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rentra dans le devoir; le reste courut avec les princes se renfermer dans la ville de Dydymolique : le sulian l'assiégea; la résistance fut d'abord
• An 1375.
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opiniâtre ; mais entiii les habitans, daui rcs|)(.'îr d'obtenir la conservation de leur vie el de leurs biens , capitulèrent ; le terrible Araurat ne se souvenait plus de l'exemple de Cyrus ni des leçons de Xénophon ; par ses ordres on creva les yeux à son iils; la garnison entière fut noyée j les principaux chefs des rebelles se-virent contraints de servir eux-mêmes de bourreaux à leurs en fans.
Le faible Jean , forcé de se montrer cruel , -ordonna le supplice de son fils Andronic, et le condamna à perdre les yeux ; l'exécuteur , plus hujnain , ne lui en brûla qu'un.
Constantinople était alors le lliéâlre de quelques combats ; mais leur objet n'était pas la défense de l'empire , et , pendant que les Grecs supportaient en silence le joug ottoman, les flottes génoises et vénitiennes se battaient dans le port de Constantinople.
Jean favorisait secrètement les Vénitiens : tandis qu'ils se disputaient la victoire , le sultan, ras- Krroitc sasié de vengeances , parut enfin s'apaiser ; il ren- 4ii<de'rcnj- dit la liberté à Andronic : ce prince , dont le supplice avait augmente le ressentiment , se servit de l'or et de l'assistance des Génois pour ibrmer mie nouvelle conspiration; il était plus facile de trouver dans cette ville corrompue des conjurés que r^piwiie des soldats; à la tête d'une troupe de rebelles, il force la nuit les portes du palais impérial . arrête
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son pcro cl ses deux frères , les fail jeler en prison cl s'empare du irône.
Un riche Vénitien, nommé Carlo Zcno, el ^''''°'-"'
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qui prélendait descendre de l'empereur Zenon, V6nii'«" montra seul une généreuse pitié pour un empereur trahi par son fils et abandonné par ses sujets. Prodiguant ses biens pour le délivrer, il gagna le concierge qui le gardait , parvint dans sa chambre, elle pressa d'échapper, en le suivant, à la tyrannie. Jean, mauvais prince mais bon père, refusa la liberté, a Si vous ne pouvez pas , dit-il, » délivrer avec moi mes deux fils, le barbare » Andronic se vengera sur eux de ma fuite. J'aime » mieux rester dans les fers que d'être cause de )) leur mort. »
En vain Zéno lui représenta que le plus sûr moyen de sauver ses enfans était de recouvrer sa puissance , la résistance de Jean fut invincible.
Zéno , ayant compromis sans effet sa fortune et sa vie, se retira mécontent : Jean avait trouvé dans sa prison une de ses ancieimes maîtresses , iJonmiéePétronille ; elle était feramedeson geôlier, et avait été son agent pour correspondre avec Zéno ; elle continua de servir son ancien maîtn;. liCS Vénitiens établis dans la capitale cherchèrent à former un parti pour l'empereur : Andronic , informé de leurs mantenvres , les menaça de sa vengeance ; mais ils s adres-sèrenl au sultan (|ui lo
l58 HISTOIRE
Traité proléi,'ea. L'empereur pour recouvrer son Irôneen 3enn avec sBDa liu-iueme Ics bases: sacrifiant son pays a son intérêt , il vendit , comme le répètent tous les historiens , ses Etats pièce à pièce , céda Ténédos et Lesbos à Venise, promit au sultan un tribut de trente mille écus d'or, convint d'entretenir à son service douze miUe hommes , et contraignit la ville de Philadelphie , en Lydie , qui jusqu'alors avait résisté aux musulmans , de se soumettre aux lois d'Amurat,
Le sultan donna ses ordres , tout obéit : Jeaa remonta sur son trône; Andronic reçut son pardon; tous deux cependant étaient indignes, l'un de régner , l'autre de vivre.
En tous lieux les Grecs éprouvaient les outrages que la faiblesse craint , attire et mérite ; 1 empereur de Trébizonde ayant refusé de rendre justice à un Génois nommé Mégollo , dont on avait pillé les propriétés, ce ferouche répubhcain arme deux galères , ravage les côtes, prend un grand nombre de Grecs , leur coupe le nez et les oreilles, les fait saler et les enferme dans un baiil qu il envoie insolemment à l'empereur.
Amural continuait sans obstacles et presque
NoiivpUe -^ f
T ctnire sans gloire ses conquêtes; il s'empara de la prmcipauté d'Achaïe; Patras lui ouvrit ses portes; la pluj)ait des villes de Macédoine se rendirent à lui; Belgrade mèiue, eu Servie, reconnut se*
DU BAS-EMPIRE. l6()
lois j chacun se pariagealt l'empire ; les Vénitiens se rendirent maîtres de Corfou ; le roi de Hongrie, le krale de Servie, les Dalmales et les Valaques , ne voyant plus de barrières entre eux et les Ottomans , réunirent leurs forces et vinrent attaquer Amurat : la bataille eut lieu près de Gassovie ; des deux côtés on montra le même courage et la même opiniâtreté ; mais les Turcs , trèsinférieurs aujourd'hui dans l'art de la guerre à tous les peuples d'Europe , les surpassaient alors en lactique et en discipline ; les Ottomans furent vainqueurs.
Baiazet, fils du sultan , excitait par sa vaillance, Expioiis
•* *■ 'de IJajazet,
par sa force , l'ardeur des siens ; il répandait la j'j^ ''" *"'terreur et la mort dans les rangs ennemis, a Sous » la massue de fer de Bajazet , dit un historien » arabe , les cuirasses de fer , les casques d'airain » s'amollissaient comme la cire. »
Cette bataille fut le dernier triomphe d'Amu- „ . ^^"'^
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rat: il y trouva une mort diL^ne de sa vie: comme •^'"'i'^"'^,
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il poursuivait les vaincus, il remarcpia que presque tous les morts foulés aux pieds par son cheval étaient de jeunes Bulgares et Serves à peine arrivés à l'âge viril. Un des officiers qui l'accompagnaient lui dit : (( Vous ne devez point en être surpris; f) tout honnnc doué de quelque raison n'oserait » attaquer l'invincible Amurat, la jeunesse cioiu- » die peut seule être assez présomptueuse pour
lyO HISTOIKi;
)) ie cciTiballrc. » Tandis que le sultan recevais avec orgueil cet encens de la flatterie , un vieux soldat serve , blessé et couché parmi les morts , l'aperçoit , se relève et enfonce un poignard dans son sein : le conquérant , en rendant le dernier soupir , entendit pour oraison funèbre les cris de triomphe de son armée victorieuse.
Bajazel ^, son héritier, signala son avènement au trône par un acte de férocité que la plupart de ses successeurs imitèrent trop souvent : il fit étrangler son frère.
Le sultan entra en Moldavie , et v éprouva un échec ; la révolte de quelques émirs le contraignit de repasser le Bosphore ; il dépouilla de ses Etats son beau- père , prince de Phrygie , exigea un lourd tribut de l'empereur , et se fît suivre ù l'armée par Manuel , son fils, qu'il garda comme otage. Jean , ne pouvant plus douter de la chute prochaine de l'empire , releva les fortifications de Constantinople : Bajazet le menaça de faire crever les yeux à son fils s'il ne démolissait promptemenl Mort de ces ouvrages. L'empereur gémit , mais obéit. La lionte et le cnagrm terminèrent la triste vie de ce prince , que l'excès de l'huinihation ne put déterminer à cherchei- une mort glorieuse ; il était âgé de soixante-un ans et en avait régné cinquantedeux.
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