‹ Histoire universelle, ancienne et moderneChapitre 37 sur 46 · TOME XII · texte numérisé non relu

TOME XII

Mutilation siux outrages de la populace ; on lui coupa deux et ewid'Ai- ilpigi^ pour qu^il ne pût ci sigaer ni combattre j et l'empereur l'exila à Lipari» C'est ainsi ^e les caprices de la fortune firent triompher l'imbécille £[onoritts de sept uaurpatwrs, dont la plupart étaient des hommes habiles et des guerriers cour^edx* '

^ Depuis près de quatre siècles y l'Espagne était tranquille, et jouissait, à la faveur d'une si longue paisc j de toutes les prospérités de la civilisation. Elle défendit long-temps ses montagnes con^ tre les. barbares : mais lorsqu'Honorius , dix ans ayant le sac de Rome , voulut remplacer dans ce paya les milices nationales par des légions ^ ces belles contrées deviureiit la proie des plus aSreu-* «es calamités.

Ces légions ci^rrompues n'avaient depuis long* temps d'autre patrie que leur camp , d'autres lois que leur intérêt : infidèles à leur prince y elles reconnurent l'usurpateur Constantin dès que la fortune l'eut favorisé , et , depuis , Maxime lorsqu'il parut le plus fort. Ouvrant enfin les frontières qu'ellesidevaieut garder, exiles y laissèrent pénétrer l^s 3uèves, les Séljnges^les Alaîns, les Vandales. Ce torrent destructeur, dévasta, dépeupla PEspagne, depuis les Pyrénées jusqu'à la mer d'Afrique. Ces barbares, insatiables.de sang et de pillage , massacraient, sans distinction les Ronoains^ et les Espagnols, ravageaient les cham.ps et n'épargnaient pas plus les hameaux que les cités. Le. ^éaude la famine se joignit à celui de la guerre,: et lapGste en^devînt la suite inévitable»;

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Les Saëves et les Vandales s'ëtabUrent enOalîce et dans la vieille Castille, les Alains à Carthagène et en Lusitanie , les Sélinges en Bétique.

Dès qu^il n'y eut plus rien à détruire ni à piller, les besoins se firent sentir aux féroces conquéransy et l'impérieuse loi de la nécessité les civilisa. Us prirent aux habit ans une partie de leurs terres , leur laissèrent le reste , et les encouragèrent à les cultiver. Ces indomptables enfans du Nord soumirent leur bouillant courage au règne des lois , et bientôt l'Espagne, rendue à la tranquillité , redevint fertile et peuplée.

^ Ataulphe, dont la volonté de Placidie avait fait un lieutenant fidèleil'Honorius y après ses victoires dans la Graule, entra en Espagne, reprit Barcelone et la rendit à l'empereur. Il voulait faire pour lui la conquête entière de la péninsule , mais la mort l'empêcha d'exécuter ce vaste dessein.

Il avait imprudemment pris à son service un an-^ Mort cien compagnon d armes de sauras. Cet homme , p«r uperfi. ennemi implacable de la famille des Balthes, cons-' ^** *® *•"* ' pira contre lui, l'assassina dans la ville de Barcelone ^y et plaça sur le trane Singerie , frère de u«urpaiîoi» Saurus. Le premier acte du nouveau roi fut d'é- dcsingénc. gorg^six enfans, fririt du premier mariage d'Ataalphe, et de jeter dans les fers la fille du grand Thëodose.

Placidie, mémorable exemple des vicissitudes* Câptirité^t

de la fortune, tombée à Rome dans les mains dcpuciéiev d'Alaric, élevée au trône par Ataulphe, se vit une

* An d« l^stM'-Ciuist 4^*

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seconde fois enchaînée comme une esclave y et forcëe de marcher â pied y pendant l'espace de douze milles 9 derant le che?al de son aouveau maître.

"fort Ce règne, qui annonçait one affreuse tyrannie • ne dura que sept jours* Les Uoths, indignéa de Forgueil et de la cruauté de Singerie, le tuent, rendent la liberté à Placidie y et élisent pour roi Aréiiemeiit Yallîa y diguo de remplacer Alaric et Ataulphe,

de Valiia. Tk n* • • * i i.*!

