Hi6TOIR
appelait /a 4Sa/Ze de Constantin y ^ aa miUeu de. laqueUê s'^IeissiÂt une coJkoiiiiLç d^ fpxjkjt^e aoryant de haa^à la $t{ii.aç de V^mp^reuc. Celle al^tue^* dont PU «T-ait oha^g^ U \i%Q y ^lait celle d'ApoUontcQaYéed9x^3 Mkkm* Oureofenna dans sabaaeoBe partie de la Ti^îe oroîx qu'oa diaail déecuTerte dans le S^int-Séptulore p%r Hélène ;. Rien n^^^ait^ même dans Boœe , l^ m^gni&r. oeiiLce du palais ii^périal de By^ance > qui 9 A'éle*« Ysnt mv le bord de la mer, aux lieu:^ qu Pon Toit^ aujourd'hui le séraiï^ a^mblflit dominer F£ar<^ et TAsie* *
. Au milieu de la aaUe du trône > bcUknie de marbre 9 d^oii^ et de pourpre ^ ou araU attaehé une grande croix enrichie de pierreries : ApoljbQlx py-i t^euy les Muses i|é VH^iççny les tiiépgb^.de Delphesi enlevés à leurs temples déserts, ne seryaieiil plusjqp^ df ornements : 1^ curipsit^ Tenait admii?et oefii 44]^op^les dç Vidol&triç dws ce palais. s^iperbe» Çonsti^tin ût batfiif daps.QyijsaAeeplu^ieu^a ^gli* a^., eu entre autp^. ^^ de Siainie-r$K^p)i«^> qui, depuis , devipt la, principale mosquée de* seç^ie
teur.s de IVlahomeif*
.. Veuapereur, çc^upé.dela salujbritié de sanouvflU yil^ alitant que de. sa magnificence , fi»t con&r tr^ire, s^r ^ m«^e d^ cieu:^ d^ Romie ^deiwatea igm%^ % doi^.lea eai%x a'-^ijoulaient dans la mer.
Impatient, de fcire l?riJler CouAtanJiiinAple da îd^Ç.gra/id^c^at ,.il açoorda d'importana privilège» à tous ceux qui venaient s'y établi^, et , par un dé-
PU BAS * BMPiHE. 69
ci^t tr^^HirVidir^^ il pi^:!iiaid{^ àe^ ^Utàit tout
q/yiQ fi4s;é^, n^ «e^ai^^ p^ ffOm^weusB, «l'une nuu^.
]Pieiit(^ 1^ V^ûmy^Uit q^f\i^i^ ii>)if$(k V$noi&àne ^ qi^s ^i 4i}^ V^^^ ^iippws^xi^e^ eUe la surpasfai
ses princes^ s'était toujours vue resp^içtéQ par ei^X); Gonsi|^9Aill9ple ^^pj^i^iw^rajite , devant s(m i^xisteoce Mix ei^y^^uDffif, 1^1^. n^f^àA çomvsfi^ a^ maîtres*. Ikqik^, iQt4?ât^ 9 ^Wti ^l^^Pgta } Tm pmpks parUn r^iit( cleyeQJpr Ift pr^prié^. 4«a mooAS(|iaies j le laon gige ^s^im (>9^n»e la,pe¥^éé , bs; igapto, n^etirent phi^ 1^ i|?^9l? fi^lilcation y la yeifti^m^ consista p]^9 d^iM'VlWOm 4e la pat^ij9 ,. 4^ Tind/ipendaBi^ ^ 4f9 l^î/»^oa plaça rhK^imesii ntm doiwia&MUlé a»p^ pffio«ipe«9 r^mifim h 4^ffi^e9»e%i» auiprittoeht
L'obéissance à Péglise , la 8i<H>ms^oiiiaiiLtràBa &iH akèrenlf, i^nt 1^ o^r^c^ 4e^ 4eyA^r6 ; li^ monarque fi?^ reg4¥4l^ cQiKLm^ mfViif»T9A9iOif smI Vétat : tima te& $^n^tme|»a.9 (^mffM tfE>u« tea 4Qoit»i,. ditmati se cancecitiieir ^ sQ.cQi)£i»a4jce»dwa..aA.per40niie9. eb ce fiit 4^iipria>ce9tii|OiaT#lks règlesde vuxraHet àa pQl^qiie q»Q^l!hi9laire.jiigi^at.]E[eiidBnt l>aauo^ d« «èeka> tes. cavaetàx^ ^tîles.apUoii» desi hpnaaneâ dans, les «donjwohâfea ly^avo^a*
^^x»m aidait ébé Qoni8aa?éa i Macaj M^supeareur^ Dédire* dum l'année ^5o , 3«i»s, le qQnsubU. da> Gallii:aiuu tinopre à u et Sjrnusoaque > fifc la diédieMe die. Conataaiiaople ^ ^'^^'^^* qii'il co]asaoi*a«à la Vierge.
