‹ Histoire universelle (volume 3)Chapitre 7 sur 102 · OR · texte numérisé non relu

OR

8 janvier.

(1) A Vdrone on lit cette épitaplie :

Luca dédit lucein libi, Luci, pontijicatum

Ostia, papatiim Roma ; Verona inori ; Imma Verona dedit lucis Ubi gaudio; Roma

Exilium; curas Ostia; Luca mori.

aux différens ordres, aux couvents, aux églises; les renouveler, ou abroger ceux qui étaient nuisibles; introduire des fêtes relif^ieuses; faire des mandements pour la pureté des mœurs ; rendre des sentences contre les simouiaques ou les hérétiques ; conserver dans son intégrité l'état ecclésiastique ; empêcher l'accumulation des bénéfices; prononcer des décisions générales sur la foi, et résoudre les doutes particuliers, ainsi que les cas de mariage; prévenir les actes arbitraires, faire respecter les ordres de ses prédécesseurs , révoquer ceux qui avaient été obtenus par fraude , refréner le despotisme , recommander les fonctionnaires méritants ou les pauvres prêtres ; approuver les conventions entre gens d'Église, protéger les faibles contre les prélats et les chapitres entreprenants, confirmer ou reviser les sentences des légats , relever de l'excommunication , canoniser les saints, tels furent les soios divers auxquels se livra Innocent III.

Tantôt il soutient l'archevêque de Rouen contre les chanoines, divisés sur la question des réparations à faire à la cathédrale; tantôt il enjoint à l'évêque d'Armagnac de ne pas empêcher les femmes qui relevaient de couches de visiter l'église; tantôt il enseigne au clergé de Milan comment il doit traiter les nonces qui voyagent. Il invite le doge de Venise a retirer un ordre trop sévère coutr3 un particulier ; il exhorte différents princes à veiller à la sûreté des routes, les autres à ne pas altérer les monnaies, d'autres à s'abstenir d'augmenter les impôts et d'établir de nouveaux péages. Ici, il réprime l'usure ; là, il détermine le vêtement des maîtres d'arts et métiers de Paris, ou celui des chevaliers tcutoniques. Il prendsoussaprotectiondes princes orphelins, commeFrédérlc II, auquel il conserve la couronne : il fit de même pour Ladlslas, fils d'Éméric, roi de Hongrie ; pour l'héritier de Pierre d'Aragon; pour Henri deCastille. Gauthierde Montpellier, banni par son pupille Hugues, roi de Chypre, a recours à Innocent III; c'est à lui que s'adressent les nations commerçantes pour concilier les différends ; les contestations pour la succession aux trônes de Danemark et de Hongrie sont déférées à son arbitrage. Pierre II obtient de lui la couronne d'Aragon, en jurant obéissance au saint-siége ; Calojean, roi des Bulgares, suit cet exemple, et met lin aux querelles soulevées, dans ce pays, en faveur du schisme grec.

Dans ses États, ce pontife ne s'en rapportait du soin de rendre la justice qu"<à des hommes éprouvc's par le bon sens et le carac-

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tère ; il renouvela l'usage de réunir trois fois chaque semaine, sous sa présidence, une assemblée de cardinaux, dans laquelle tous pouvaient proposer des questions. Dans les jugements, il joignait à l'impartialité une profonde connaissance des lois ; c'est à lui qu'on attribue d'avoir posé les bases de la procédure écrite, afin d'exclure le soupçon de fraude et d'attester la régularité des actes (l). On peut dire que l'appel suprême de toutes les causes importantes était alors porté à Rome; il ne manquait jamais d'assister aux consistoires où elles se débattaient, entendait souvent lui-même les parties secrètement, examinait les actes et adoucissait, par les formes, les sentences contraires qu'il était obligé de porter. Il nous reste de lui trois mille huit cent cinquante-cinq lettres, la plupart écrites de sa main, et qui se répartissent sur quatorze années (elles manquent pour quatre), ce qui donne une moyenne de deux cent soixante-quinze par an ; elles obtinrent tant de crédit qu'elles furent adoptées dans les universités.

