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des partisans, rassembla des troupes, fut Battu, et courut chercher un ,asile h Thessalonique. Manuel refusa de le livrer qjol yainqueur ; ce refus n'altéra point l'amitié que }pi avait mrée le sultan, et même , quelque temps après , Mahomet vint à Constantinople visiter sqn allié. Les courtisans grecs , qui depuis lopg-tçnaps ne distinguaient plus la perfidie de la politique , conseillaient à l'empereur de le retenir prisonnier, dans l'espoir de pouvoir lui arracjier l'ahapdon de la Syrie ; Manuel repoussa leurs conseils avec mépris, et reçut Mahomet comme un frère.
ibkmet* ^ a mort seu l e devait rompre l'union de ces p« wn é fii» deux princes : le sort ne farda pas à détruire la * A ~ paix passagère dont l'amitié du sultan et de l'empereur laissait jouir i'Oriept ; upe attaque d'apoplexie trancha subitement les jpurs de Mahomet*; ses visirs cachèrent soigneusement sa mort jusrqu'au moment où Amurat , son fils aîqé , arriva dans la ville de Pruse e|L se fit proclamer §pltan.
Manuel prétendit que ,< suivant les intentions de son ami Mahomet , op devait lui confier Ja tutelle des jeunes frères d' Amurat. Le refus <}u sultan était facile à préyoir : Manuel reçut une réponse insultante; il s'y attendait ^ elle lui servit de prétexte pour jeter un nouveau ferment de discordes parmi les Turcs.
* An 1421.
Les jeunes princes ottomans se trouvaient alors à Constantinople ; l'empereur proclama Mustaplia , l'un d'eux , sultan y et lui donna des troupes. Une partie de l'armée ottomane se déclara pout lui. Mustapha , secondé par les Grecs, s'empara de plusieurs provinces et se rendit maître de Gallipoli. Mais ce jeune sultan, égaré par l'orgueil d'un premier triomphe * regarda l'appui de Manuel comme un joug ; .devenant ingrat dès qu'il se .crut fort, il se brouilla avec l'empereur et renvoya les Grecs. Le châtiment de son imprudence fut prompt , ses propres officiers le livrèrent aux mains d'Amurat.
Le sultan , débarrassé de cette guerre intestine , sage de
■ 7 Constanti-
tourna toutes ses fi>rces contre Manuel : Constan- no v^ p« tinople se vk de nouveau investie et assiégée *. Amurat en promit le pillage à ses troupes, et la possession au premier guerrier qui forcerait ses murailles.
Depuis quelque temps on avait fait en Europe invention une grande et fatale découverte qui changea bien- a canon * tôt Fart de la guerre , le sort des rois et celui des peuples : un moine , en mêlant le soufre et le salpêtre , avait créé ces foudres terrestres , plus redoutables et plus meurtrières que celles du ciel. Ce fut à l'époque du siège de Constantinople par
An 1423.
Q 1 2 ttlSTOIRfc .
A murât qu'on entendit dans l'Oient l'éclat ter-? rible du premier canon.
. Un Génois, nommé Adorno, fit employer par
les Ottomans cette nouvelle arme contre les murs
de Constantin; elle étonna les Grecs, mais n'abattit
Défense • point la fermeté de Manuel. Son activité , son
jcs Grcca. exemple réveillèrent l'antique courage : hommes , vieillards, enfans, femmes mêmes , tout s'arma. Levée Les Grecs, par des sorties fréquentes, lassèrent la M gc ' constance des assaillants : Amurat leva le siège.
L'adresse de l'empereur ne contribua pas moins à ce succès que ses armes; il avait envoyé en Asie le jeune frère de Mustapha, qu'on appelait Mustaphopullé ; ce prince , «cité par lui , rassembla de nombreux partisans et souleva quelques provinces. Pruse et Nicée se déclarèrent même pour lùi.< Amurat, rappelé par cette diversion, courut à sa rencontre, lui livra bataille, le vainquit et le fit étrangler.
Paix entre Tant de guerres et tant de révoltes avaient fa-
Manuel et • . , > T • 1 * * j *1
Amurat. ligue Amurat. impatient de jouir du repos , il conclut la paix avec Manuel. L'empereur, qui seul avait sauvé l'empire, en connaissait toute la faiblesse. Persuadé que le secours des princes latins pourrait seul le préserver d'une destruction prochaine, il envoya des ambassadeurs à Rome pour
Mort travailler à la réunion des églises. Mais une apode Manuel. . . .
plexie foudroyante termina le cours de sa vie
DU BAS-KMWIIE. 21 5
glorieuse ; il était âgé de soixante-dix-sept ans , et en avait régné cinquante-deux *. Courageux , habile, éloquent , fécond en ressources, modéré dans la fortune , ferme dans les revers r Manuel prouva qu'un homme seul % doué d'un grand caractère, peut encore soutenir un empire qui s'écroule.
* An i425 k
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