‹ Histoire universelle, ancienne et moderneChapitre 38 sur 46 · S^O ^ HISTOIRE · texte numérisé non relu

S^O ^ HISTOIRE

le roi de Perse ait élevé, en vertu de c€t acte^ la moindre préteation à la régence* BëgêBc* Suivant les lois anciennes. Cette réirence devait appartenir à Honorius; mais les grands de l'em* pire s'y opposèrent , et cette olygarctiie confia, soas le nom du jeune empereur, le pouvoir suprême au préfet d'Orient , An thème, patricien riche , puissant , et dont on estimait généralement les talens et la probité.

Régence II ne couscrva pas long-temps cette régence , et, rL "^1^ préférant la tranquillité publique à sa grandeor de Théo- personnelle , il laissa sans obstacles la célèbre Palchérie, sœur de Théodose, s'emparer du trôner Cette princesse, dont les talens justifièrent l'ambition, n'était âgée que de seize ans, lorsqu'elle prit, avec audace, les rênes du gouyernement. Le sénat lui déféra le litre d'Augusta, et, sous le nom du faible Théodose , son frère, elle gouverna , près de quarante ans , l'empire avec gloire.

Cette princesse semblait avoir hérité des Tertos courageuses du grand Théodose. Sa justice rétablissait l'ordre, sa bonté lui attirait l'affection , sa fermeté imposait aux factieux. Sous son administration on ne vit point de révolte , et l'invasion d'Attila fut la seule calamité qui troubla le repos de l'empire.

Pulchérie protégeait les sciences , et parlait avec une égale facilité le grec et le latin. Loin de tenir son jeune frère Théodose dans l'ignorance, pour être certaine de le gouverner plus long-temps, elle lui donna les plus habiles maîtres en tout genre. Ce prince se faisait remarquer par une physio*

DU BAS - EMPIRE.^ Sg 1

npmie grave , par un maintien maj estueux. Il n'était Pori«it pas dënué d'esprit, mais il n'avait pas de caractère.' ^q,, i^ On vantait sa chasteté, sa sobriété, sa douceur^ mais aucune de ces belles qualités ne mérite le titre de vertu lorsqu'elle manque de force. Sa vie fut une longue enfance. Il s'entourait de femmes, d'eunuques ,- et ne s'occupait qu'à graver, à peindre, ou à chasser. La beauté rare de son écriture lui mérita le surnom de calligraphe. Il était si indolent, qu'il lisait rarement les papiers qu'on présentait à sa signature. Un jour, pour lui faire «entir les graves inconvéniens d'une telle paresse, Pulchérie lui montra qu'elle lui avait fait signer sa propre abdication.

Le commencement du règne de Théodose fut signalé par des succès ; les Huns étaient entrés en Thrace; Huldin, leur roi, sommé de se retirer, jura que ses conquêtes n'auraient de bornes que l'Océan , qui terminait , selon l'opinion du temps , la course du soleil. Le succès ne justifia point sa présomption; ses alliés l'abandonnèrent, les généraux de l'empereur le défirent , le forcèrent à repasser le Danube, et détruisirent presque entièrement la tribu des Scyrres qui composait son arrière-garde.

Pulchérie , voulant marier son frère , chercha Unîon d«

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plus, dans cette union , les taiens que la naissance. d'Aihénais Léonce, philosophe d'Athènes, était père d'une «««ommée fille nommée Athénaïs. Elle éclipsait la beauté des autres Grecques , et se montrait , en savoir et en éloquence, l'égale des philosophes et des rhéteurs les plus distingués. Léonce la déshérita ^ et

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