Doué d'une mémoire imperturbable, d'une érudition immense, d'une grande élévation de pensée, de persévérance dans l'exécution, il puisait des forces dans les obstacles ; il répondait et agissait avec promptitude, mais sans précipitation, avec une circonspection qui n'avait rien de timide ni d'indécis, et toujours après avoir consulté les cardinaux. Sévère avec les opiniâtres, bienveillant avec ceux qui cédaient, il était enclin à croire le bien et ci se montrer indulgent. De toutes les mesures adoptées sous son règne, aucune ne fut changée après lui; or, si nous le voyons quclqaefoiserrer par excès de confiance dans ses légats, c'est à l'étendue de la surveillance qu'il avait à exercer qu'il faut l'imputer.

La première recommandation qu'il faisait à ses légats, c'était d'avoir l'œil ouvert sur la conduite du clergé, de soutenir le bon droit, de déraciner les abus, de concilier les différends, et, autant que l'époque le comportait, de refréner l'amour du gain. Il s'appliquait encore à extirper les scandales parmi les laïques, à introduire des habitudes qui apportassent plus de gravité, plus de régularité dans l'existence; il protégeait le mariage contre les caprices voluptueux des princes. Le roi de France Philippe-Auguste ayant épousé Ingelburge, fille de Waldemar, roi de Danemark, conçut pour elle une telle répugnance, malgré sa grande beauté, qu'il ne consomma point le mariage. On se mit alors à

(I) Voy. le can. II du quatrième concile de Latran, de. Prohadone.

rechercher entre elle et la première femme du monarque un degré de parenté, qui servit de prétexte au parlement convoqué à Compierne pour casser cette union. La jeune princesse, amenée devant l'assemblée, sans avoir personne pour la défendre contre des imputations scandaleuses, ne comprenant pas même la langue du pays, ne savait que répéter: Maie France, maie France 1 Rome, Rome (1)! C'était un appel au pape; CélestinlII évoqua doncla cause à son tribunal; maisPhilippe-Auguste, sans attendre davantage, épousa Agnès de Méranie. Innocent III mit alors le royaume de France en interdit, et obligea le roi à reprendre Ingelburge ; il excommunia de même Alphonse IX, roi de Léon, qui avait épousé une de ses parentes.

Cette autorité établie dans le christianisme pourunir tous ceux qui le professent, pour protéger les droits, déterminer les devoirs de tous, faire respecter le droit par le sujet et le prince, également serviteurs de Dieu en ce qui concerne la vérité et la justice, cette autorité suprême était proclamée par Innocent III avec une conviction profonde. Il y associait une dévotion ardente dans la célébration des offices divins, comme aussi dans la prédication ; ses homéliesnous le montrent très- versé dans les saintes Écritures. Il composa plusieurs hymnes ( entre autres le Veni, Sancte Spiritus] que l'on chante encore, et il écrivit un livre sur l'éducation des princes. 11 aimait Athènes pour son ancienne gloire, et Paris pour son université, à laquelle il donna des règlements et des privilèges; favorisant les savants, protégeant les arts, il reconstruisait des églises et les faisait orner de peintures. Marchione d'Arezzo, le sculpteur et l'architecte le plus habile de cette époque, futchargé par lui de plusieurs travaux. Il agrandit et orna l'église de Saint-Pierre et celle de Saint-Jean de Latran ; il lit aussi élever sur la place de Nerva la tour des Comtes, la merveille de ce temps (2).

IN'ayant rien d'étroit dans ses vues, il tolérait tout ce qui n'était pas véritablement mal ; il laissait les Septentrionaux continuer à se nourrir de viande de cheval ; les Islandais, prendre leurs

(1) Les anciens écrivains français, toujours à genoux devant les rois, donniTpnt à Ingelburge toute espèce de torts. La Porte du Theil reconnut le premier la justice de sa cause dans l'édition des lettres d'Innocent III ; elle fut élalilic ensuite par M. Géraud dans un mémoire couronné par l'Académie en 1844.

