CHAPITRE TROISIÈME
Prédilection de Constance pour le cliriètiamsii». — Le fameux délateur aurnommë la Chaîne. — Tyrannie de Gallus et do Constance. — Invasion des Allemands. — Paix entre eux et Constance. — Nouveaux excès de Gallus. — Perfidie de Constance à IMgard de GaUos. —Mort de GaUus. -^Victoire sur les Allemands.— RëvoHe et mort de Sylvain.— Constonce nomme nn Cësar. — Tableau de la vie de Julien. — Arrivée de JuUcn à Milan. — Son élévation au rang de César. — Son refus pour cette dignité. — Son acceptation obtenue par Eusébic.— Sa tentrée dans Milan. — Conduite de Constance à l'égard de Julien. — Portrait de Julien. — Dissensions entre Constance et les évéqucs au sujet d»Atbanase. — Déposition et exil du pape Libère. — Fuite d'Albanase. — Secte de Macédonius. — Gouvernement de Julien. — Guerre entre Julien et les barbares.
— Invasion des Jutbonges. — Excursions des Germains. — Exploits de Julien. — Tyrannie de Constance, — Son entrée à Rome.— Rappel d'Atbanase.— Nouvelle invasion des barbares.
— Trahison de Barbation. — Destitution de Valentinien. — Confédération allemande. — Bataille entre Julien et Chnodomaire. — Défaite, fuite et captivité de Chnodomaire. — Nouvelles victoires de Julien.— Description de Paris par Julien. — Victoires de Constance, -r Désastres en Asie. — Destruction de Nicomédie. — Nouvelle guerre dans la Gaule. — Révolte dans l'armée , occasionnée par la disette. — Mort de Barbation. — Sédition à Rome , causée par la disette. — Troubles en Orient. — Nouveaux succès de Julien.— Evénemena relatifs à Tavénement de Julien. — Rappel des troupes de Julien. — Préparatifs de départ des troupes. — Revue de Julien. — Révolte des troupes en faveur de Julien. — Julien est nommé Auguste. — Conspiration contre Julien. — Asaem- Méç de l'armée dans le Champ-de-Mars. — Corresppndancf
DU BAS-BIEPIllS. f 25'
tBtre GoDsUnee et Julien. — Invasioii de Sapor. •— Échec de ConaUnce. -^ Prëparactifs hostiles entre Constance et Jnlien. — Mort de Constance.
CONSTANCE, empereur; GALLUS, césar j
JULIEN, CÉSAR. (55i.)
L^bupereur , ammédtt dësir d'accélérer la chat e ptmuim. totale du polythéisme , éproaya de la part des couunctt peuples ane résistance opiniâtre : il prohiba vai- i^. '* nement les sacrifices dans les campagnes, et se TÎt m*, obligé, en défendant les solennités publiques, de tolérer le culte secret* Les chrétiens ne pouvaient supporter la vue des temples, mais leur existence était liée à tant de glorieux souyenirs, qu'on crut deyoir publier une loi pour en empêcher la dégradation.
L'ordre du prince avait fait enlever Fautel de la /
Victoire , placé par Auguste dans la salle du sénal« Depuis il y fut rétabli, et les Romains défendirent plus long*temps cette divinité que toutes les autres.
L'impossibilité de détruire si promptement d'antiques coutumes força Constance à conserver aux pontifes leurs titres et une partie de leurs privilèges; mais le clergé chrétien croissait toujours en richesses et en autorité. L'empereur lui prodigua des exemptions avec plus de piété que de prudence ; il déclara , dans le préambule d'une de ses lois, « que le ministère des autels était plus » utile à l'état que les services militaires et civils , » et même que les travaux consacrés à la culture