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la différence qui existait entre une religion sanguinaire et une religion charitable. Une condition de la trêve conclue fut le partage de l'Arménie entre les Romains et les Persans*
Honorlus s'était toujours montré l'ennemi d'Arcadius son frère et de Théodose son neveu ; ainsi , par un étrange aveuglement, Constantinople semblait jouir des malheurs de Rome. Il était réservé à la célèbre Placidie, qui avait déjà sauvé sa patrie, de rétablir la concorde entre les deux empires* tinion de Après Ic mcurtre d'Ataulphe et le supplice de ^de'ccmJ Singerie son assassin, Placidie, devenue libre, tance. épousa le bravc Constance. En faveur de cet hymen , Honorius décora du titre d'Auguste ce général, jugeant avec raison que le guerrier qui avait raffermi le trône était le plus digne d'y monter. Mort de Constance ne jouit pas long-temps de son bonheur Gontunce. ^^ j^ gg^ gloire } il mourut , laissant à sa femme deux enfans , Honoria et Valent in ien*
Le crédit de Placidie sur l'esprit de l'empereur, son frère, fut bientôt renversé par la jalousie des eunuques et ii^s affranchis. Placidie ne put résister à ces intrigues; elle fut exilée, et chercha un refuge à Constantinople, avec ses enfans.
Biort Peu de temps après, Honorius termina sa mépnsable vie. Asservi par les esclaves de son palais, témoin indifférent de la ruine de l'empire , il con- 'sumait ses jours dans les plus puérils amusemens^ On prétend que, lorsqu'on vint lui apprendre que Rome était perdue , il répondit froidement : a Cela » est impossible, je viens de lui donner à manger.)» Il parlait d'une poule favorite, à laquelle il avait '
DU BAS -EMPIRE. 5q5
donne le nom de Rome. II faut convenir que de tels princes y s'ils étaient moins rares , ne justifieraient que trop ]es déclamations des républicains contre la monarchie.