‹ Histoire universelle, ancienne et moderne (volume 5)Chapitre 51 sur 77 · PSOUVEAUX TROUBLES DANS LA GRÈCE · texte numérisé non relu

PSOUVEAUX TROUBLES DANS LA GRÈCE

Renouvellement de la guerre. — Révolution ù Tbibes. — Exil de quatre cents citoyens. — Pélopidas au nombre des < xi'és. — Caractère, de Pélopidas et d'Epaminondas. — Conspiration de Pélopidas, favorisée par Ljuminondas. — Succès de cttti- conspiration.— Victoire de Chabrias. — Lebatuillon sacré. — Victoire de Pélopidas. — Arnmucnt à Sparte. — bataille de Lcuctres. — Victoire d'Epaminondas. — Défense de Sparte assiégée. — Conspiration déjouée p;ir Agésilas. — Mort courageuse d'Ischolas. — Emprisonnement et jugement de Pélopidas et d'Epaminondas. — Leur acquittement. — La Bataille sans larmes. — Education de Philippe à Thèbes. — Révolution en Thessalie. — Gouvernement d'Alexandre de Phères. — Sa tyrannie. — Emprisonnement de Péloridas. — Nouveau commandement d'Epaminondas. — Liberté de Pélopidas. — Sa victoire sur Athènes. — Sa moi t. — Aillktion des Thébains pour la perte de leur général. — Mort d'Alexandre. — Trait de courage du soldat Isodas. — Victoire d'Agésilas. — Bataille de Mantinée. — Mort d'Epaminondas. — Traité de paix. — Expédition d'Agésilas. — Sa mort. — La guerre des alliés — Mort de Chabrias. — Commandement de Charès. — Exil de Timothée. — Témérité d'ipbici ate. — Repos d'Athènes.

Les passions qui avaient mis toute la Grèce en

iTcrre."1614 armes ne furent point éteintes par ce honteux

traité, ouvrage de la lassitude et non de la raison.

Un court repos leur rendit leurs premières forces.

Thèbes et Corinthe étaient mécontentes de la paix d'Antalcide , qui avait affranchi les villes de

leur dépendance , tandis que Sparte , après avoir diminué leur autorité , conservait la sienne sur la plus grande parue du Péloponèse.

L'ambition lacédémonienne donna bientôt à la haine de nouveaux alimens : sous un léger prétexte les Spartiates firent la guerre aux Olinthiens , et s'emparèrent de Potidée, leur alliée. Une entreprise plus audacieuse porta l'exaspération au plus haut point.

La ville de Thèbes était agitée par deux partis ^hâï.0* que leurs intérêts opposés rendent en tout temps inconciliables lorsqu'un troisième pouvoir ne les comprime pas ; ces deux partis étaient celui de la démocratie et celui de l'oligarchie.

Le premier veut l'égalité , et mène presque toujours à l'anarchie ; l'autre , sous prétexte de conserver l'ordre public en plaçant le gouvernement dans les mains des hommes les plus riches , les plus instruits et les plus distingués , conduit souvent à la tyrannie.

Ces deux factions étant alors fort animées l'une contre l'autre , le général Spartiate Phébidas profita de leurs divisions , promit d'appuyer les oligarques , et s'introduisit dans la citadelle dont il s'empara.

Le parti populaire, abattu, se vit livré auxven- Exiide4oo

L * citoyens.

geances de ses ennemis qui en proscrivirent tous

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