TOME
Vertir , et. leur jure depuis oe moment mie haine éiernielïe.
Son etitri^e La foitunc ct l'entliousiasme accroissaient con-
arlifieieuse
âia Mfcqiie. linuellemeiit ses forces ; la Mecque seule lui résis/tait avec opiniâtreté. Comptant plus , pour la réduire, sur l'arlifice que sur la violence , il propose une trêve et obtient d'entrer dans la ville en pèlerin , pour rendre hommage à la Divinité dans le temple de la Caaba. Sa feinte humilité, la douceur de son éloquence et son ardente dévotion éjdifient le peuple ; une partie de la multitude se déclare pour lui. Kaleb et Amrou abandonnent l'idolâtrie ; il sort avec eux, et revient bientôt au pied des remparts , suivi de dix mille soldats. Tous les vœux l'appellent; un petit nombre d'incrédules parlent vainement de résister et de combattre; enfin Abu- Sophian, gouverneur de la ville, se voit contraint d'en apporter les clés au vainqueur.
Après de si longues haines on s'attendait à un massacre ; Mahomet prouva qu'il savait régner , il pardonna. Quarante victimes seules furent immolées à sa vengeance. 11 renversa trois cent soixante idoles de la Caaba , et la Mecque embrassa l'islamisme.
' Mahomet ne laissa point ses guerriers s'amollir
par le repos ; il acheva la conquête de l'Arabie. Les débris de ses ennemis vaincus , s'étanl rassemblés , lui tendirent un piège ; il tomba dans une embuscatîe, et se vit entouré de glaives menaçans.