TOME VH
tila , loi-ayaietit prédit qa'il serait raincn , maisqae son plàb dailgereax ennemi' piSrirak. Âa moment où teflT Bu^s , pôttëiia^t leurs afahf a^s y faisaient irelenfîi* Pair des ehanltsée YÎcïoire, Thorismond, prince dïétf Yisîgofhis, dé^eend d'tme colline arec un corps de réserve, enfonce à* son tottï les barbares , ranime aies aUiés ^ et change la fece du combat. De tontes parts on sejtftteMr les Hùns , on en fait un affreilX' éàmage. ÂttilW, comme un lion rugissant , fait dUhotilés effôits pbùr ramener ses soldats à la charge ; pour la pt^emièreftSis la terreur les rend sourds à «es ordres ;âb prennent la fuite «t se saUTcfnt dan)i leihr ôàm^y où ib se retranchent, selon leur coutume,^ de'rrièi% lém^s nom*breux chalri'ots;
Cent d[ilt)iiàhté mille cadàWés boun^ient le champ de ba^aiHë'j d^s récits, probÀlement exagérés, dbublaieilf eëildkiibi^.'Iiës Visi^th^^ yainqueurs, procflanlêrént roi^ sur céà- sanglalis trophées, l'intrépide Thorismond* II' édhséillàit à ses alliés d'aftêi^éi^ Attila dariisi st^n^ dam^ , mais l'habile Aétiùfif, 4m^é redoutait pkib* tes Htms, et qui croyait nécessaire', ^diii' mtti^tétiir'lës Gothsdans son alliaiice , d« në'pàs d^Mir^ complètement Attila , s^ôpposfil à de désèéiUi n<éèchat*geaxled^fendre la Gaule, et décida Thorismond à partir pour Toulouse, aliii dé s'àsâlurér Un trôhe que pOttVàieiit lui disputer quelques rivattx.
Après son dépâirt ,r Aétin^ et/ M'érotée, harcelant tansce^i^ te rondes Kins^» que te^ défaut de vivres etl^affaiblissemeiit dëson ai^ëe foiraient à la re* traitef , le bâttijrent encOre en plusieurs renconti'es,
i>V BAS-i-fiMPiaElB* é2J.
et le poursuivirent jusfifi^m TTfajaring^^ Les «p^^ala d'Attila , fip, ^i:af ef ffi^ If ^f§ 4f§ ffm^»^ mm^ mirent .d'koffUiA^fixm^é^é j^a^qshm^l^ fvir aonuiera^ë^r^e|it)eg4>);ag^f9 f^-^pej^ 4Mriél^v
deux omùii^m^^ immn iw Ae# 9^ym^§f^^
yages. J)^^ hm}%^ % P«# aiP9PÎt4|i %§ïij l^a «9<Q^tjl9 ou les p?;4^î:t,e# 4é^ J^ T^lg^lVDe i^ h $U A^ Cloyis e^^Q% j^ii Th^i^ilgll*
Attila, Yi|M«#9 Jl<W 4*I*W 4^/)^i|f#9é^ ^pért s«s«f* qu'il se 4ëfi(^»a\09r«|it «a Italie 4e# |?eir«-f qu'il quûéepîr avait ëpxîçmy^ i^i¥iyi:^ml#f Aya»* pi:^ëé 4^ ^"^•• nouveau siMais sHPçès lei^ 4sm^ P9W# jlfpipé^îlkles de luiliyrer HpnçWtil SrMf^iï Im Al^iff '^iw^l^tilt Aquilëe ^, Qn V}^ pdi» î# Frf^«i«rf fm^ pepdaiO; ce siëge , le^ Uuns ^f e^rf^r 4^s j^a^hinea 4^ ffiçrre, et employer lef af ^s de fe»f UïM^iw p«i|:4ét«iir« les peuplea civ4;isf^p
Les Ro^çi» i^g^^4^ m^»m% #«il» ^té iacapabjes 4ç ?4*^^a»çei ^%i| ni^^ (rp^p^ 4^ ^otjis qui était ^ ]war 8oJ4e , ej^ pç (^i|i,^^D4aie]»t les
prince? ,4^iiç ^% 4v^U^ » P^h^ î^wf <PP^Fag«^ La /r^jiii^^ppç fut gii^ ^iy^ ^jj^^ J'^^i#me : après
troi^ n^û^d^^^f^^iA^Vi^i^f 9 l^/^ft^? d^^fiiandaient qu'on IpvAt ^ si^f ^, ^o^#jg[^*AWilft t wyapt pne cigogne flpi ^^nvftlfîl; 4)i |yW* 4^Pft« ^9W de }a vill^, 4it i s^ »QÎ4*^ ; <^ Ç« B^^Wg^ npyia »PîM)»ce » un pix>pfipt aiipciès ; ççt f^i^je^g Ao^^^i^ue ne » quitterait pa§ ^çn a^yl^ t ^'U ^^ pravçy^ilt pa^ }a » destrgpl^ipn 4u l^ej» 4^ «a re^^-f^itgp yi Ç^^ paroles rempli»^ d'efp4^99(Cf § e£ 4'ar4f uj^^Jt^Jj^^^ 4^
' ^ An di» J^an«-Ghn&t 45a»
