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Chapitre X

Siège et bataille de Saint-Quentin, sa prise et autres exploits2.

D'autre costé l'admirai, qui avoit esté le plus contraire à la rupture de la tresve, fut pourtant le premier qui la rompit par l'essai de Douai et la prise de

sont très nombreux. Nous citerons seulement, outre les mémoires cités plus haut, les Mémoires de Claude de la Ghastre, imprimés dans l'édition du Journal de l'Es toile, de 1744, t. III, p. 3, et réimprimés dans les grandes collections sur l'histoire de France; un mémoire de l'abbé Garnier publié dans le Recueil de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, 1779, t. XLIII, p. 508. — Parmi les documents inédits, qui sont innombrables, nous ne citerons que le livre des comptes des dépenses de l'armée, qui est conservé dans le vol. 10395 du fonds français, et un recueil de lettres conservé dans la coll. Moreau, vol. 717.

1. Le duc de Guise, rappelé en France après le désastre de Saint-Quentin, partit de Civita- Vecchia pour la France le 9 septembre.1557 (Lettre du baron de la Garde du 8 septembre; f. fr., vol. 20463, fol. 97).

2. Sur le siège et la bataille de Saint-Quentin, voyez la Relation du siège de Saint-Quentin , composée par Goligny, publiée par Chevalier, Recueil de mémoires, 1623, in-4°, p. 120, souvent réimprimée depuis, notamment dans toutes les grandes collections sur l'histoire de France ; les Mémoires de Jean de Mergey, publiés en 1644 par Camusat; les Mémoires de Claude de la Ghastre; les Commentaires de Pierre de la Place ; le Siège de Saint-Quentin, par M. Gamart, in-8°, 185'.), ouvrage enrichi de notes <>t de plans.

66 HISTOIRE UNIYKKSILLLE.

Lan en Artois1. Et fit cela pour monstrer son obéissance contre les accusations de la duchesse de Valentinois2, laquelle, portant ceux de Guise3, empcschoit le roi de sentir la faute commise en ceste infraction ; dont le roi faillit à se repentir, quand la roine d'Angleterre 4 lui envoya dénoncer la guerre par un héraut et qu'il vid le roi Philippe sur ses frontières, avec armée assemblée à Civets5, de 35,000 hommes de pied et 1^,000 chevaux, sans 8,000 Anglois qui les joignirent bien tost. Geste armée fut en peu de jours de 60,000 hommes, là où le connestable, qui dressoit celle du roi à Attigni, ne pouvoit mettre ensemble que 24,000 hommes. L'Espagnol, ayant tourné diverses

1. Sur le rapport d'un prétendu ermite, Coligny essaya d'enlever Douai, le 6 janvier 1557 ; mais les cris d'une vieille femme firent échouer l'entreprise. De là, il se rendit à Lens, prit la ville, la pilla et la livra aux flammes (janvier 1557) (de Thou, t. II, p. 455).

2. Diane de Poitiers, fille aînée de Jean de Poitiers, seigneur de Saint- Vallier, née en 1499, épousa Louis de Brezé, comte de Maulevrier, devint, après son veuvage, la favorite du second fils de François Ier, depuis Henri II, domina la cour pendant toute la durée du règne de ce prince et mourut dans la retraite, oubliée des courtisans, en 1566. Elle est restée célèbre par son goût pour les arts. Ses lettres ont été publiées par M. Guiffrey, 1866, in-8°.

3. Le duc d'Aumale avait consenti à épouser, en 1547, Louise de Brezé, fille de Louis de Brezé et de Diane de Poitiers. Ce mariage rendit indissoluble l'alliance des Guises et de la favorite de Henri IL Le même fait, d'après Brantôme (t. IV, p. 287), fut la première cause d'inimitié entre le duc de Guise et l'amiral de Goligny, qui avait vivement désapprouvé cette union.

4. Marie Tudor, fille de Henri VIII et de Catherine d'Aragon, née le 18 février 1516, à Greenwich, reine d'Angleterre après la mort d'Edouard, épousa Philippe II le 25 juillet 1554 et mourut le 17 novembre 1558.

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