‹ Histoire universelle, ancienne et moderne (volume 5)Chapitre 27 sur 77 · CHOEUR DES ENFANS · texte numérisé non relu

CHOEUR DES ENFANS

Et nous un jour le serons, Qui tous vous surpasserons.

Les femmes lacédérnoniennes , dont les mœurs étaient aussi mâles que celles de leurs maris ne plaçaient leur amour-propre que dans la gloire de leurs époux et de leurs enfans ; elles exaltaient leur courage, et ils avaient pour elles le plus grand respect. Une étrangère disait à la femme de Léonidas: a \ous êtes la seule femme qui commandiez aux » hommes. » — « Aussi, répondit la reine de » Sparte, sommes-nous les seules qui faisons des » hommes. »

Une mère , pour consoler son fils qu'une blessure rendait boiteux, lui dit : a Chacun » de tes pas te rappellera ta valeur. »

Le célibat était méprisé. Un jeune Spartiate, refusant de se lever devant un illustre capitaine tome 2. Ç

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qui n'était pas marié, lui dit : « Tu n'as point » d'enfans qui puissent me rendre un jour cet » honneur. »

Le respect pour la vieillesse était un devoir ; on vit même un jour au spectacle d'Athènes les ambassadeurs de Lacédémone céder leurs places à un vieillard qui n'en pouvait pas trouver parmi ses compatriotes.

L'amour du bien public fut la vertu qui distiugua le plus les Lacédémoniens : un d'eux , nommé Pédarète , n'ayant pas été admis au nombre des trois cents membres du conseil de la république , témoigna sa joie de ce que Sparte avait trouvé trois cents citoyens qui valaient mieux que lui.

Leurs prières étaient brèves comme leurs discours; ils demandaient seulement aux dieux de favoriser les gens de bien. Socrate préférait cette oraison aux riches offrandes et aux cérémonies pompeuses de l'Attique.

Ce peuple belliqueux voulait que , chez lui , toutes les statues des divinités fussent armées , même celle de Vénus. Cependant ces citoyens intrépides connaissaient la peur ; c'était celle des lois.

Sparte avait un temple consacré à la crainte : on l'avait placé près du lieu où se rassemblaient les

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