HISTOIAE
splezmitës , et garder la double paissance du sacerdoce et de Fenipire y dont la réunion avait toujours paru jusque-là si utile à la politique des gouyer-* nemens*
, Ayant même de se voir seul maître de Pempire y Julien méditait et préparait ces grands cliangemens; et, dès l'instant où il prit le titre d'ÂagustCi quittant le voile trompeur dont une longue dépen* dance Pavait forcé à couvrir ses vrais sentimens, il professa hautement son respect pour les dieux^ et parla plusieurs fois à ses troupes des avis qu^il prétendait avoir reçus du génie de l'empire et d'Âpollon : mais y quand il apprit en Thrace la nouvelle de la mort de Constance y ajournant tout autre projet) il ne s'occupa dans les premiers momens que du soin de justifier sa conduite , et de donner Pappui de l'autorité légale à une puissance qui, ^ dans son opinion, était peu solide lorsqu'on ne la devait qu'à la force des armes.
Son «ce- ji écrivit donc au sénat de Byzance , qui le recon-
lion confir- t\ • • •
mée par le uut avec cmpressoment. Déjà dans sa route il avait *^°*|**^^' adressé sa justification au sénat de Rome : «c Est- » ce ma faute, lui avait -il dit , si des soldats sans » • puie , fatigués de remporter des victoires sous » les ordres d'un général auquel on défendait de » leur accorder aucune récompense, se sont livrés » au désespoir quand ils ont vu qu'on les arrachait » à leur patrie et à leurs familles pour les entraîner )) dans un climat lointain ? J'ai dû céder à leur vîo- » lence , pour prévenir de plus grands malhem's et ^ » pour vous conserver la Gaule. »
. ïl avait, disait*oii, ajouté à ces paroles une pein-
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tttre ii la foia sivive et si amère des faiblesses, des fautes, des TÎces et des crimes de Constance, que le sënat romain, quelque accoutuaaé qu'il fut i la seriritude, et tout en confirmant unanimement le titre d'Auguste qu'il avait pris , lui irëpondit qu^il devait perler arec plus de ménageaient du prince auquel il devait la pourpre^
lulien entra dans Constantiiiople le 1 1 dé-^^ ^ cembre 36 1 , suivi par ses soldats, pmicëdé par le constaoti. peuple , et entoure par le sénat qui était venu le ^°^^' receToir aux portes de la villes Peu de jours après^ il alla au-devant du corps de Constance , se mit k getioux devant lui , déposa son diadème à $6ê pieds , et le suivit jusqu'à l'églisedes saints Apôtres ^ en ver- < sant des larmes que personne ne crut sincères*
On avait admiré dans la Gaule sa douceur: oil <^<'^«<io" frémit dans Byzance de la sévérité qui signala les breardeute premiers actes de son pouvoir. Au lieu de livrer aux tribunaux ordinaires les personnages odieux au peuple , et qui, sous le règne précédent, avaient le plus abusé de leur crédit, il chargea^ une commis^* sion de les juger, et créa une chami^re^ ardente qui écouta plus la passion de la vengeance que la voix de la justice*
L'eunuque Eilsèbe et ses lâches eonipUces expiè-^ rent leurs crimes par un supplice mérité; mais on plaint les plus grands coupables lorsque leur condamnation est tachée d'illégalité. L'exil du consul Taurus parut une violation de toutes les lois , et l'indignation publique fut au comble , lorsqu'on ordonna la mort du grand trésorier Ursulus, dont la fermeté était vantée, et qui même autrefois avait