Les dépecuses prodigieuises occasicauiée» par la translaUoa du aiége de rempire, et pac la fopda^
tion d^ùne nouvelle Rome ^ oU^rent Cottstaatm à écraser les peuples par des impôts énormes. Il assujettit à de lourdes taxes les marchands, le* artisans y les mendians mêmes el les lieux de prostitution. 'Consts^ntinople seule fut exempte de ce fardeau qu^elle faisait peser sur Fempire, et ses habil ans se virent affranehis de tous iihpôts directe et persoi^nels.
iwiiiu- Un nouveau sénat, formé tlans la capitale de co'nstLitiii. l'Orient, malgré Pexrtrtme faveur que Pempereur lui accordlait, né put obtenir de l'opinion publique la considération et le respect attachés au nom du sé^at qui restait à Rome, et* 1^ peuple ne donna aux sénateurs byzantins que le titre de Clari , réservant pour les sénateurs romains celui de CZa- Hssimù Tous les efforts de Pautorité souveraine ne purent effacer cette différence maintenue par la puissance des souvenirs.
L^empereur', pour assurer la tranquillité de se^ vastes états, eréant un nouvel ordre d'administration publique, confia Pexercioede son autorité à quatre chefs principaux, nommés préfets du prétoire, il fit entre eux le même partage qu'on avait -vu établir autrefois par Dioclétien entre les quatre Césars; mais le- système de Constantin était mieux conçu et moins dangereux, puisque ces préfets étaient révocables : leurs quatre districts se divisaient en diocèses; l'Orient en contenait cinq, l'Italie trois , les Gaules trois. Les préfets du prétoire étaient supérieurs à tous les autres magistrats : autrefois ils commandaient la garde prétorienne ; , mais , dailis ce nouveau système ^ leur autorité de-
DU BÂB-EMPIKE» 71
Tint povement cWile, elles tronpes furent mises 8OUS les ordres de deux généraux nommés maîtres de la milice»
L^ empereur institua une nouvelle dignité suîpérieure à celle de préfet , ce fut la dignité de pc^ trice; mais il ne lui attribua que de grande honneurs sans fonctions. Constantin chargea les ducs de la défense des frontières, en leur assignant des terresqu'ils transmettaient à leursenfans , et qu'on appelait bénéfices. Ces ducs , après de grands ser— yices, obtenaient .quelquefois le titre de comte j qu'on regardait alors comme supérieur , et que portaient les principaux officiels du palais.
Le nom de comte était ancien et datait du règne d'Auguste : on appelait comités Augustil^s sénateurs qui accompagnaient ce prince dans ses Toyages. ' . *
Le fondateur du noui^el empire connaissait les hommes et la dépravation de son siècle; il savait que les Homains n'avaient plus la fierté qui rend libre, et qu'il ne leur restait que la. vanité, qui rend coartisan. Dépouillant les citoyens de leur» droits, il les en dédommagea par des titres ; et. lea principaux personnages de l'empire se consolèrent delà perte de^leur indépendance, en se voyaii^t traités de r^^'erence^ d'éminence , de grandeur et de Tnagnifècence.