Four affermu* son pouvoiri ce pnnce habile conduisit à de nouveaox combats ses sujets turbulens, et traversa toute l'Espagne en vainqueur*

Depuis la mort d'Ataulphe, la paix était rompu» entre le9 Goths et les Romains* Le général Cons-^ tance marcha contre Yallia y mais lorsqu'ils furent en présence , au lieu de combattre ik négocièrent. Placidie fut en?oyée avec honneur k Ratrenne , et Yallia jura de ne se servir de 9»% annea que pour défendre Honorius et l'empire* ^* L'Espagne devint le théâtre d'une foule de combats sanglans que ses ennemis se livrèrent, Yallia y acquit une grande célébrité} il extermina les Sélinges qui avaient ravagé l'Andalousie ( ou Bétique ), défit les Alains, tua de aa main leur roi. Les Yandales et les Suèves^ e&ayés de se^ succès y se soumirent è lui; enfin il remit toute la péninr» suie sous l'obéissance de l'empereur, Les hiatoxiens du temps prétendent que l'injustice et lea vexations des officiers romains firent regretter aux HoBtenx ]pIspagno}s le joug des barbares, d'Honoriw Honorius, qu'on avait toujours vu tremblant & • Rome. Raveune, reçut les honneur« du triomphe dan?

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Rome qu'il avait abandannée. On lui d&^erna des lauriers pour les conquêtes d' Ataulphe p de Constance et de Yallia; et| si Vhistoire nous avait transmis les harangues des orateurs et les vers dea poètes de cette honteuse ëpoqne, nous y verrions le l&che Honorias oëlébré par la servilité romaine comme le meilleur ^ le plus courageux, le plus illustre des princes.

y allia I fidèle à ses promesses , sortit de l'Espagne 9 et s'établit dans le royaume d'Aquitaine que l'empereur lui avait cédé* Il régnait sur tous les pays situés entre la Loire et la Garonne. Bordeaux était sa capitale) ses successeurs fixèrent leur résidence à Toulouse*

Honorius céda aux Bourguignons la partie orientale , et aux Francs la partie septentrionale de la Gaule. La fermeté de Théodose avait réuni toutes les parties de l'empire dans ats mains; la &iblesse de son fils le démembra.

Les barbares y établis dans ces ^provinces, forcèrent les habitans à leur abandonner les plus belles de leurs maisons , et un tiers de leurs terres situées sur le meilleur soL Geux-<^i conservèrent le reste de leurs propriétés, ainsi que la vie, moyen* nant une rançon. Les Visigoths> dans le Midi, se montrèrent plus humains, et accordèrent des iudenmités pour les biens qu'ils enlevèrent aux haUtans.

Paulin , de Bordeaux , nous en a laissé la preuve dans ses lettres^ et fait connaître le prix que lui paya le barbare qui s'était emparé de sa maison.

Ces guerriers sauvages se montrèrent au fond

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plus gënëreux qu'Auguste et que les triumvirs , qui donnèrent aux vétérans de leui^s armées les possessions de plusieurs villes d'Italie , et celles d'une foule de Romains, dépouillés sans dëdom-* magemens*

L'habitude d'un long respect pour Rome, et le Souvenir de la majesté de l'empire, conservàrent encore une telle influence sur les esprits, qu'on entendait les conquérans du Nord , loin de parler en maîtres dans les pays envahis par leurs armes , prendre le titre A*h6U8 des Romains , et se dire soumis à l'empereur.

Il était démontré aux provinces éloignées que la cour de Ravenne ne pouvait plus ni les protéger ni les contenir dans l'obéissance. L'Armo* rique déclara son indépendance , qui fut confirmée par Honorius.

