‹ Histoire universelle, ancienne et moderneChapitre 19 sur 46 · HISTOIBS · texte numérisé non relu

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rendu d'importans services à Julien dans le temps de ses mslhears. ^u reste l'emperear blûma luîmême la sévérité de cette chambre, sauva quelques-unes de ses -rictimes, et reconquit promptement l'estime générale , en panissant les délateurs et ea chassant cette foule de vils espions qui. devaient leur fortune à leur bassesse, et répandaient depuis tant d'années la terreur dans tout l'empire. ùfonaa Le luxc de la cour dévorait depuis long-temps Il m"' ^* substance du peuple ; Julien y trouva mille officiers de cuisine , un plus grand noiubi'e encore de barbiers et d'écbansonsj celui des eunuques les surpassait ; ils furent tous réformés.

On raconte que l'empereur , ayant voulu faire couper ses cheveux, vit paraître devant lui un homme revêtu d'une toge magnifique : « Ce n'est » pas un sénateur, dit le prince , c'est un barbier » que je demande. » Il apprit avec étonnement que ce domestique jouissait d'une pension coQsidérable, et possédait vingt chevaux nourris aux dépens du trésor. Sans rapporter tous les détaUs que les historiens du temps donnent sur ce faste oriental et ridicule^ il suffira de dire que le palais seul coûtait plus que l'armée. L'emperear sapprima tons ces abus , et son économie fut peut-être aussi outrée que les prodigalités de son prédécesseur : pour éviter l'excès du luxe, il tomba dans celui de la simplicité.

opuUriL* Si Julien se montra inflexible pour cette tourbe hommes inutiles qui assiégeaient sans cesse le pais et empoisonnaient l'esprit du prince par leurs irfides conseils, il parut affable pour le peuple, et

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affecta un grand respect pour le sénat et pour les citoyens revêtus de hautes fonctions. U défendit qa'on lui donnât le titre de seigneur , « yoûlant^ ^ » disait-il , être le prince des Romains et non leur » maître.»

Le jour des ' calendes de janvier / lorsque les consuls M ammertin et Nevitta , conformément à l'usage y se rendirent le matin au palais de F empereur , il vint au-devant d'eux , les embrassa , les fit monter dans leurs litières , et , se mêlant lui-même à la foule des citoyens, les conduisit à pied ^squ'ail sénat. Il rendit à ce corps la liberté des discassions, encouragea s^ membres à le contredire, et, rival des anciens orateurs, consacra souvent une partie des nuits à la composition de ses \ïa^ rangues.' Il avait' une telle passion pour tout ce qui était ancien , <]^u'il aurait probablement rétai* bli la république , si les Romains eussent été encore dignes par leurs mœurs d'un tel degré de liberté.

Les tyrans craignent les philosophes; Julien leiur laissait peut-être prendre trop d'empiré sur lai. Inaccessible aux poisons dé la flatterie ^ il ne le fut pas assest aux erreurs du sophisme. Libanius et Maxime, ses instituteurs et ses favoris, furent comblés d'honneurs par lui, et ces ennemis dtî christianisme, réussissant à lui faire partager leur animosité, le décidèrent à se conduire à cet égard plutôt en chef de parti qu'èii chef de l'état.

Déterminé à relever l'idolâtrie, il préféra l'a- »<»afe»i«se^ dressé à la force , d'après le conseil de Libanms. lythéismc. « Il n'en est pas, disait ce philosophe , de» fausses

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