Pour maintenir le respect du pouvoir absolu ^ il faut qu'il brille de l'éclat de la /victoire , et la gloire militaire est ce qui fait lé plus.d'illusioixa •nr la perte de la liberté. ,
En 332 ^ Constantin reprit les armes ^ et fit la
7 2 flfSTOIRB
▼icteire guerre contre ks Gotb», Le jeune C anstaaiin ^ son co"Jû™tf ***> eodMModaat un corps d'untnëe^ défit cent
sur le» mille de ces barbares, les contraignit & payer un . tribot Itfitiad et adonner en otage Ariaric y un de .lears priaiices%
Jusqu^aiorh l'evipereur avait crii coftTenable et prudent d'ëloîgner aes frères des affaires paUfques; mais en 333^ yojant sa piiissaiice eensolidée, il nomma Delntace, tn>n frère, consul «t censeur. La peste et la famine désolèrent rempire j Constantin, par ses soins actifs, par ses libéralités, soulagea les aonffraaeesdu p«nplew
Mortda Ce fiit k cette époque que le philosophe Sopa^ ^•Ui^^* tère Vint à la cour d'Orient, et oea soutenir la cause de Tancien clilie contre le christianiamé : il plut à IHsmpereùr* Ce princa ^ doué d'une inia«> gination rive, aimait l'esprit, cultivait les lettres «t venait de rouvrir les écoles d'Athèdes. La faveur de Sopatère éveilla l'inquiétude des prêtres; le peuple , toujours diâposé au fanatisme y éclata en murmures séditieux; Constantin, effrfeiyédeeë mouvement, sacrifia le philosophe à ses ennemis, «t lui fit tratieher la tète»
L^empéf eur > dont les prêtres échauffaient sans liesse, le tsèle , M se bortiait pas à combattre les ït)iiB éttangers} il tra?»Uait sans relâche è leut conversion et comblait de présens leurs ambassSfdtiurs pdùr les attirer i sa oroyailce. Étant in- ^mné que le rot de Perse ^ Sfeipor, maltoBitait lés chrétiens , il lui adreësâ des lettres pressantes feaa leur faveur : « Croyez, M édrivait*41, que l'ena- 1» pereur Valérim he s^est attiré ses longs mal-
DU BAS-EimiLE* ^5
» hearsiqu'en persécutant les adorateurs de Jésàs'- » Ôhri&t, et que moi je né dois mes notoires qu'à » la protection de ce Dieu. »
Ses argumens furent sans auccèfi i il réussit Qiieux en fourniésânt aux Perses ^ sur leur demande , des armes qui leur manquaient, et dont ils ne tardée rent pas ià se servir cus^tre lui;
Cette année fut marquée par peu d'é?énemens.
Gonatant^ le plus jeune des fils de l'empereur, reçut le titre de César. Constantin y frappé de tous les prodiges qu'on racontait du pieux ermite saint Antoine , loi écrivit pour lui exprimer Fadmira<tion que lui inspirait i'austéiûté de sa veriii» C'est ainsi qu^un zèle inlpolitiqué portait alors ce prince i encourager cette ferveur pour la vie ascétique , qui dégarnissait les camps , enlevait aux travaux de la campagne et aux easiplois publics un grand nombre d'hommes utiles, et dépeuplait les villes pour peupler les déserts»
On doit cependant convenir qoe les fautes mêmes de Constantin avaient souvent pour motif de louables intentions. Ce prince possédait lè mé-^ rite qu'on retrouve chez tous leci hommes qui ont fait de gt^slndes choses : dans tous les rangs , dans tous les g^cea, ^ik l'on v^oyait la vertu paraître et ie talent briller , iU fittijraient les r^ards^ fixaient Fattetttiôn de l'emp^^w» et recevaient de lui des mac^s 4'eatime et 4^ fav^i^r, Vart de régner eon«ste sm^-tout ds^a^ l'habileté des chpiit j et ceux de Constanitin tombaient presque toujours sur des personnes distinguées par leur capacité et par leurs actions»
TOMS VU. TO
2^ HlStOlRE
En changeantla constitution deFemplM, Cohs* tantin n'avait point osé abolir le consulat ^ et tous ceux qu'il ëleya à cette dignité furent des citoyens faits pour l'honorer.
