A ilo Mahomet
jeune AJi, déclara quil couperait la tête et passerait son cimeterre dans le ventre de tout homme qui douterait de la mission de Maliomet, et s'op-^' poserait à ses desseins : le prophète , dont le règne devait être celui de la terreur et du fanatisme, choisit Ali pour son lieutenant.
Cependant Abutaleb , oncle de l'imposteur , employait tous ses efforts pour engager sa tribu à se défendre de ses artifices et de ses prestiges; mais, par un reste de tendresse, il apaisait la sévérité de ceux qui voulaient le condamner k mort comme infracteur de la loi du pays, et déserteur du culte des dieux.
L'animosité des partisans de l'ancienne reli- Fuite .ic
■i • . . -1%/r 1 1 • Mahomet.
gion devint si vive , que Mahomet crut devoir se soustraire à leur vengeance ; il se sauva : ses disciples se dispersèrent en Ethiopie. '■ "■ - Sur un faux bruit, croyant les esprits calmés, il
revient dans ses foyers. La mort avait terminé les jours d' Abutaleb , de Cadija ; il restait ainsi sans protecteur , ses ennemis résolvent sa mort. Averti , dit-on, de leurs desseins par un ange, il se sauva avec ses amis, Abubeckeret Ali. On le poursuit, on l'atteint; la lance d'un Arabe allait changer l'histoire du monde; mais l'or éloigrie le fer, Mahomet séduit et désarme son meurtrier ; il se LTiégiro, réfugie àMédme. Cette fuite de Mahomet, qui eut
ère sacrée ^
des muïui-lieu Xaxi 622 , est l'ère sacrée des musulmans : on l'appelle l'hégire.
Médine accueille le prophète ; cette ville était alors déchirée par la discorde de deux tribus , les Charegites et les A vesites, toutes deux ennemies des Roreischites ; elles se réunissent en faveur de Mahomet, lui jurent fidélité, et le reconnaissent comme chef et comme apôtre.
Fort de leur appui il se rend à Koba, y entre
MahomPt
*^r'and-'ion- ®^^ tHomplie ; cinq cents fugitifs de la Mecque l'y ^'^''' rejoignent ; il est proclamé roi et grand-pontife :
il permet aux musulmans quatre femmes, en prend pour lui douze , sous prétexte qu'il a reçu à cet égard un privilège du ciel; enfin il déclare une guerre perpétuelle aux infidèles , et enflamme le courage de ses guerriers par des lois à la fois militaires et religieuses. L'une règle le partage du butin, l'autre déclare que le glaive est la clef du ciel^ qu'une nuit passée sous les armes compte plus que deux mois de prièt^es. Celui qui périt
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dans uiîfC bataille , dit le prophète, est absous ^ les deux lui sont ouverts ,• ses blessures sont éclatantes cor^ime le vermillon et parfumées comme l'ambre.
Dans Fespacc de dix années Mahomet fît neuf scs exploit» sièges et Hvra neuf batailles. Dans un combat sanglant contre les Ivoreischites , Maliomet, las de voir la victoire indécise , invoqua le secours des anges , prit dans ses mains une poignée de sable , et la jeta contre ses ennemis; soudain, frappés de terreur, ils prirent la fuite.
Dans une autre bataille , Kaleb , qu'on vit dans la suite l'un des plus zélés disciples de Mahomet , et qui était alors l'un de ses plus opiniâtres adversaires, fit reculer la fortune du prophète. .
A la tête d'un corps d'élite il tourna l'armée musulmane, enfonça les escadrons, et décida la victoire : Mahomet fut blessé et forcé à la retraite. Les femmes de la Mecque, furieuses comme des bacchantes , vinrent porter leur rage sur le champ de bataille , et déchirèrent avec férocité les cadavres des musulmans.
Mahomet releva le courage de ses troupes , et rendit honneur aux morts , en les plaçant au nombre des martyrs.
Accompagné de l'intrépide Ali , il remporte une victoire éclatante , et met en fuite dix mille Arabes. Il porte ensuite scs armes contre les Juifs, ;'énssit à les vaincre, mais non à les con-