La Grande-Bretagne se souleva; ses habitant chassèrent des hordes de barbares qui étaient dé* barquées. L'émancipation de cette contrée fut suivie long-temps des plus violens orages ; on j vit quatre-vingt-dix cités affranchies , formées en républiques , et gouvernées chacune par un sénat* Les nobles, mécontens de ce mouvement popu«^ laire, regrettaient le gouvernement impérial qui leur distribuait ses faveurs. Parcourant en armes les campagnes , ils voulaient tous , comme les princes des tribus barbares , se faire reconnaître rois •u chiefstainsj et , à la tète des hommes qui leur étaient dévoués, ils soutenaient contre les répu« bliques des guerres continuelles. L'autorité de. trente bu de quarante évêques, qui prenaient

parti dans ces disseiifiions ^ en augmentait Fanimositë*

L^ empire d'Orient y sans èlre mienx gouverne ^ tmt éprouvait moins de pertes , et , malgré Fîneptie de a orient*/* la plupart de ses chefs et les crimes qui ensanglan* tèreiit leur trône, il subsista pendant dix siècles, depuis Théodose jusqu'à la prise de Constantinople , et conserva le nom d'empire romain ^ même après la perte de Rome et de POccident.

Les Grecs , autrefois dépouillés par les Romains, s'enrichirent à leur tour par la ruine de l'Italie* Lorsque les barbares envahirent la Gaule, l'Espagne, Rome et l'Afrique , tous ceux qui purent dérober une partie de leurs richesses à ces dévastateurs les portèrent à Byzance. Les sa vans ^ les orateurs , tous les hommes qui ne pouvaient supporter le joug de l'ignorance et de la brutalité , se véfugièrent dans la Grèce. Les ténèbres se répandirent sur l'Occident ; la lumière se retira y^ra rOrient. Constantinople devint le centre de la civilisation et le dernier asyle des sciences et des arts. Tout le reste du monde se voyait en proie aux grossiers conquérans du Nord ^ qui s'étaient emparés des richesses du peuple - roi , sana apprendre de lui l'art d'en jouir, et qui ne connaissaient d'autre passion que celle* de la^ guerre.

On ne voyait briller chez eux que le fer, tandis que l'or, la pourpre et le luxe des pierreries éclataient de toutes parts dans le palais des empeteurs d'Orient. Les plus riches métaux ornaient leur couronne, leurs vêtemens, leur trône 9 ainsi

que les lances ^ les boucliers, les chars de leurs soldats, et les harnais de leurs coursiers.

Le règne d'Ârcadins offi*it aux regards attristes l'image de la funeste dégradation qu^ëproarent nécessairement les morars sons an long despotisme, et au milieu d\m peuple amolli par tous les genres de voluptés. Les eunuques mêmes osèrent exercer des fonctions pubKqnes. Eutrope présida les tri-^ bunaux et commanda les armées à la grande satisfaction des Goths. Ils ae félicitaient de roir les Romains , lenrs ennemis , commandés par un général qui, loin d'être un rirai redoutable, n'était pas même un homme.

Ce choix d'Arcadius excita le mépris des gens de bien ; mais leur voix n'est pas bruyante , et part trop souvent des Kenx éloignés du palais. Les flatteurs encensèrent le favori ; la cour lui prodigua ses hommages ; il fut créé consul , et le sénat d'Orient lui éleva des statues. L'Occident , quoi' que vaincu par les barbares, ne put supporter l'opprobre d'un pareil consulat ,etle sénat de Rome refusa d^inscrire son nom sur ses registres.

Claudien vwigea de cet affront la première di* gnité romaine par une satire , et peignit en vers mordans le caractère de ce ministre , à la fois vil et insolent, qui, « étant autrefois esclave, avait, » disait-il , préludé , par de petits larcins dans le » coffre de son maître, au pillage qu'il devait » faire nu jour des richesses de Fempire. »

Eutrope vendit plusieurs provinces aux ennemis : encourageant les délateurs et grossissant sa fortune par les confiscations , il fit périr les gêné-

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rdax qui s'ët aient le plus distingués sous le règne de Thëodose , et dont il craignait le courage et le crédit.