En 3 34 , il nomma consuls Lucius Ranius et Ac-^ concius Optatus ^ qui avaient mérité Pestime pu-*blique comme préteurs et comme proconsuls. Pau-« linus Aniciusy renommé par son éloquence, et dont on vantait l'équité, reçut le mêmehonneoTé KéTointioa A cettc époque y on vit éclater une grande réyourbam ^"*^^^ parmi les barbares dont les armes avaient le plus fréquemment menacé les frontières de l'empire. Depuis que les Goths s'étaient vus forcés pat les Romains à conclure la paix, leur ardeur inquiète, pour se consoler de ce revers, cherchait une autre proie : sous la conduite de leur roi Gébéric, ib marchèrent contre lesSarmates ^ lesbat^ tirent complètement et livrèrent leur pays au pillage. Les vaincus, désespérés, armèrent leurs esclaves qu'on nommait limagantes. Cette nombreuse population d'hommes long-temps oppri-» mes se servit de la liberté qu'on lui rendait pour satisfaire sa vengeance. Après avoir chassé les Goths, ces fiers affranchis se servirent de leurs forces contre leurs maîtres, s'emparèrent de leurs propriétés et les contraignirent à la fuite.
Trois cent mille Sarmates vinrent demander asyle à Constantin^ qui commit la haute impru-* dence, au lieu de les disperser dans l'empire, de les incorporer dans ses troupes et de leur donner des terres en Thrace , en Macédoine et en Pannonie. Ouvrant ainsi le passage aux ennemis de
BU BAS-EMPlllE. 7 5
Rome ^ il prépara sa destruction, et ces barbares sans patrie obtinrent après leur défaite y comme supplians^ les possessions que pendapt plusieurs siècles leurs armes s'étaient en T^in efforcée» de conquérir* .
En 555 y Pempereur nonuna consul son second vaimaM frère Jules Constance : ce jeune prince eut 4^un l'ipoitac* premier mariage un fils nommé Oallus ; ayant en^ suite épQusé Basiline , sœur de Julien , comte d'Orient y il devint père du fameux Julien , sumopun^ ^Apo^tat•
L'empereur célébra dans sa nouyelle capitale la 'in^gytrentième année de son règne. Ce fut à cette épo-r couubuL que qu'Eusèbe de Césarée prononça son panégyrique. Un de nos grands éenyains, M. Thomas^ remarque avec raison que la révolution qui s^opé-r rait alors dans le monde créa un nouveau genre d'éloquence : le droit de parler au peuple dans Rome libre , dit-il , avait appartenu aux magistrats , et dans Home esclave aux empereurs.. Ce droit , qui faisait partie de la souveraineté , com- 1
mandait aux volontés en dirigeant les oj^ihions. Il passa sous Constantin aux ministres des autels , et les discours religieux succédèrent aux discoure politiques*
Ainsi Rome vit fleurir successivement l'élo-^ quence républicaine animée par de grands intérêts j sous les premiers empereurs, l'éloquence monarchique , fondée sur la nécessité de flatter et de plaire; à l'époque de M arc-Aurèle , l^éloquence philosophique } enfin y au moment où la doctrine de rEvangiie renversa le polythéisme, on vit naître
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Fëloquenoè chrëtietine qui tenait à dés idées ^ à des principes ) à des objets entièrement iiotiTeaux* Le monde réparé , la ter^ réconciliée ayec lé ciel y un pacificateur «ntf^ Dieu et l'homme , un nouvel ordre de justice, une TÎe à venir et d# grandes esp^ranc^s ou de grandes craintes au-delà des temps , tel était le tableau que cette éloquence présentait aux hommes. Elle tendait A élever la faiblesse y à rabaisser Torgueil , à égaler les rangs par la yertu. Mêlée de force et de douceur , empreinte de Pesprit des livres sacrés études imagina^ tions ardentes de l'Asie , elle prit une te|nte orientale , inconnue jusqu'alors aux orateui^s romains* Constantin fut également loué par les orateurs des deux religions. Le temps lie nous a conservé que sept de ces éloges. Un seul passage , tiré de \ Fun de ces panérigyques où l'orateur païen place
déjà Constantin au nombre des dieux, suffirait pour donner une idée de la férocité des mœurs romaines à cette époque.
