CONQUETES D'ALEX ANDRE-LE-GR AN D
(An du monde 3668. — Avant Jésus-Christ 336. )
Portrait d'Alexandre. — Son admiration pour Homère. — L'indomptable. — Son cheval Butéphale. — Gouvernement d'Alexandre. — Ses entreprises au dehors. — Ses premières conquêtes. — Révolte en Grèce. — Siège, prise et destruction de
— Thèbes. — Ambassade d'Athènes à Alexandre. — Harangue de Démosthène. — Clémence d'Alexandre pour Athènes. — Sa nomination de généralissime par les Grecs. — Force de son armée. — Sa marche vers l'Asie. — Bataille du Graniquc. — Conquête de l' Asie-Mineure. — Conspirations excitées par Darius contre Alexandre. — Le nœud gordien. — Maladie d'Alexandre. — Marche de l'armée Me Darius. — Bataille d'Issus.
— Défaite et fuite de Darius. — Suite des conquêtes d'Alexandre. — Prise de la ville de Tyr. — Propositions de paix de- Darius. — Respect d'Alexandre pour Jérusalem. — Conquête de l'Egypte. — La division de ce pays pour Alexandre. — Bataille d'Arbelles. — Défaite et fuite de Darius. — Entrée triomphale d'Alexandre dans Babylone. — Honteux excès d'Alexandre. — ■ Mort de Darius. — Révolte des Lacédémonicns. — Mort de Philotas et deParménion. — Suite des conquêtes d'Alexandre. — Mort de Clitus, ami d'Alexandre. — Remords du roi pour ce meurtre. — Conquête de l'Inde. — Bataille d'Hydaspe. — Porus est prisonnier. — Révolte et retraite de l'armée d'Alexandre.— Témérité d'Alexandre. — Mariage d'Alexandre avec la fille de Darius. — Mort et funérailles d'Ephestion ami d'Alexandre. — Retour d'Alexandre à Babylone. — Sa mort.
Portrait Alexandre , le plus fameux et le plus extraordr*.e*' dinaire des héros qui aient brillé sur la terre , et
d'alexandre-le-grand. 433
doué par la nature des plus rares qualités, en reçut en même temps le germe des vices les plus dangereux. Son tempérament fougueux le disposait à la violence ; l'élévation de son âme le portait aux sentimens généreux. Philippe lui légua son ambition sans bornes ; Aristote imprima dans son cœur le principe de plusieurs vertus.
Ses traits étaient réguliers, son teint frais et vermeil, son nez aquilin, ses yeux grands et pleins de feu , ses cheveux blonds et bouclés , sa tête haute , mais un peu penchée vers l'épaule gauche. Il avait la taille moyenne, fine et dégagée , le corps bien proportionné, et fortifié par des exercices continuels. On vantait sa légèreté à la course , et l'élégance de sa parure.
11 joignait à un esprit très vif un désir insatiable de s'instruire ; il aimait et protégeait les sciences et les arts. Sa conversation était agréable et piquante, son amitié constante. Tout était grand dans ses sentimens comme dans ses pensées.
Le célèbre Aristote s'exprimait ainsi dans une de ses lettres, après la mort de son royal élève : « Alexandre de Macédoine ne manquait ni d'ha- » bileté dans le conseil , ni de valeur sur le champ » de bataille , ni de grâce dans ses bienfaits. Il » manifesta quelquefois sa cruauté par des sup-