Suivant la doctrine de tous ceux qui abusent . du pouvoir et qui redoutent l'opinion publique , il fit publier une loi tyrannique pour menacer de la mort tous ceux qui attaqueraient les ministres de l'empereur, ainsi que les officiers et le» domestiques de sa maison. Cette loi prononçait des peines infamantes contre toute personne qui solliciterait la grâce des coupables. De tels actes, loin de prévenir les révoltes, les excitent : c'est le signal de détresse de la tyrannie.

Un général ostrogoth , Trébigilde , leva en ^^^°^^ Phrygie l'étendard de la rébellion. Eutrope envoya contre lui des troupes commandées par Zjco , ancien cardeur de laine , qii'on nommait VAjax de r Orient. Ce chef, qui devait son surnom à sa force physique plus qu'à son courage et à son habileté, se laissa surprendre et vaincre.

Le fameux Qcunaa , ce Goth qui avait autrefods fait périr Rufia^ remplaça Ijeo dans le commandement de l'armée ; mais, loin de chercher à combattre les Ostrogoths, il appuya leurs réclama^ tions, et força, par la crainte, le timide Areadius à négocier.

Gainas et Trébigilde demandèrent « pour condil ion de la paix , la tête d'Eutrope : Pemperenr hésitait; l'impératrice Eudoxie, se jetant à ses pieds, se plaignit d'un outrage qu'elle avait reçu de ce ministre. Arc<jidius signa son arrêt.

La même cour et le même peuple^ qui flattaient TOMB vu. 49

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sa puissance, l'accablèrent d'injares, dès qu'il fut condamne. Ils voulaient le mettre en pièces. Saint Chrysostôme seul , qui ne Tayait point ménagé quand ii était maître de l'empire, lui ofFrit un asyle dans sa disgrâce , le protégea ouvertement , et y par un éloquent discours sur l'instabilité des choses humaines, parvint à calmer la fureur de la multitude. On promit la vie à Eutrope, il fut envoyé en exil dans l'île de Chypre; mais depuis, au mépris de cette promesse , le consul Aurélien 1« fit périn

Trébigilde et Gaînas méprisaient l'empereur , depuis que, par leur rébellion , ils l'avaient forcé de suivre l«ur volonté. Continuant à lui parler en maîtres, ils le contraignirent de leur livrer -^i*r«- Uen et Saturnin, qu'ils épargnèrent, quand ils fiirent en leur pouvoir.

L'empire se trouvait ainsi gouverné par les barbares ; mais leurs excès les perdirent. Gainas, nommé commandant général des armées , exigea qu'on donnât une église aux ariens. L'empereur refusa d'y consentir, lies Goths, irrités de ce refus , veulent brûler le palais impérial. La garde » instruite de leur projet , les surprend au milieu de la nuit , les attaque et en tue sept mille. Gainas fuit en Thrace et rassemble des troupes pour revenir en Asie j mais un autre Goth, Fravîtta, qui commandait les galères romaines, disperse et détruit sa flotte.

Gainas, à la tête d'un corps nombreux de cavalerie, voulait reprendre la vie errante qui, dans sa jeunesse , ayait commencé sa réputation

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et sa fortune ; mais , dans ses courses y il rencontra Huldin, roi des Huns, qui lui livra bataille. Gainas, vaincu, périt , et Huldih envoya sa tête à Arcadius»

Après ces événemens, ^empereur, qui devait Régenc* être toujours gouverné , laissa les rênes de Fem- ^^q^^I pire dans les mains de Fambitîeuse Eudoxie. Cette princesse persécuta Chrysostôme. Ce saint évê- p«"^c»i. qufi!, l'un des plus éloquens orateurs de Péglise, céecontr» méritait la vénération publique par sa vertu. Mais JjJ^****' cette vertu se montrait peut-^tre trop ardente et trop sévère pour atteindre à son but dans un temps de corruption. Il déposa treize évêques en Lydie et en Phrygîe, et s'attira de noml^reuX ennemis , en déclarant publiquement que la débauche et ta simonie infectaient tout l'ordre épiscopal.

