CHARLES MARTEL ET SE$ FILS
Pépin d'Héristall avait ey d’Alpaïde un fils nommé Charles (Karl), qu'il avait déshérité, comme complice de l'assassinat de Grimoald. Plectrude, qui le savait vaillant et résolu, et craignant qu'il ne déjauêât ses projets, l’avait fait enfermer à Cologne ; mais, dès qu'il fut informé des dispositions hostiles des Austrasiens, ji] s'enfuit, et fut hientôt proclamé prince des Francs orientaux par les yassaux de son père et par les prinripaux seigneurs.
Charles, dont la main robuste savait faire usage de la francisque, ayant assailli les Frisons, qui s'avançaient sur Cologne, à l'instigatjion de Raghenfred, les mit en déroute; comme il élait inférieur en nombre, il ne put les empêcher de se joindre aux Neustriens qui assiégeaient cette ville ; mais il les harcela tellement qu'il les contraignit à se retirer; puis, ayant passé leg Ardennes avec des forcas plus considérables, il vainquit les Neustriens près de Vinoy, et soumit tout le pays jusqu'à la peine. [l fit proclamer roi d’Austrasie un prétendu Mérovingieo, qui prit le nom de Clataire IV, et mourut au bout de deux ans.
Une invasion des Saxons interrompit le cpurs de ses sucoès ; mais à peine Jes a-t-i] repoussés jusqu’au Weser, qu'il revient ; Plectrude lui ouvre les portes de Cologne, et lui livre les trésars dont la mort de Théodoald le laissait héritier, A Boissons, il défait de nouveau Raghenfred, prend Paris, et soumet Ja contrée jusqu'au nard de la Loire.
Les Aquitains, qui toujours regardèrent les Francs comme des étrangers, avaient combattu avec Baghenfred pour la dé-