‹ Histoire universelle (volume 3)Chapitre 93 sur 102 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

guerres privées sont réprimées ; les juridictions féodales, abolies ou limitées ; des associations d'arts et métiers s'établissent , et toutes les classes éprouvent une amélioration dans leur sort; l'existence devient plus aisée, plus honorable et plus morale : le clergé a pour lui la doctrine; la noblesse, l'honneur chevaleresque; le peuple, des franchises et l'industrie. La pensée tend à prendre un essor indépendant; la Bible est traduite et se propage; les allégories sont interprétées; la scholastique est battue en brèche, et sert de voile aux questions les plus hardies , jusqu'à celles qui attaquent l'autorité des papes et la divinité des sacrements. La poésie décoche ses traits contre les personnes et les choses les plus saintes ; la peinture se détache des types immuables pour s'adapter aux expressions mobiles et variées ; l'architecture élève ses flèches et ses dômes bien au-dessus des humbles habitations de l'homme et des constructions régulières des anciens; l'alchimie et l'astrologie franchissent les barrières du monde visible pour chercher des forces occultes, interroger les astres.

iNous approchons donc des temps nouveaux ; trois découvertes sont désormais nécessaires pour assurer les progrès de la civilisation contre de nouvelles invasions de barbares, et lui fournir les moyens de se répondre au loin, afln que l'élément qui fut d'abord la famille, puis lu tribu, puis le domaine des seigneurs, puis l'association des communes, devienne d'abord la nation pour constituer ensuite la civilisation de l'Europe et du monde.

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