L'indignation que lui inspirait la corruption de la cour l'emporta au point de donner à Timpératrice le nom de JésabeL Pour venger la majesté impériale outragée , l'empereur convoqua un sy^ node, qui condamna Chrysostôme àl'exiL

Au moulent du départ d'un pontife révéré y le peuple se révolte, s'attroupe, s'arme, et fait retentir le palais de ses menaces. Eudoxie, effrayée, se prosterne devant l'empereur, avoue son erreur, et déclare qu'elle ne voit de remède au dan* ger de l'état que le rappel de Chrysostôme*

L'évêque victorieux revient ; son retour est un triomphe. On illumine les côtes d'Europe et d'Asie. Il monte dans la chaire où l'on ne devrait entendre que des paroles de paix 'y mais y l'orgueil ecclésiastique lui faisant oublier l'humilité de l'É-

yangile , il dëclame avec violence contre le» vices des femmes , contre les honneurs presque idolâtres rendus aux statues de Pi mpératrice, « Voyez, dit— » il, dans son exorde, voyez cette vindicative Hé- » rodias ! Hérodias retombe dans ses fureurs , Hé- » rodias recommence à danser; elle demande une » seconde fois la tète de Jean. »

Quelque mt^ritës que puissent être de pareils reproches, et quelque faible que fût alors la puissance temporelle, on ne pouvait supporter une pareille an^ace et rëgner. Un concile rassemble confirma la première sentence du synode.

Le peuple s'opposait encore à son exécution ; mais des troupes de Goths, introduites la veille de Pâques dans la ville, assiégèrent l'église. La cathédrale et leiien oà se rassemblait le sénat furent livrés aux flammes ; et , malgré la fureur popu* laire, on enleva Chrysostôme.

Mort de II avait demandé d'être exilé à Nîcomédie ; mais

cet évêque*

on le conduisit au pied du mont Taurus , où il resta trois ans , et de là il fut envoyé dans les dé^ serts du Pont , près d'une petite bourgade nommée Cumana, où il mourut âgé de soixante ans. Cette excessive rigueur produisit son effet ordinaire ; ses fautes furent oubliées, on ne se souvint que de ses talens et de ses vertus. Trente ans après sa mort , sa mémoire fut réhabilitée; on transporta ses reliques à Constantinople, et Théodose II, qui vînt à Chalcédoine les recevoir , prouva , en se prosternant devant les restes de cet homme célèbre , plus de dévotion que de politique. Il devait , en honorant une des lumières de l'église chré*

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tienne 9 ne pas oublier ce qu'il devait à sa mère et à la majesté du trône offense.

Il est vrai qu'Ëudoxie ^ par sa conduite , excusait en partie Faudace peu convenable du pontife. £lle méprisait son mari , trahissait ses devoirs , et traitait avec une si imprudente confiance le comte Jean , son favori y qu'il passait pour être son amant , et le père du jeune Thëodose.

Arcadius y qui ne la croyait pas coupable 9 Théo. prouva sa tendresse à son fils , en lui donnant à la ^^*y ' !^**

* ' dEudoxie,

fois , contre l'usage , les titres de César et ^Au^ «st «ommé guste, Eudoxie mourut : les ariens la pleurèrent ; ^*"*' les catholiques regardèrent sa mort comme un ar- Mort rêt du ciel qui vengeait Chrysost6me.

Les années suivantes furent marquées par des calamités publiques. Plusieurs villes furent incén*' diées j de fréquens tremblemens de terre en renversèrent d'autres; les plaines furent ravagées par des nuées de sauterelles; les Isauriens dévastèrent les provinces de TOrient depuis le Pont jusqu'à la Palestine. Enfin, Arcadius mourut après treize Mort ans de règne ou plutôt de servitude , car on l'avait toujours vu l'esclave de sa femme ou de ses favoris.

Procope prétend que ce prince , avant de motlH rir, donna, par un testament, la tutelle de soù fils à Ildesgerde, roi de Perse. Cet historien vante la sagesse de cette mesure que Zosime condamne comme très-impolitique. Avant de la louer ou de la blâmer, il fallait en démontrer Pexistence, et tout porte à croire que le l'^cit de Procope est sans fondement, puisque aucun fait ne prouve que

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