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courages ; ils se précipitèrent sur les murailles d' Aquilée, la prirent d'assaut, la livrèrent au pillage, la rasèrent et la réduisirent en cendres* Après cette victoire, Attila ne rencontra plus, au lien de ilomains armés, que des esclaves tremblans, qui ^ Bacrîfiaient leur honneur pour sauver leur vie. Padoue, Vicenqe, Vérone ,'Bergame , Pavie, Milan même j se soumirent. Dans cette dernière ville, Attila, ayant vu un tableau qui représentait Pempereur sur son trône, et des princes scythes prosternes devant lui , le fit brûler et le remplaça par un autre tableau on iui-*mémé était peint sur son trône , recevant les hommages des deux empereurs qui déposaient leurs trésors à ^ses ptedsi
Ces hordes de barbares né se bornaient pas au -pillage ; elles dévastaieuf^es champs , abattaient
• les arbres, brûlaient les chaumières. Loin de les réprimer, Attila encourageait leurs excès, et disait avec orgueil que F herbe ne croîtrait jamais i)u son cheval apdit paéêé. Ce terrible fléau ré-^ pandait par-tout la terreur, tandis qn^il aurait dû réveiller les courages. Chacun, loin d'oser défendre sa patrie , ne songeait qu'i l'abandonnera Bientôt la Lombardie et la Yénétie furent désertes;
' leurs habitans cherchèrent un refuge dans les îles du golfe Adriatique. Un prince des Goths les comparait à des poules d'eau', qui déposent leurs nids anmilieu des vagues. Venise dut sa naissance à ces émigrations. L'intérêt commun unît tous les exi»-
• lés-} la nécessité excita leur industrie et les rendit commerçans. La république qu'ils formèrent était cOTppQsée de doujçe îles , gouvernées chacune par
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un trîban. Cet iétat naissàïit se coiisblidat soiis la protection des princes des Goths,' et parVîtït' depuis à une Iiauté prospérité. . • • ' -
Les Francs et les Yisigoths , qui s'étaient alliés Hahiie tacavec Âétius, dans le dessein de chasser les Huns de [lus* la Gaule y refusèrent de se joindre à lui pour défendre contre eux Pltalie.Cegrand généï'al|)rouTa ^ue le succès dépend plus de Inhabileté dii chef que du nombre^des soldats, et qu'il était, sui^rit -les circonstances , aussi prudent qu'îiittépide, '
A* la tête d'un faible c6rjis die troupes d^élite , il sut contenir Attila sdris se côitfprom'ettre i' lo harceler sans cesse ,4dî' couper les' vivres , érfter les batailles, et réduire la guerre en affaires de postes. Ce iiouveani Fabius profitait de ' toutes les chances fsiv'orables', minait les forces de rennernî, ménageait les siennes et gagnait du temps ; de qui est tout gagner d&ns lés guerres d'iny^^îon. * ' ' Tandis que les talens d^uti seul homme luttaient ucheté de ainsi contre la dëstiiiée , le lâche Valentinien , 'ce- * *"" "** dant à sfes terreurs , fuyait de Raveûtte , se relirait 9i Rbme , et voulait abdiquer un pouvoir dotit le peril,à ses yeux, enlevait tôuisles charmes. Il^ropoàait bassement au sénat et au preiiple d^abandbniier avec luiritalle. Ds ne lui permirent pâte de' ëuiVre ce pusillanime dèsseiii'; mais , càinlm'e'oû iiê poû- Vaït le décider à tenter îe sort des armes tyout '^'âffranchir, on lui conseilla d*essayer la voie dés né--^ gociations. ' * ' • <»....