L'orateur peint son héros vainqueur des Francs sur les bords du Rhin y et lui prodigue les plus grands éloges pour avoir fait servir le carnage des vaincus aux amusemens de Rome. « Vous avee , y^ dit-il, embelli de leur sang la pompe de nos 9 spectacles; vous nous avetf donné la délicieuse » jouissance de voir une foule innombrable de )» captifs dévorés par les bètes féroces , de sotte » que ces bai'bares, en expirant y souffraient en- » core plus des outrages de leurs vainqueurs que » de la dent ' des animaux et des angoisses de la ^ mort même* )>
DU BAfirBMWBE. 77
Le panégyrique prononcé par Ettâèbe, érê^c pça orthodoxe , coartisan flatteur , historien aspect , offre im mélange , commun alors , de la philosophie de Pythagore, de celle de Platon et de la doctrine des livres safsrés. Ne se bornant pas à représenter Constantin (»w»m« vainqueur de Pidolâlrîe, il compare son empire sur la terre arec Pempire étemel de Dieu sur l^univers, reconnaît qu'il a un commerce immédiat avec la Divinité , l'invite à faire connaître aux fidèles le grand nombre de viflwns et d^apparitions dans lesquelles Jésus-Chrîat ^'était manifesté à ses regards, fait réloge le plus pompeux de ses vertus et le plus exagéré de s^s exploits.
Reprenant ensuite la sévérité épîscopale, il lui rappelle les principes de TÊvangile , l'instruit , le loue , le trompe à la fois , et > mêlant le style de la chaire à celui de la cour, lui prodigue tour- à-tour les flatteries et lesJeçons.
Au milieu des solennités de cet anniversaire, un prêtre , poussant au plus haut degré l'adulation , et voulant paralttte animé d'un esprit prophétique , prédit à l'empereur qu'après avoir bien régné sur les hommes dans ce monde, il régnerait dans l'autre à côté du fils de Dieu. ^ Cessez )• cette indigne flatterie, répondit le prince, je n'ai y> pas besoin de vos éloges , mais de vos prières. »
Jusqu'à ce m&ment ^Constantin , paisibleposses- **^^^^^'* seur de Pempire , n'avait point eu d'autres sédi- ctiocèi».. tions à réprimer que celle de quelques sectaires fanatiques. Cette année, 355, un officier ambitieux, nommé Çfilocère , osç^ lever l'étendard de la
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irëvolte; à la tète de quelques troupes quMl avait séduites ^ il s'empara de File de Chypre. I^e jeune Delmace^ neveu de Constantin y combattit ce re-^ belle , le vainquit , le prit , et^ abusait cruellement de sa victoire y le fit brûler vif.
riTtâgA Ce fut alors que l'empçreur y abandonnant le •ntreieien- Sage Système qu^il avait suivi jusque-là, et com^ f^;^**'* mettant Ja même faute que Dioclétien, accéléra la ruine de Pemplve eii le di^Q^Qt* Ayant donné sa fille Constantine en mariage à son second frère Annibalien, il le créa roi de Pont et de Cappadoce. De}mace gouven^a sous le même titre la Thrace, la Macédoine et la Grèce ; il donna en partage k Constantin , son fils aine y }es Gaules y PElspagne et la Bretagne. Constant régna sur nilyrie et sur ^Afrique. Constance, le second et le plus aimé de ses enfans y obtint pour spi^ lot F Asie y la Syrie et
La renommée de Pempereur était parvenue jus?
qu'aux extrémités du monde; il reçut s^ Constantinople les hommages des monarques de PInde y qui lui envoyèrent des ambassadeurs et des présens.
vouveiies Tout s'abaissait devant sa puissance ; l'esprit de ârré-iue! discorde qui agitait Péglise résistait seul à son autorité. Constancie sa sœur, veuve de Licinius, avait donné sa confiance à un prêtre arien insi-r nuant et adroit ; en mourant elle le recommanda à Pempereur,' sur l'esprit, duquel il prit bientôt assez d'ascendant pour le déterminer à rappeler Arius, ainsi qu'Ëusèbe de Nicomédie et Théognis. Forts d'un tel appui , les deux Eusèbe et les évê«
DU HAS^-EMttlUBé ^9
qnes de leur parti résolurent de perdre Atlianase; mais^ avant deVattaquer y ils cherchèrent à le priver de son plus ferme soutien^ d^Eustathe^évèque d'Antioche.
