CHAPITRE TREIZIÈME
Pii'gnc de Justinicn II , fils de Constantin. — Succès de Lt'oncc , géncralissimc. — Sa perfidie à l'égard des Maronites — Guerre avec les Bulgares. — Dt faite et fuite de Justinieu. — Invasion des Sarrasins en Afrique. — Leur défaite. ■ — Règne d'Abdolniélic en Arabie. — Première monnaie musulmane. — Guerre entre Justinicn et le kalife. — Défaite et fuite de Justinicn. — Son horrible vengeante. — Etablissement en Arabie d'un impôt dit le carage. — Haine publique pour Justinicn. - Son affreux projet. — Révolte do Léonce. — Déchéance et mutilation de Justinicn. — Léonce est empereur.
JUSTIINIEN II. (An 685.) , JL N montant sur le trône , Juslinien pouvait faire
Règne de ' i
fiïs'aTco" espérer un règne tranquille et glorieux. Toutes les siantin. circonstances lui étaient favorables : les Maronites combattaient les Sarrasins ; le roi des Lombards, fatigué d'orages, ne songeait qu'à jouir de la paix y et l'on pouvait ainsi employer toutes les forces de l'empire à chasser loin de ses frontières les Abares et les Bulgares ; mais le nouveau prince , âgé de seize ans , avait beaucoup de présomption , peu de talens et point de vertus.
succès I^ déclara la guerre aux Arabes; le palrice générd'is" ' Léonce , chef de ses armées, remporta quelques
siinc. . • • 1 • 1 Ai
avantages qui pouvaient iui assurer la, conquête de la Syrie ; mais il ne sut point profiter de ses premiers succès; il se contenta du pillage de l'Ar-
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nionie et de la Médie. I/cmpcrour nocorda la paix au kalifc.
Léonce , peu de temps après, commit uu crime sa pcinaio dont les suites devinrent funestes aux Romains. 11 Mamnitc». avait feint de s'approcher des maronites pour les secourir , mais , jaloux des exploits de leur prince , nommé Jean, il l'invite à un festin, l'assassine, et délivre par sa mort les musulmans de leur plus redoutable ennemi.
Cette même année , l'élection d'un pape excilà dans Rome de grands troubles, et le saint Siège fut mis à l'encan , comme l'avait été autrefois le trône impérial. Justinien, toujours pressé de com- OTierre mencer des guerres ^ qu'il ne savait pas finir. Bulgares. marche à la-tête de ses troupes contre les Bulgares, gagne =ur eux une bataille '^'^ , et reprend la route de sa capitale pour y jouir de cette gloire passagère; mais , comme dans sa marche il se gardait négligemment, un autre corps de Bulgares le surprend, l'entoure, et détruit la plus grande partie de son armée. 11 s'était annoncé à Constan- néfiite tinople en triomphateur , il y rentre en fugitif. Jusiinicu
Cependant les Sarrasins , délivrés de la "uerre invasion
. . ,^ r (les S.ina-
des Maronites , et ne craiiinant plus d'être attaqués *'"« ^° ^par l'empereur, que les Bulgares venaient de vaincre, envahirent pour la quatrième fois l'Afrique. Zobéir , leur chef, attaque l'intrépide Kucilé ,
* An 687.
♦"An GJS.