CHAPITRE VI
FRANCE. — PHILIPPE LE BEL. — MMP1CB Tilt. — LES TEMPLIERS.
L'importance que l'empire germanique, dans les siècles précédents, avait sur les affaires de l'Europe, passe actuellement à la France, qui hérite aussi de ses guerres contre la papauté. Philippe III, dit le Hardi, eut la piété et la justice du saint roi son père, mais non son jugement et sa prudence. Il étendit cependant les possessions royales ; à la mort de son oncle Alphonse de Toulouse, il acquit son comté avec les droits suzerains sur Montpellier, Foix, le Quercy, Rodez, Narbonne, Béziers, Albi, Carcassone ; en outre, il réunit à la couronne le Poitou, l'Auvergne, une partie de la Saintonge et du Valentinois et la ville de Die, contrées appelées d'abord Provence et, à cette époque, Languedoc.
Martin IV ayant prononcé la déchéance de Pierre d'Aragon parce qu'il s'était emparé de la Sicile, Philippe accepta pour Charles de Valois, son fils, le royaume du prince espagnol, et se mit à la tète d'une croisade pour aller le conquérir ; mais son armée fut moissonnée par les maladies.
U eut pour successeur PhilippcjlV, dit Je Bel, âgé de dix-sept