Trompant d'abord ce prélat soUs l'appatencè ^*H,** d'une fausse amitié, ils se réunissent et se concer- taUt. tent à Jérusalem ^ reviennent à Antioche y y con^ Toquent un coliciie presque entièrement composé de leurs amis ^ et y font paraître une courtisane éplorée, portant dans ses bras un enfant, dont elle accuse Eustathe d'être le père4
Le Ooncile, sans Vouloir écoutet Paccusé, I4 dépose : cette violence excite dans la vill6 nA grand tumulte; on court aux armes : les deui: partis sont prêts à s'égorger. Acace , comte d'O^ rient, apaise la sédition : Eustathe , mandé par Gonstantiti 9 allait déconcerter Fimposture; sea> ennemis changent d'attaque et trouvent de faux témoins qui Taccusent d'avoir autrefois outragé l'impératrice Hélène. I/empereur trcrmpé ïie s6 donne pas le temps d'approfondir l'accusation $ cédant à sa colère y il exile Eastathe et donne aux ariens un triomphe complet. La mort de cet évê^ que, qui succomba bientôt eu. Tfarace à ses chagrins, délivra ses adversaires d'un ennep^i re-^ doutable.
Eusèbe de Nicomédie sut profiter avec activité courageuse de l'avantage que son parti venait de remporter 5 ît'îï'Jqû^ il décida l'empereur à écrire une lettre à Atha- ^^*^"\ nase, pour lui ordonner de recevoir Arius dans d'An»», sa communion. Ce prélat , fier et indépendant y désobéit. Le caractère de cet hoiDiBie célèbre of-
Qù iil6tOill£
^fraii un méUiige rare de dbucear et ik iÈermeté; Par l'une il était parrentt à fixar Fbiuaear mo^ bile des Alescaadripa et a «e concilier leiir eonBtante affection y par l'autre il se faisait r^eapecter de ses partisans et craindre de aeâ enneatia.
Ceux qui ayâûent prévu que 6a ré$i^nce exci* teradt le courroux de l'empereur l'accusèrent d'à* voir fomenté une révolte en Egypte , d'avoir profané les livres saints > et d'usurper la poiasance souveraine en établiasant arbitrairement des impôts sur le peuplé d'Alexandrie.
La haine égare plus souvent qu'elle n'éclaire ; l'accusation ^tait si peu vraisemblable qu'on ne pouvait la àoutenir. L'innocence d'Atbanase fat xecomiueé Âécusa- Ses ennemis ne se laisàèreut pas décourager par $^es°con"re cet ^hec. A Cette même époque ^ ^ Atsène , évê* ^^^' que d'Hypsalen Tbébaïde, disp^ut tout*-|i*-coup. Les méléciens , linisaipt ariens ^ accusent publia quement Atkanaàe de la mort de cet évèqué^ qu'il avait fait périr, disaientH&s^ par dea opérations magiques. Ils prétendent qu'avant &à mort ce malheureux a été mutilé; ils montrent même par^ tout une de aes mains qu'At^anaae avait fait cou<per, ajoutant que jusque-là ils n'avaient pu trouver son corps, caché avec soin par son meurtrier.
En vain les moines d'un couvent où Pévèque Arsène était venu quelque temps yivre en r^trait^ attestent qu'il est vivant : les ariens soutiennent que ce prétendu Arsène est unimposteun
DU BAS-EMPlltt:. 81
: Athanase , muni d'une lettre d'Arsène , qui lui demandait de rentrer dans sa communion y \ient àConstantinople^ se justifie et calme momentanément le ressentiment de l'empereur. Les troubles que cette discorde excitait dans Alexandrie s'apaisent ^ mais après le départ d'Athanase , les éeux Eusèbe parviennent de nouveau à sëduire l'empereur et^ à lui faire croire que le crime de l'ëvèqùe d'Alexandrie est avéré, et qu'il met en jeu, pour se justifier, un faux Arsène.
Constantin , trop crédule , abandonne Athanase, et le livre au jugement de ses ennemis ; il fut obligédecomparaître àTyr devant un concile composé d'évêques presque tous ariens , en présence d'Archélaiis , comte d'Orient , et du comte Denys. . Là se renouvelle la scène d'Eustathe : une femme eSrontée parait , et accuse Athanase d'avoir triomphé de sa pudeur. Thimothée , prêtre attaché à Tévèque d'Alexandrie , et qui se trouvait alors assis près de lui, s' adressant à cette femme, s'écrie vi- Tement : « Quoi ! c'est moi que vous accusez d'un » tel crime ? — Oui , c'est vous-même , lui répond- » elle en le menaçant d'un geste furieux : je vou» » connais trop bien; c'est vous qui m'avez désho^ » norée. »
Cette étrange méprise, qui justifiâ(it si évidemment l'accusé, fit rougir les accusateurs, et excita la risée des comtes et des soldats qui assistaient à cette séance.