(2) Cette tour, ébranlée par le tremblement de terre de 1349, fut ensuite démolie sous Urbain VIIF.

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divertissements à nager, à sauter à pied et à cheval, à grimper sur les rochers, a glisser au fond des précipices, usa^<^s nationaux que la réforme vint ensuite proscrire. 11 veilla à ce que les juifs ne fissent point de mal, mais aussi à ce qu'il ne leur en fût pas fait; il adoucit autant qu'il était en lui les horreurs de la guerre contre les Albigeois ; il se fit le défenseur du comte de Toulouse contre la fureur des croisés, et rendit à son fils les biens qui lui avaient été enlevés. Il permit aux moines de Haute-Rive, dans le canton de Fribourg, de travailler aux champs les jours de fête; à ceuxdeLanternberg de manger de la viande les jours maigres, le poisson y étant rare. Il usa pour les dispenses de mariage de ce pouvoir supérieur qui sait empêcher la loi de devenir une implacable tyrannie, et il prêchait souvent que le péché le plus impardonnable est de désespérer de la bonté de Dieu.

Il consacra aux pauvres les dons offerts dans l'église de Saint- Pierre, avec la dîme de tous les revenus ; les dons déposés à ses pieds, selon l'usage, étaient remis à l'aumônier. Une portion du trésor qu'il trouva à son avènement fut mise de côté par sesordres pour subvenir aux cas imprévus ; il distribua le reste aux couvents de Rome; tous les établissements de bienfaisance furent dotés; durant unedisette, il entretint huit mille pauvres par jour ; outre les distributions à domicile, beaucoup d'entre eux recevaient quinze livres de pain par semaine; quelques-uns étaient admis à se présenter au lever delà table pour en emporter la desserte.

Tel était un pape au treizième siècle, tel fut Innocent, qui entreprit de terminer l'édifice dont les fondements avaient été posés avant lui, et ou chaque nouveau pontife avait apporté une pierre.

Dès le commencement de son rètine, il se proposa deux fins, délivrer la terre sainte et relever rÉi;lise sous le rapport mora:! ; or i! pensait 'y parvenir en la rendant aussi indépendante que possible du pouvoir temporel (1).

(1) M. de Saint-Cliéron a inséré, dans la préface de sa traduction de V Histoire cVlnuocent III par Hurter, les jugements contradictoires de divers auteurs sur ce pontife. Ces jugements sont très-défavorables de la part des piiilosophes et des défenseurs des libertés gallicanes; modérés chez les historiens d un ordre élevé; élogieux chez certains modernes, comme Raumor, (jui ne trouvent Innocent inférieur à aucun des plus grands papes : Lingard et Montaifinbert partagent cette opinion. Mais avant eux déjà, et pendant la révolution, de la Porte du Theil, dans le Recueil des chartes, actes et diplômes relatifs â l'histoire de France, avait publié les lettres jusqu'alors inédites d'Innocent III, qui le plaçaient sons un jour nouveau. Il avait aussi anté-

Il fallut d'ai)ord qu'il s'occupât d'assurer son autorité dans Rome. L'arrogance des nobles s'y était accrue au milieu des prétentions contraires de l'empereur et des papes ; car l'empereur, comme défenseur de l'Église romaine, s'arrogeait, avec la suzeraineté, le droit de conférer les fiefs et déjuger les causes, tandis que les papes le lui contestaient; les seigneurs se partageaient entre les deux antagonistes, selon leurs intérêts ; mais le peuple inclinait plutôt pour un maître qui, comme le pontife, résidait près de lui.

