (ibid., f. 48) ; deux de Nogueyra, savant portugais (ibid., f. 50 à 58) ; un long mémoire non signé (Ve de Colbert, vol. 28, f. 53) ; et enfin une suite de notes de Duplessis Mornay (coll. Dupuy, vol. 409, f. 2).
Le premier volume et surtout les suivants furent vivement attaqués par le parti ligueur, que de Thou avait si rigoureusement traité dans ses récits. Déjà l'auteur s'était aliéné la cour romaine en supposant à la réception du concile de Trente. Averti des critiques dirigées contre lui, de Thou proposa des rectifications qui ne désarmèrent pas ses ennemis. Isaac Casaubon atteste qu'il redoutait avant tout une traduction en français faite à son insu, dont la publicité aurait rallumé les passions de la Ligue 2. En vain les cardinaux de Joyeuse et d'Ossat, membres du Sacré Collège, offrirent leur arbitrage, que de Thou accepta avec empressement3. Poursuivi « par la calomnie dont je sens « déjà la pointure, » dit-il dans une lettre au cardinal de
1. Originaux. Plusieurs de ces documents sont en latin (coll. Dupuy, vol. 409, 632, 812 et 819). — Voyez aussi quelques pièces imprimées dans les Lettres du card. d'Ossat, in-fol., 1624; Lettres et ambassades de Canaye, 3 vol. in-fol., 1645; Lettres de Joseph Scaliger, publiées par M. Tamizey de Larroque, in-8°.
2. Lettre de Gasaubon au pasteur Goulard, de Paris, du 27 janvier 1606 (autog.; coll. Dupuy, vol. 409, f. 64).
3. Minute autographe d'une lettre de de Thou au cardinal de Joyeuse, s. d. (coll. Dupuy, vol. 632, 1". 23).
Joyeuse \ il engagea avec les représentants du roi à Rome et surtout avec le protonotaire Christophe Dupuy, son parent, une longue correspondance, dont il serait intéressant de détailler les péripéties2. Dans celte campagne contre la congrégation de l'Index, les Jésuites, qu'il craignait de compter au nombre de ses ennemis, se rangèrent au contraire parmi ses défenseurs3. Malgré cet appui, le grand historien fut battu, et, le 9 septembre 4 609, sur les censures du cardinal Bellarmin et de Antoine Garacciolo4, l'Histoire universelle fut condamnée comme « rocce casione di grandissimo scandalo et de molti mail. » Avec ce grand ouvrage furent proscrits les pamphlets De potestate papœ, de Barclay, Vindiciœ contra tyrannos, de Languet, De principatupapx, de Burlaam, De principum origine seu institut ione, de Simon Schard, et quelques autres ouvrages dont les titres même sont oubliés. Peu après, le 30 janvier 4 64 0, la mise à l'index fut ratifiée, mais du moins Y Histoire universelle figure en compagnie des Commentarii de statu religionis et reipublicœde Jean de Serres, et des Discours politiques et militaires de La Noue5.
1. Minute autographe d'une lettre de de Thou au cardinal de Joyeuse, s. d. (coll. Dupuy, vol. 632, f. 23).
2. Le vol. 409 de la coll. Dupuy contient vingt-quatre lettres autographes de de Thou à Dupuy, écrites de 1604 à 1607. — Le vol. 709 en contient trente-quatre, la plupart à Dupuy et relatives au même sujet. — Le vol. 812 contient quatre lettres du card. d'Ossat, deux du card. Borromée, une du card. du Perron, huit du card. de la Rochefoucauld, trente du card. de Joyeuse, trentesix du card. des Ursins, quatre-vingt-deux de Jacques de Savary de Lancosme de Brève, ambassadeur de France à Rome, toutes originales et relatives aux négociations de de Thou. — Le vol. 819 contient un certain nombre de lettres de Ribere et de Guillaume Gatel, adressées de Rome à de Thou pendant la même période. Quelques-unes de ces pièces ont été imprimées à la suite des traductions de Y Histoire universelle de 1736 et de 1740.