Les ennemis de l'évêque d'Alexandrie persistent néanmoins dans l'infâme projet que leur dictait i^ne haine implacable , lui reprochent le meurtre
TOîlfc VII, Il
Sa BISTOIRK
d'Arsène^ et offrent anx regards du concile la main sanglante de cette prétendue victime.
Athanase, après un moment de silence, demande aax jages si Arsène est connu par exxx. Plusieurs répondent qu'ils Font rusourent : alors il fait entrer dans la salle un homme eaveioppé dans un grand manteau , lui décourre la tête, et le Térîlable Afsène paitatt aux yeux surpris de tous les assistans.
Athanase , prenant ensuite successiTcment les bras de cet homme qu'il dégage du vêtement qui les couvrait : « Voilà, dit-il, Arsène vivant , avec » ses deux mains ; Dieu ne nous en a pas donné » davantage ; c'est à mes accusateurs à tOus dire n à présent où ils ont trouvé la troisième. » Sa justifia La îustîficalion était sans réplique; mais larai-
cation, sa ' , i
condamna- SOU, par son évidencc , ne fait qu'irriter la pasi^itiwif ^' *^^" ; les ennemis d' Athanase passent rapidement de la consternation à la fureur; ils l'accusent d'être un magicien, un enchanteur , se précipitent sur lui pour le massacrer , et le comte Archélaiis parvient avec peine à le sauver de leurs mai ris. Enfin le concile, violant toutes les lois divines et huinaines , condamne Athanase, le dépose, lui défend de rentrer dans Alexandrie , et , pour comble d'infamie, Arsène signe lui même cette condamnation. Ce n'était point assez de perdre Athanase , il fallait faire triompher Arius. L'empereur, oubliant comme beaucoup de princes qu'un monarque cesse d'être chef del'état quand il se fait chef d'un parti, et qu'il ne peut plus nen pour l'intérêt général quand il favorise l'intérêt privé, seconda la haine
BU BAS^o EMPIRE»
i^ mma^ et cette parii^té ptoloagen les troubles de l'égli$e«
On fit p^r ftes qrdre«^ dans ce temps, ayec beaucoup de ^olçnuitë, la dédicece de l'ëgtiae dift Saint-Sëpulcre ^ Jëruçalem» Tous les ëréques et tous les fidèles de l'Orient qai s'y ^^endirent furent défrayes par le trésor {^iblic. Goaastantin y convoqua un concile j mais pour le ;rëunir.ûn attendit le moment où la plupart dea ëyéquea catholiques 4?aieat déjà, quitté Jérusalem»
Ce concile accueillit la justification d^Arius , le *^"|*^ réintégra dans ses Ëonctiohs Mcerdotales ; enfin il d'^"»** invita par des lettres preasimtës toutes les églises de l'empire à receiroir Ariua dan^ leur conuaunion^ et à proscrire Athanase»
L'évèque d'Alexjatddrie, indigne de tant de per- Arrwà sécutions y courut à Constantinople pour invoquer ^ contu^ la protection de l'empereur. Ses ennemia lui fer- *""^'maient arec isoiu l'entrée du palais ; mais, comme l'empereur traversait un jot»* la ville à cheval y Athanaae parait tout-à^oup devant lui. C<mstan«tin, prévenu et irrité, ne veut pas s'arrêter pour écouter sa lustification; Pévèqoe alors , élevant la voijc, lui dit hardiment : u Si voua me refuser jus- » tice y si TOUS ne t<Nilex poiAt m'eiitendre en pré- » sence de mes calomniateurs, je prendrai Dieu » pour juge entre vous^t moi. »
L'empereur, cédant ià sa fermeté, consentit à sa sa iastificat demande. Il se justifia facilaneat des accusations consunua. absurdes de magie, de meurtre et d'impiété; mais^ les deux Eusèbe lui reprochèrent sa résistance au prince , son esprit turbulent , le firent considérer