Les ambassadeurs qu'il clïarsea de se rèridre près ,^* . d'Attila furent le consulaire i^i^ienûsJ Ttib-étius, à Atuu. préfet du prëtôîrei et le pa^e LéôH', 'qlii'dut à sa
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fermetë , au milieu ides malheara pablica y le aar*> nom de Grand.
Us trouvèrent, par un contrasta j^i^i jÇ^.9ât çfroellement sentir la diffërence ^ea teinpa ^ 1^ fiéroce Attila y cet impitoyable dévastateur d^ mcruiley campé sur l'héritage du fayoïri d' Aug^st^ ^ de ^'iiu^ mortel Virgile* pa!^ evtre Plusicurs motifs disposaient le rpji des Huns à iciiililkn. la paix. Aétius , par sa t<emporîsa,tiQn , ^jFait lassé sa patience. Il était fatigué des ble^^^i^es continuelles que lui faisait cet habile enoem^ ^ aussi prompt dans la retraite que dan^ l'attaque , qu'il rencontrait par-tput et ne pouy^^ arrêter nulle part.
Ses guerriers sai^yages p én^ryés paf: l^s diébau* ches y ne résistaient plus à la cl^aleur ^i^ climat* Une fièvre co^tagi6use se répondait dfiu^ ^ofi armée. Attila^ qifojque impie ^ t^t^^jt ^fipiei:st^|4efu: } il craignait, d'après les prédictions dei^e§4l^yins, d'éprouver le sort d'Alaric , et dç pxoifiÇ}f ço^xfjn^ lui s'il entrait dai^ ?^9i^Çf ?Uep I^i^çj^^^ns ^ f ^pf ajoutent que la grayité, l'élpgue^e ^p h^gxk ,et la majesté de ses liabits ppntiQpa)^^ Iç f^appè^rei^t de respect^ enfin qup les fipptres l^ierfe et Paiil lui étaient appafusj^ pt l'ayia|p^t pi^ij app^j* vp^geances du ciej, s'i^ pe^sist^i); à yqulojir détruire l'e??»pire rot^ai^. Le P^lf l^Ç ^aphai^!^ idpniia depuis i cette fable , paf ufi tableau, le ^çç^u de l'immor* talité. Ce qui est certain , c'est que les ambassar àP^^». f^W^S? fttf?»^ acpueiUis ff yqr^bjpflient , et, en peu ^^ J5H^r^ ? conclurent la paix* Attila promit d'évacuer l'Italie^ à condition
d'Atlii«.
qu'on lui livrerait Honoria avec une riche dot ; il déclara en même temps que y si la princesse n'arrivait pas dans ses ëtats à l'époque convenne^ il reviendrait avec une plus nombreuse année porter le ier et ïe feu dans l'Italie , et détruire Rome de toUA èîi cèmWe.
FMèle à- s^^parole , il partît prôniptenient et re- Mort tourna daiîs son palais rustique, sur les bords du Danube. Quoiqu'il attendît Honoria , insatiable de jplaisirs comme d^ conquètes^il augmenta le nombre de sfes feinmes , et contWîgnît une riche et belle icaptrve nômibée Ildico à-l'é^ôfuser. Cet hymen , formé par la riolence, causa sa perte, et le désespoir d'une femme délivriai la terré d'un monstre que n'avaient pu détruire les plus formidables armées. Pour célébrer ses noires, lé roi des Huns avait employé une jounfiée et la plus grande partie de la nuit en fêtés et en festiiis : plongé dans l'ivresse, il se retira enfin dveô sa femme que la hai;ie au lieu de l^aniour guidait ^rès de lui. Le lendemain matin', ses guerriers , sùtpKs dé né point le roir paraître , pénétrèrent dans sateritë,et le trouvèrent mort et bai^^^é datis son skiig. Lés barbares répandirent le briiit qu'il aVait p^H à la' suite d^una vîolenlié'Kéinbrragîe; mais les Romains attribué-* rent sW iii6rt à la vengeance d'Itdiào.