Le parti impérial était représenté par le préfet de Rome, à qui l'empereur donnait l'investiture avec l'épée; en outre, un sénat se inaintenait depuis le temps d'Arnaud de Brescia ; mais son autorité avait été concentrée par le peuple dans un seul magistrat étranger à la ville, chef suprême de la justice, du gouvernement civil et de la force armée, en un mot le centre du gouvernement, comme ailleurs le podestat. Or Innocent obligea le préfet à lui prêter l'hommage-lige, en recevant le manteau de sa main, avec serment d'y renoncer dès qu'il en serait requis. Il réduisit le sénateur à exercer son autorité non plus au nom du peuple, mais au nom du pape, auquel il dut jurer de ne point tendre d'embûches, mais de le maintenir, au contraire, dans les droits appartenant à saint Pierre, et de pourvoir à la sûreté tant des cardinaux que des gens attachés à leur maison (I).

Après avoir détruit l'autorité royale dans Rome, il invita les habitants de la marche d'Ancóne et du duché de Spolète à chasser les seigneurs que leur avait imposés Henri VI; il fut obéi, et l'État de l'Église cessa d'être un vain nom, pour devenir une réalité. îl s'efforça d'y réunir l'exarchat de Ravenne et les terres de la comtesse Mathilde; mais, comme Philippe de Souabe, à qui elles avaient été attribuées comme nouveau duché de Toscane, les défendait vigoureusement, et que, d'une autre part, les

rleurement donno, dans le tome vi des ÌVotices et extraits des maniiscrils de la Bibliothèque nationale, im mémoire en cinquante sections, dont chacune traite des événements les plus imi>orfants de ce ponlifuat , en tirant des faits mêmes la démonstralion de sa j^randeur.

Les louanges décernées à Y Histoire d'' Innocent ìiriìe Hurter doivent avoir pour correctif les observations critiques de M. Avenel dans le Journal des savants de 18')?.. i:n citant le jugement de M. Cantu, l'un des plus beau\ génies dont puisse s'enorgueillir Tllalie, M. Avenel dit : » Ce n'est pas là de l'apologie, mais c'est une justice tempérée encore d'un sentiment fort bienveillant. » ( .'V. de Véditeur. )

(I) Antoine Vitale a écrit \d, Storia de" senatori di Roma.

HENRI VI ET INNOCENT III. il

droits pontificaux se trouvaient contestés, Innocent favorisa l'esprit de liberté en Toscane, où il exhorta les villes à se confédérer, à l'exemple de celles de Lombardie, pour la défense de leurs franchises. Sa voix fut entendue, et si Pise, Pistole, Poggibonzi, restèrent fidèles a l'Empire, Florence, Lucques, Volterra, Prato, San Miniato et autres se liguèrent pour leur sûreté mutuelle.

Nation raffinée comme nous l'avons vue, la Sicile, qui commençait à faire entendre dans sa propre langue les accents de la poésie, considérait les Allemands comme des barbares, d'autant plus que Henri VI semblait s'être étudié à se rendre odieux. Il s'était aperçu lui-même des dispositions peu favorables où il laissait les esprits à l'égard de Frédéric, son jeune fils; c'est ce qui l'avait engagé à le recommander au pape en mourant. Le pontife accepta la mission qui lui était conliée ; mais il y avait pour condition certaines modiiîcations dans le privilège de la monarchie: savoir que les évèques fussent élus canoniquement et confirmés par le roi ; que l'appel à Rome fût permis à tout ecclésiastique sicilien ; que le pape eût la faculté d'envoyer des légats dans l'ile. Constance ne put s'y refuser, et, quand elle mourut, elle laissa Frédéric sous la tutelle d'Innocent, avec la provision de trente mille taris (lfiO,000 fr.)