3. Voyez trois lettres du P. Richeome à de Thou, de 1610 et 1611 (autog.; coll. Dupuy, vol. 632, f. 51, 53 et 55).
4. Un extrait de ces censures est conservé dans la coll. Dupuy, vol. 409, f. 66.
5. Ces actes sont conservés dans le vol. 409 de la coll. Dupuy,
Cette condamnation découragea l'illustre historien. Il cessa d'écrire et laissa à Nicolas Rigault, garde de la bibliothèque du roi, le soin de poursuivre son œuvre jusqu'à la mort de HenrilV 4 . Il ne reprit la plume que pour publier sa justification et consacra ses Mémoires à prouver que l'impartialité avait été son unique règle2. Dans les dernières années de sa vie, appelé au conseil des finances, il prit une part importante aux traités de Sainte-Ménehould et de Loudun (4 6U et 4616)3. Il mourut à Paris le 7 mai 464 74.
Date de la naissance de Henri IV.
{Vid. sup., p. 24, note 2.)
La date de la naissance de Henri IV, malgré le grand nombre de généalogies et de biographies publiées, est restée incertaine jusqu'à ces dernières années.
f. 68. Le premier a été traduit et publié à la suite de Y Histoire universelle, 1740, t. X, p. 360.
1. Cette continuation, dont le manuscrit est conservé dans la coll. Dupuy, vol. 408, a été publiée dans l'édition en 7 vol. infolio de 1733 et reproduite dans les traductions de 1736 et de 1740.
2. Les Mémoires, publiés pour la première fois en 1621, ont été traduits et reproduits dans les grandes collections sur l'histoire de France.
3. Le vol. 707 de la coll. Dupuy contient vingt-huit lettres autographes de de Thou à Casaubon, de 1611 à 1614. — Le vol. 709 de la même collection contient trente-quatre lettres aut. du môme à divers savants, principalement à Dupuy, relatives à ces négociations. — Le vol. 801 contient plus de cent lettres adressées à de Thou par les grands personnages du temps pendant cette même période. — Nous n'indiquons pas de documents imprimés, si ce n'est le recueil de lettres de de Thou publié pour la Société dos bibliophiles par M. Paulin Paris.
i. Voir, sur la mort de de Thou, une longue consultation en latin du médecin P. Reveul : « Qu» causa fuerit mortis illustrissimi domini Thuani » (coll. Dupuy, vol. 630, f. 145).
D'Aubigné, bien placé pour être informé sûrement, indique la date du 42 décembre (supra, p. 24); Bordenave, historiographe officiel de la maison d'Albret, adopte la même date1. Cette mention est confirmée par une note trouvée par feu M. Raymond, archiviste des Basses-Pyrénées, aux archives de Pau, dans le manuscrit des Establissements de Béarn, 5e volume, f. 220 2. Toutefois, la confirmation n'est pas absolue, car le secrétaire, chargé d'écrire sur le registre des Establissements, avait d'abord mis le quatorze. Plus tard, un autre secrétaire remplaça le mot quatorze par le mot dolce (douze) et ajouta velhe de Saincte Lucie *.
Olhagaray, historiographe non moins officiel que Bordenave, et Palma Cayet, ancien sous-précepteur du prince, disent que le Béarnais naquit le 43 décembre4. Ces deux historiens, fort répandus au xvne et au xvme siècle, ont fait école, et Favyn, Perefixe, de Bury, Désormeaux., le Père Anselme, etc., ont suivi la même version.
Nous croyons que ces témoignages ne peuvent prévaloir contre celui de Claude Regin, évêque d'Oloron, qui tenait au jour le jour le registre des actes de naissance et de décès des princes de la maison d'Albret. « Le 44e décembre 4553, dit-il, Mad. « dame Jehanne, princesse de Navarre, acoucha de son second « fils à Pau, en Béarn, entre une heure ou deux après « minuit b » Ce témoignage est si précis et en même temps