Sbrl arriiéé célébra ses^fùnérailles âved la' pôiî^pé ^^ des baifbàr^es : t)n chanta des hymnes pour immortaliser ses' exploits ; les regrets donnes à la perte d'un guerrier si vaillant durent suivis de grands festins où le délire de l'ivresse se joignait bizarrement à celui de la douleur. Les escadrons
fjDcraille<i
4Sll HISTOIRE
guerriers des Hans firent retentir brayamment l'air de leurs armes, autour du corps de leur héros; suivant leur coutume, ils se frappaient, dé* chiraient cruellement leur visage, et mêlaient aux éloges qu'ils lui prodiguaient, cette terrible yérité : que l'hommage le plus digne d'xm tel chef était non des larmes ordinaires , mais des larmes de sang. On enferma ses restes dans un magnifique cercueil , et pour qu'ils fassent à Fabri de toute insulte , imitant ce qui avait été fait pour Âlaric, on immola les ouvriers qui avaient creusé son tombeau* Démem- L'empire d'Attila . presque aussi étendu que
brement de ■•■ . '^ ^
ion empii-e. celui d'Alexandrc , n'eut pas une plus longue durée , et survécut peu à ses funérailles. Les fils qu'il avait eus de tant de femmes différentes se divisèrent; les chefs des tribus se firent la guerre. Hellae^ fils aîné d'Attila , soutenu par un grand parti , fut attaqué par des chefs qui voulaient se rendre indépendans. Il leur livra bataille en Pannonie, et perdit à la fois la couronne et la vie. Ardaric^ son vainqueur , après lui avoir tué trente mille hommes , gouverna une partie de ses états. On l'appela roi des Gépides ; il régna dans le palais d'Attila , et sur les contrées qui s'étendaient jusqu'à la mer Noire. Les Ostrogoths formèrent un ^ royaume sépare, depuis Vienne ( Autriche) jusqu'à Syrmium. Dinginsich, un autre fils d'Attila, à la tête de quelques tribus, se défendit, en Thrace, quinze ans contre ses rivaux , attaqua l'timpire d'Orient, et périt dans qn combat. Enfin Sessac , dernier fils d'Attila, se retira en Scythie avec les Hûns les plus attachés à la mémoire de son père ;
mais ils en furent dans la suite chassés par les Avares et par les peuples de Sibërie , qui "dispersèrent les derniers débris de ce fléau du monde.
Lorsqu' Attila et son empire s'écroulèrent , Placidie n'eiistaît plus. Cette princesse mérita et conserva une juste célébrité. Elle fit tout ce qu'une femme pouvait faire. Son courage personnel n'^au- Taàt pu défendre l'enxpire , sa prudence le sauva y et sacrifiant ses ressentimens et son amour-propre blessé y elle sut, en rendant sa confiance au brave Aétîas, donner à Rome un appui qui retarda sa ruine. Elle se montra aussi juste qu'habile. Tous les princes devraient avoir constamment sous les yeux ces belles paroles que Fon trouve à la tête d'une de ses lois : « La majesté souveraine , disait- » dlle, se fait honneur en reconnaissant qu'elle » est soumise aux lois • la puissance de ces loiâ » est le fondement de la nôtre. Il y a plus de » grandeur véritable à leur obéir , qu'à vouloir » commander sans ell^. Par le présent édit , nous » nous félicitons de montrer à nos sujets quelles » sont les bornes que nous prétendons mettre à v » notre autorité. »
Valentinîen avait atteint l'âge de trente-cinq ans Perfidie de lorsqu'il perdit sa mère. Tant qu'Attila lui inspira ■^*'*^*"*'^'* quelque crainte, il se montra plutôt le disciple d'Aétius que son souverain j il le combla de faveurs , et lui promit de prendre pour gendre son fils Oaudeniius , aiH]uel il destinait Eudoxie sa fille. Mais dès qu'il crut qu'il n'avait plus de dangers à redouter , sa reconnaissance fit place à l'en^ vie , et, ne pouvant supporter la gloire d'un grapd