Innocent donna pour gouverneurs à Frédéric II les archevêques de Palerme, de Monreale et de Capone, et envoya aussitôt un légat prendre en mainlegouvernement ; l'autorité ecclésiastique et le pouvoir politique se trouvèrent ainsi réunis, ce qui fit cesser tout contlit à cet égard. Les grands du royaume ne virent pas de bon œil cette intrusion d'un étranger ;Markwald, duc allemand, installé par Henri dans la Romagne, étant revenu dans son comté de Molise après avoir été expulsé de son autre fief, se mit à la tête du parti gibelin, et prétendit à la tutelle du jeune roi, en vuedeserendre indépendant. Les nobles pactisaient avec les Gibelins, qui se montraient tour à tour arrogants et lâches, tandis que le peuple exécrait les Allemands, à tel point que les pèlerins decotte nation ne pouvaient traverser impunément le royaume pour se rendre en terre sainte.

Gauthierde Rrienne, mari de la fille ainée du roi Tancrède, laquelle avait été mise en liberté sur les instances du pape, prétendit s'emparer de Tarente et de Lecce ; mais Gauthier Paliaire, archevêque de Palerme et archichancelier, protesta contre cet acte arbitraire. Innocentexcommunialirienne, et, pour conserver dans son intégrité le patrimoine du roi pupille, il fut contraint

7g BOUZIÈME ÉPOQUE.

de recourir aux armes. La chance varia entre les combattants; enfin Markwald resta vainqueur, et il tint jusqu'à sa mort la Si-

™^- Cile assujettie.

Aussitôt que les princes allemands eurent appris la mort de Henri VI, ils refusèrent d'obéir au jeune Frédéric, ne se considérant pas comme obligés par le serment qu'ils lui avaient prêté avant son baptême. Le pape ne voulut pas les y contraindre, sentant bien que la dignité impériale n'était pas héréditaire de sa nature, et qu'il fallait un prince capable de tenir le timon dans des circonstances aussi difficiles. Philippe de Souabe, duc de Toscane, fils de Barberousse, qui, comme le plus proche de parent de

1298. Henri Vi, était dépositaire du sceptre, de répée,de la couronne, du globe et de la sainte lance, non content d'exercer la régence au nom de son neveu, se fit élire par les états de Souabe, de Saxe, de Bavière, de Frauconie, de Bohême, et couronner à Mayence; otiinn IV 'ï^^'s les Guelfes lui opposèrent Othon IV, fils de Henri le Lion, qui, 4 juillet, s'étant emparé d'Aix-la-Chapelle, s'y fit sacrer par l'archevêque de Cologne.

La décision fut remise au pape, qui exclut Frédéric, eu égard à son jeune âge; il blâma Philippe pour les vexations qu'il exerçait envers l'Église comme duc de Toscane, et parce qu'il retenait encore prisonniers l'évéque de Salerne et la famille royale de Tancrède; il fit l'éloge d'Othon, mais en déclarant qu'il lui paraissait élu par un trop petit nombre de suffrages. Les deux rivaux en appelèrent donc aux armes : Philippe se fit de nombreux partisans en prodiguant les biens de sa maison ; mais le pape se décida enfin, et envoya un légat pour excommunier Philippe, déclarant Othon empereur légitime.

Ce prince prêta serment en ces termes devant trois légats

jûiii'. pontificaux : « Moi, Othon, par la grâce de Dieu, je promets a et jure de protéger de tout mon pouvoir et de bonne foi le « seigneur pape Innocent, ses successeurs et l'Église romaine, « dans tous leurs domaines, fiefs et droits, tels qu'ils sont dé- « finis par les actes de plusieurs empereurs, depuis Louis le « Débonnaire jusqu'à nous; de ne pas les troubler dans ce qui « déjà leur est acquis ; de les aider dans ce qui leur reste à ac- « quérir, si le pape m'en donne l'ordre, quand je serai appelé « devant le siège apostolique pour y être couronné. En outre, « je prêterai mon bras a l'Eglise romaine pour défendre le ('. royaume de Sicile, en montrant au seigneur pape Innocent « obéissance et respect, ain;;i que les empereurs catholiques

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